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Les 5 initiatives anti-pollution de Paris
mardi 13 mai

Les 5 initiatives anti-pollution de Paris

Rachel
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Pour lutter contre la pollution la ville de Paris souhaite adopter un plan anti-pollution visant à améliorer la prévention et les mesures d’urgence. C’est Christophe Najdovski, adjoint chargé des transports d’Anne Hidalgo, qui se chargera de présenter et défendre ces 5 initiatives devant le conseil de Paris la semaine prochaine.

1 – Le premier point concernera les voitures. En début du pic, Christophe Najdovski propose d’inciter les véhicules à rester stationnés, en mettant en place la gratuité du stationnement résidentiel lorsque le seuil d’information 50 mµ de particules fines/m3 d’air est dépassé. Comme on a pu l’expérimenter au dernier pic de pollution fin mars, les Vélib’ et Autolib’ seront gratuits au deuxième jour de ce seuil. Une mesure qui a fait ses preuves puisque ces deux modes de transports ont vu leur utilisation augmenter de 30 à 40% par rapport à une journée normale.

2 – Jugée trop tardive par les experts lors du pic de mars, la circulation alternée devra être mise en place dès la première alerte. Une fois que les plaques paires ou impaires sont informées, la gratuité du transport en commun pourra être elle aussi installée.

3 – Le grand changement : on pourrait dire adieu au bus carburant au diesel ! Alors que Pierre Mongin (président de la RATP) a fixé la date de la sortie du diesel à 2025, Christophe Najdovski souhaite avancer l’échéance à 2020.

4 – L’au revoir du diesel concernera également les habitants ! Pour les inciter à opter pour un véhicule plus écolo, des mesures d’accompagnement financières seront proposées aux professionnels, tandis que les Parisiens se verront offrir un an de transport gratuit.

5 – Le dossier ZAPA, zone d’action prioritaire pour l’air, apparu dans la loi pour l’environnement de 2010, pourrait bien refaire surface. Ce dispositif a pour but de mettre en lumière les secteurs où la circulation des véhicules polluants pourrait être limitée, et même interdite. Sur le schéma ci-dessous, on voit par exemple les différents quartiers les plus touchés par la pollution, comme les Grands Boulevards, la rue de Rivoli, la place de la Bastille ou la place de la République.

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Les derniers commentaires

EmmaB dit :

Oui, oui, faites vite cela que l on soit tranquillisé de vivre dans la plus belle ville du monde !
Que des encouragements

Mathieu_exCO dit :

Ah j’oubliais, dans le point 1 : « Une mesure qui a fait ses preuves puisque ces deux modes de transports ont vu leur utilisation augmenter de 30 à 40% par rapport à une journée normale. »

Concernant Vélib’, c’est faux : l’augmentation n’a été que de 5,8% le premier jour par rapport à une journée comparable (notamment en termes de conditions climatiques), et fut plus faible ensuite.

proze0864 dit :

Je ne vois rien de trés innovant, c’est même décevant… Quid a +2, +5, +7, +10 ans ? Et quid des resultats attendus en pollution de l’air et pollution sonore au quotidien ?

VelibAlesia dit :

L’écologie n’est décidément pas une priorité pour notre nouvelle maire. Elle propose des mesures de court terme visant à résoudre des situations de crise qui sont probablement jugés se produire ponctuellement.
De grâce, proposez-nous aussi des solutions de non seulement de long terme mais aussi limitant la pollution chronique: taxation des véhicules les plus polluants (4*4, diesels, grosses cylindrés), développement des pistes cyclables et autres solutions alternatives, baisse généralisée de la vitesse de circulation en ville, aménagement de parkings vélo sécurisés à proximité des transports en commun.
Je m’étonne encore qu’il n’y ait aucune piste cyclable sur les Champs Elysées (et ses prolongements), axe emblématique de notre ville et surtout axe incontournable pour qui veut aller travailler à la Défense en vélo!

Jury lise dit :

Bonjour,

très très bonnes décisions!!

On pourrait rajouter l’interdiction d’accès dans la capitale aux cars de tourisme. De Rome à Berlin en passant par Londres ou Sienne, tous les grandes villes européennes ont déjà refusé ou réglementé l’accès à leur centre ville. On pourrait imaginer que les cars de tourisme se garent au parking de la porte d’aubervilliers qui est immense et toujours vide et que des navettes électriques les conduiront aux grands lieux touristiques.

https://www.google.fr/maps/place/192S+Rue+d'Aubervilliers/@48.89731,2.370561,3a,90y,296.72h,96.26t/data=!3m4!1e1!3m2!1sYrBiWMdnmMoHlkqwYff1qg!2e0!4m2!3m1!1s0x47e66c2a9f4a475b:0xacbd266fb5e0d0f0!6m1!1e1

Ca permettrait de réduire les gaz d’échappement et de réduire les bouchons, notamment quand ces cars énormes créent un bouchon juste parce qu’ils veulent tourner à droite et qu’ils bloquent toute la rue (genre à Place de Clichy, ils créent chaque jour entre 17h et 20h un bouchon de plusieurs kilomètres)

Mathieu_exCO dit :

Bonjour,

1) le seuil d’information n’est pas de « 50 mµ de particules fines/m3 », mais de 50 microgrammes par mètre cube, ce qui s’écrit 50 µg / m³

2) La mise en place de la gratuité du transport en commun lors de la circulation alternée n’est pas une possibilité, mais une obligation légale, comme défini à l’article L223-2 du code de l’environnement.

3) Il y a plusieurs bus carburant au diesel, on pourrait donc dire adieux « aux bus carburant au diesel », et non « au bus carburant au diesel ». Toutefois, le matériel de la RATP relève de la compétence du STIF, non de la ville de Paris. D’autre part, les représentants PS et UMP de la ville de Paris au STIF ont voté en février 2013 une résolution visant à l’achat de 289 bus carburant exclusivement au diesel, livrés en 2013 et 2014 : les bus ayant une durée de vie d’environ 10 à 15 ans, on ne peut que s’étonner du souhait de la ville de Paris de les voir retirés de la circulation alors qu’ils ne seront qu’à moitié amortis. Enfin, les quelques autres bus commandés sont pour la plupart hybrides diesel/électricité, on ne dira donc pas adieu aux bus carburant au diesel en 2020.

4) C’est l’accompagnement qui est financier, pas les mesures, on écrit donc « des mesures d’accompagnement financier ». Sur le fond, j’ai du mal à comprendre pourquoi un parisien qui se débarasserait de sa voiture pourrait bénéficier d’un an de transport gratuit (d’une valeur de plus de 700€), alors que ceux qui n’ont aujourd’hui pas de voiture n’ont droit à… rien.

5) Peut-être aurait-il été bon d’indiquer le nom du titulaire des droits de cette infographie ? Je me demande si le journal Le Parisien autorise que l’on reprenne ses travaux sans même le mentionner comme auteur.

Site Officiel Vélib
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