Vélib’ : 720 audits par an réalisés pour votre confort et votre sécurité
vendredi 12 décembre

Vélib’ : 720 audits par an réalisés pour votre confort et votre sécurité

admin
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Jeudi 13 novembre, William de la Division des Déplacements en Libre-service de la Ville de Paris, et David, Responsable de Secteur Cyclocity chez JCDecaux, réalisaient un nouvel audit parmi les stations du réseau Vélib’ sur la sécurité et la propreté des stations et des vélos. Lors de leurs déplacements, ils contrôlent les critères 4 et 5 définis par la Ville de Paris dans le cadre du marché Vélib’ pour mesurer la qualité du service.

« Ces deux critères sont importants car ils permettent de contrôler physiquement l’état des stations et la disponibilité effective des vélos, au-delà de ce que nous pouvons vérifier à l’aide des outils informatiques » souligne Stéphane Thiebaut, Chef de la Division des Déplacements en Libre-service. « 60 stations sont auditées chaque mois dans différents quartiers de Paris et dans les 30 communes équipées de stations Vélib’. L’échantillon doit être le plus large possible, nous revenons aussi sur certaines zones dont les audits n’ont pas été satisfaisants » explique-t-il.

« La sécurité et le confort des usagers sont une priorité, c’est ce que nous vérifions avant tout lors de ces audits. Une grille d’évaluation est entièrement consacrée à la sureté des vélos » ajoute Stéphane Thiebaut. Un système de notation de zéro à vingt points a également été mis en place pour mesurer la propreté et la netteté des stations et des vélos.

Vingt points sont par exemple retirés pour un vélo indisponible à la location (une chaîne déraillée, un pneu à plat, une selle inutilisable, un pédalier cassé…).

Un itinéraire dévoilé le jour de l’audit

Le rendez-vous de l’audit est fixé la veille au soir ou le matin-même par les équipes de la Ville de Paris. « Je découvre l’adresse du rendez-vous à l’ouverture de mes e-mails en arrivant au bureau. Les stations sont indiquées au fur et à mesure de l’audit, qui se déroule sur une demi-journée. Nous ne nous limitons pas au lieu de rendez-vous, nous changeons de quartier voire de ville dans le cadre d’un même audit  » indique David. Un agent de la ville de Paris et un Responsable de secteur Cyclocity, chez JCDecaux, sont présents pour remplir les grilles d’évaluation, signées par chacun d’entre eux une fois l’audit de la station terminé.

 

Le 13 novembre dernier William et David se sont retrouvés Cours de Vincennes et ont commencé l’audit sur la station n°12015. William effectue alors un contrôle minutieux de la propreté et de la netteté de la station et des vélos. Il vérifie tout d’abord l’environnement, les déchets au sol (dans le cas présent, pour une station composée de 36 bornettes, comportant 2 déchets au sol, aucune pénalité n’est retenue (jusqu’à -6 points) et les amas de feuilles d’arbre (-3 points). William mesure l’empoussièrement sur le mobilier de la station à l’aide d’un « test chiffon » (de -1 à -4 points). La borne est inspectée dans le détail, du clavier au plan des stations (-2 à 5 points). L’état de l’écran, la mise à jour de la cartographie, la lisibilité du plan sont vérifiés. William fait également le tour des bornettes, contrôle le bon fonctionnement du système et des diodes.

La sécurité des usagers au cœur de l’audit

Côté vélos, tous les points de sécurité et de confort des usagers sont examinés : feux (-1 à 20 points), freins (-1 à 20 points), vitesses (-1), collier de selle, tension de chaine (-1,5), pression des pneumatiques (-1), absence d’antivol (-1,5 points), panier cassant et « blessant » (-2 points), roue déjantée (-20 points)… Sur la première station auditée, William relève par exemple un sticker sur la borne (-0,5) et un problème de positionnement de la sonnette (-0,5) pouvant être gênant pour l’utilisateur qui ne doit pas se coincer le doigt.

 

Sur la station suivante, n°12017, William constate un problème sur la pédale gauche d’un vélo. David utilise alors sa tablette pour bloquer le vélo en station et remonter à ses équipes le type de réparation à effectuer. Le vélo à acheminer en atelier est intégré dans le planning des équipes pour le lendemain. Un délai doit en effet être respecté pour la remise en état du vélo. Tout vélo inutilisable est bloqué immédiatement en station par le Responsable de Secteur Cyclocity.

Des points d’amélioration mis en exergue lors des audits

La tournée se termine sur la station n°12114. Suivant le nombre de vélos disponibles, 3 à 5 stations en moyenne sont auditées, avec un maximum de 10 vélos contrôlés par station. « Au retour de l’audit, je fais un point avec mon équipe sur ce qui a été relevé. Ces audits sont le reflet de notre travail, c’est important d’échanger ensuite sur les points positifs et les points d’amélioration à apporter afin d’être le plus réactif possible» souligne David.

 

Lors de cet audit, des paniers cassés et pneus dégonflés ont principalement été relevés. « En 2013 près de 60 000 crevaisons ont été réparées par les techniciens cycles itinérants en station, c’est la principale cause d’indisponibilité des vélos. D’ailleurs, les défauts relevés sont liés à l’usage intensif des vélos, tels que des chaînes déraillées ou des pneus dégonflés, chaque vélo est loué en moyenne plus de 5 fois par jour. Depuis le lancement du service, les résultats des audits ont progressé à l’image de la qualité des vélos et des stations, dans le même temps les contrôles réalisés sont de plus en plus fins » explique Antoine Gey, Directeur de l’Exploitation Vélib’.

« Le standard du Vélib’ a beaucoup évolué depuis le lancement du service. Ces audits ont permis de mettre en exergue les casses récurrentes et d’étudier les points d’amélioration. Ils confirment également ce que le Comité des usagers nous remonte, c’est le cas par exemple pour le collier de selle en cours de remplacement » conclut Stéphane Thiebaut.

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Les derniers commentaires

fab dit :

MARRE de se faire racketter de 5 € pour changer une carte d’abonnement annuel défectueuse au bout de 6 mois.
MARRE de se faire ponctionner 1€ à l’expiration de sa carte bleue
MARRE d’avoir des opérateurs formatés comme des distributeurs mécaniques
MARRE de manquer de vélos dans les stations considérées « station de montagne »

simon dit :

Bonjour,
je reviens sur la signalisation des problèmes.
Une petite appli ca serait sympa, je ne prendrai pas la peine d appeler … c est deja possible a la defense via DEFACTO ou sur Paris pour le mobilier collectif
merci d avance

Mathieu_exCO dit :

@Julliot Sébastien
Il n’y a pas 1800 mais 1229 stations, mais je suis d’accord que l’audit rapide de 720 vélos par an reste assez peu représentatif (difficile de détecter par exemple un problème de freinage, un mauvais passage des vitesses).

Le comité des usagers 2010-2012 avait proposé que les usagers puissent remonter directement les problèmes sur les vélos, cette idée a été rejetée par JCDecaux, qui invoque le coût de développement d’une telle fonctionnalité, une maintenance déjà suffisante (chaque station serait visitée au moins tous les 2 jours et demi), et le risque de faux signalements. Sachant que le mauvais état des vélos peut provoquer des blessures graves (c’est déjà arrivé à plusieurs reprises), il est dommage de se priver de ces remontées de terrain. Un tel système existe déjà sur les systèmes de type Bixi (Montréal, New York, Londres, Boston, Washington…), où l’usager peut déclarer que le vélo qu’il vient de restituer a un problème d’un simple appui sur un bouton prévu à cet effet sur la bornette (il ne peut par contre pas spécifier le problème rencontré).

Merci aux équipes du blog pour un de ces rares articles qui concernent le service Vélib’. Serait-il possible de diffuser les résultats détaillés de ces audits ? Qu’est-il advenu du comité des usagers ?

Julliot Sébastien dit :

Ces audits sont une très bonne chose, mais restent très restreints en nombre. 720 par an c’est beaucoup en absolu, mais peu quand on compare au nombre de stations (1800 !)

Serait-il envisageable de permettre aux utilisateurs eux mêmes, via une application par exemple, de signaler les vélos défectueux ? Sur l’application vélib on peut déjà avoir le récapitulatif de la dernière cours. Il ne devrait pas être trop dur de permettre le signalement d’une anomalie via un bouton supplémentaire. Idéalement en en précisant la nature: bloquante (une anomalie qui empêche de circuler comme un pneu crevé, une pédale en moins, des freins inexistants) ou non bloquante (roue légèrement voilée, plus de caoutchouc sur le guidon, manque d’huile …)

MAYNENG J-Michel dit :

Bonjour,
Le plus important reproche à faire sur les vélib’, se sont les freins qui ne ne freinent pas suffisamment. Ensuite il y a pas mal de stations, qui ne sont pas dotés de vélos, surtout celles en périphérie de Paris. Par exemple celle de l’avenue Courteline n’en possède que très peu souvent.
Ensuite la dégradation des vélos, cette même station il y a beaucoup de vandalisme provenant de jeunes enfants entre 10 et 15 ans. Deux fois ce mois ci j’ai « empêché » des jeunes de type malien de casser le système de retenu du vélo, la deuxième fois il s’agissait de jeunes de 11 ou 12 ans de couleurs qui m’ont injurier comme cela n’est pas possible. Il y a une vingtaine d’années je leur aurais tout simplement mis une bonne gifle et le problème aurait été réglé, mais maintenant cette racaille se crois tout permis et l’on ne peut rien faire !!! pauvre France.
Et cette dégradation est, a cette station quotidienne, les jeunes enlèvent les poignées caoutchouc pour jouer comme avec des balles, cassent systématiquement les feux rouges arrières.
Et ainsi cette station n’a plus de vélo.
Nous sommes dans Paris et il y a encore moins de 10 ans ce quartier était considéré comme « chic » mais cela a énormément changé.
J-M MAYNENG, 1 avenue Courteline 75012 PARIS

nollet dit :

pour améliorer la pratique du velib a paris, et surtout pour plus de sécurité et de prévention inciter les automobiliste a respecter les personnes en vélos ….

Site Officiel Vélib
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