Aller au boulot en vélo : que des avantages !
mercredi 5 février

Aller au boulot en vélo : que des avantages !

Marion
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Une étude publiée en décembre 2013 s’est penchée sur l’intérêt de promouvoir en France le vélo pour les déplacements domicile – travail dans l’hypothèse où une indemnité kilométrique serait mise en place. Bilan : quel que soit le scénario de développement examiné, les résultats sont bénéfiques en termes d’impact sur la santé, sur l’Environnement et même en termes d’économies réalisées.

La Coordination Interministérielle pour le Développement de l’Usage du Vélo (CIDUV), qui réfléchit aux mesures d’incitation fiscales à même de multiplier l’usage du vélo pour se rendre au travail, a souhaité qu’on étudie,  à l’échelon national, à la fois les bénéfices (bienfaits de l’activité physique, réduction de la pollution, des gaz à effet de serre) et les risques (exposition individuelle à la pollution, aux accidents) liés à un tel développement. Première remarque, l’idée qu’on aille au boulot en vélo en France n’est pas farfelue, contrairement à ce que l’on imagine.

Le trajet moyen à réaliser n’est que de 3,5km

Les déplacements domicile-travail sont en moyenne de 3,5km par trajet et, plus généralement, près de  la  moitié  des  déplacements  en  France,  tous  modes  et  motifs confondus, font moins de 4 km. Pour la voiture, ce sont 37% des déplacements qui font moins de 4km ! Pour donner un ordre de grandeur, la rue de Vaugirard, la plus longue de Paris, mesure 4,3 km…  Des distances facilement réalisables en vélo par tout un chacun si tant est qu’on ait des routes et rues qui s’y prêtent.

Pour tout français qui va au travail à vélo au lieu d’utiliser les transports ou un véhicule motorisé, l’étude suppose qu’il réalisera 200 jours par an deux trajets de 3,5km (un aller et un retour) soit 1400 km annuels (ça motive, non ?). Plusieurs scénarios ont alors été détaillés en fonction de l’augmentation envisageable de la pratique du vélo pour aller au boulot mais aussi des reports modaux (quel mode de déplacement est abandonné au profit du vélo) et des types de territoires (zone urbaine, périurbaine ou rurale). Les scénarios envisagés sont jugés réalistes car « ils ne requièrent pas un « effort » individuel conséquent puisqu’ils sont fondés sur des distances à parcourir identiques à celles constatées aujourd’hui » soulignent les auteurs.

Des scénarios « réalistes »

On estime que la part modale des déplacements domicile-travail à vélo pour 2014 sera de 2,4% en France si rien de plus n’est fait nationalement pour inciter à développer cette pratique. En supposant qu’une incitation soit mise en place, le scénario bas pose le principe de 25% d’augmentation soit une part modale passant de 2,4 à 3%. Cela représenterait  200 millions de kilomètres supplémentaires parcourus à vélo et 143 000 nouveaux cyclistes « navetteurs », entendez  qui font la navette pour aller et repartir du travail. Le scénario médian suppose 50% d’augmentation de la part modale soit 3,6%, 400 000 millions de km et 286 000 « navetteurs » supplémentaires. Le scénario haut est plus ambitieux et suppose une augmentation de 100%, c’est-à-dire un doublement de la part modale pour atteindre 4,8% soit 800 millions de kilomètres et 572 000 nouveaux « navetteurs ».

Le vélo, bon pour la santé

Quel que soit le scénario, il y a un « bénéfice très important essentiellement dû aux bénéfices de l’activité physique qui l’emportent largement, à la fois sur les autres bénéfices et sur l’ensemble des risques » concluent les auteurs. Si on ne prend que le scénario médian,  149 décès anticipés seraient évités contre 5 décès supplémentaires  qui pourraient être attribués à la pratique du vélo. La mortalité évitée est trente fois plus importante ! Et je rappelle que les 5 décès supplémentaires de cyclistes estimés sont à rapporter aux 286 000 « navetteurs » supplémentaires. De quoi donner envie d’aller au boulot à vélo !

Bien sûr, on peut dire que ce bénéfice santé du vélo existerait aussi avec une autre activité physique mais celle-ci a l’avantage non négligeable d’être quotidienne. « La pratique régulière du vélo permet de réduire le risque de mortalité de 28% » rappellent les auteurs… La réduction des risques est avérée et chiffrée pour les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les cancers du sein et du colon sans compter « les effets positifs sur l’hypertension, la dépression, le surpoids  et  l’obésité,  etc. ». Toujours avec ce scénario médian, on éviterait 263 affections de longue durée, 283 hospitalisations et plus de 185 000 personnes seraient soumises à un stress moindre en enfourchant un vélo plutôt qu’en choisissant un autre mode de déplacement pour aller bosser ! « Quel que soit le scénario, le bilan économique sanitaire est toujours positif » insistent les auteurs.

Les risques créés sont faibles

Les auteurs ont également analysé les risques de surexposition à la pollution et concluent que « ces risques sont très faibles comparés aux bénéfices de l’activité physique » avec une « augmentation du risque » de décès lié à la pollution de « 0,4% maximum contre une diminution de 28% » du risque d’un décès anticipé « grâce à l’activité physique » liée au vélo. Je rappelle par ailleurs que dans les zones urbaines, il a été prouvé que c’est dans sa voiture qu’on est le plus exposé aux pots d’échappements.  Le système de ventilation aspire les gaz d’échappement qui s’accumulent dans l’habitacle…

Du côté des risques d’accidents supplémentaires, il est intéressant de noter que l’augmentation du nombre de cyclistes fait diminuer le nombre global d’accidents. En effet, le nombre « d’accidents de la route en milieu urbain dépend essentiellement du volume de circulation motorisée » notent les auteurs. Ainsi, plus les gens abandonnent un véhicule motorisé au profit du vélo, plus le nombre de victimes d’accidents, de piétons, d’automobilistes et d’usagers de deux-roues diminue. Ils précisent même que « l’étude montre une quasi-compensation » à partir de 50% d’augmentation des déplacements c’est-à-dire le scénario médian où la part modale du vélo atteint 3,6%. Autrement dit, une fois encore, l’augmentation du nombre de cycliste réduit le nombre d’accidents. Enfin sur la qualité de l’air, l’étude note que « au regard des émissions totales de gaz à effet de serre et de particules en France, les émissions évitées sont très faibles » mais ajoutent que « tout baisse des kilomètres parcourus en voiture au profit du vélo est bénéfique pour la qualité de l’air ». L’usage du vélo ne résoudra pas tout mais peut y contribuer.Et les auteurs de plaider en faveur d’une politique pro-vélo : les itinéraires cyclables continus ont « un impact immédiat sur les kilomètres parcourus ».

Réduire les inégalités

Un dernier point de l’étude m’a semblé très intéressant : « favoriser les  déplacements  domicile-travail  à  vélo,  avec  des  choix  politiques  soutenus, particulièrement en termes d’incitations ou d’aménagements, permettrait de participer à la réduction des inégalités de santé ». Les ménages les moins aisés réalisent ainsi des économies sur les coûts de transport et voient leurs espérances de vie augmenter (un homme de 35 ans a 27 % de risque de mourir avant 70 ans s’il est ouvrier et 13 % s’il est cadre). C’est d’autant plus intéressant que « 16  %  de  la  population  métropolitaine  déclare  avoir  renoncé  à  des  soins  pour  des  raisons financières ». Dernier avantage, dans l’accès à l’emploi notamment, « développer des itinéraires continus cyclistes pour desservir les zones péri-urbaine ou rurale permettrait également une augmentation de l’accès à la mobilité, pour les plus jeunes en particulier ».

On peut espérer que Vélib’ y contribue encore un peu plus, à son échelle bien sûr ! Nationalement, La Coordination Interministérielle pour le Développement de l’Usage du Vélo avait rendu en décembre un autre rapport en faveur de l’instauration d’une indemnité kilométrique vélo. Si certains employeurs prennent en charge tout ou partie des abonnements Vélib’, les dispositifs financiers se limitent aujourd’hui trop souvent à une participation de l’employeur aux coûts liés à l’usage des transports en commun, de la voiture et des deux-roues motorisés.

Alors, en 2014 le Vélib’ remboursé voire prescrit par la Sécu ???

Pour voir l’étude en entier : http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=36370

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Les derniers commentaires

Mathieu_exCO dit :

@Yuri Loic
Tu te permets plutôt de venir faire de la pub, non ?

Yuri Loic dit :

Bonjour, je me permets de commenter suites aux commentaires précédents. C’est vrai que le vélo que ce soit un vélo classique ou un velo electrique ne peut pas être pratique en tout point. Par contre, pour moi c’est une question d’utilisation et d’habitude.
Franchement, aucun transport ne marchera si on est déjà tout stressé à l’idée d’en utiliser un. Pourquoi ne serait-ce pas intéressant pour ceux qui savent à quelle heure ils doivent arriver à une destination. Et je pense qu’un habitué d’un trajet peut bien estimer le nombre d’heure qu’il lui faut par jours selon le jour avant de partir de chez lui et de prendre ou non un vélo.

jipel dit :

Je suis entièrement d’accord avec le commentaire de polly en tout point !
En vélo sans doute mais certainement avec velib !!!!
J’ai plus de chance d’arriver à l’heure en métro…c’est dire !
comment une bonne idée au départ est sabordé par un manque évident de professionnalisme…
merci Decaux et à la mairie !

Polly dit :

Pas d’accord DU TOUT !!
Les déplacements à vélib sont réservés aux gens qui n’ont aucune contrainte horaire, aux bienheureux flâneurs…
Sinon, tu vas chercher ton vélo à la borne pour partir… Y en a plus !
Tu arrives, tu veux le reposer : Y a plus de place !
Et je ne vous parle pas de l’horreur si vous devez changer de monture en cours de trajet !
Bref non et re-non : Vélib n’est pas DU TOUT un moyen de transport adapté aux gens qui travaillent, qui ont des rendez-vous, qui doivent être à l’heure.

Lut dit :

Je suis allé bosser à La Madeleine hier, toutes les stations étaient pleines dans le quartier. Pas de place !
Pour en faire un outil pro, il faut un service pro. FAITES DONC LA REGULATION, mille sabords !! Les politiques sabotent le vélib en laissant faire.

Stéphanie dit :

En réponse à Anne sur les vélos volés et les problème de stockage, je comprends très bien le problème, il faut vraiment investir dans du cadenas haute sécurité et changer le système installée sur les roues et selles (y’a des kits antivols à environs 15€) pour être tranquille; j’ai compris la leçon à force de me faire couper les cadenas et perdu une roue avant en pleine journée). Maintenant je suis tranquille.

Par ailleurs, la Mairie de Paris incite les propriétaires pour la mise en place de structure à l’intérieur des cours d’immeuble pour les vélos et donc donner l’envie au gens de passer en « mode vélo »; le problème que je rencontre à titre personnel, c’est que je dispose d’une cour d’immeuble et nous sommes 5 locataires à en profiter pour y garer nos vélos; je précise que ceux-ci ne gênent personnes, que les autres voisins n’ont rien contre mais malheureusement depuis deux ans maintenant c’est la guère avec notre propriétaire qui du jour au lendemain a décidé qu’il ne voulait plus de vélo dans la cour en s’appuyant sur le fait qu’il y’a un parking à vélo à deux pas de l’immeuble (mais malheureusement toujours blindés; d’ailleurs il n’y’a pas assez de parking vélo dans Paris, les scoots en disposent de beaucoup plus c’est pas normal);
On a beau chercher, nous n’avons aucun recours contre ce problème, à part lui tenir tête et continuer de mettre nos vélos dans la cour. Nous lui avons même proposer d’acheter un râtelier pour ranger les vélos de façon « plus esthétique » mais rien n’y fait!
Peut-on envoyer un courrier à la Mairie de Paris, à un service précis?
Ne faudrait-il pas obliger les propriétaires à accepter les vélos dans les cours d’immeuble quand cela ne pose pas de problème de passage, de sécurité, etc…?

Stéphanie dit :

à titre personnel j’ai opté pour le vélib la première année de mise en service pour « tester » la circulation parisienne en vélo; j’ai vite accepter ce mode de transport mais pour des raisons pratiques j’ai préféré opter pour l’achat d’un vélo personnel; le premier je l’ai payé dans les 150€ et j’avais régulièrement des problèmes dessus, j’ai donc carrément investi dans un bon vélo (500€); certes il est cher à l’achat mais regardez le prix de votre abonnement Navigo à l’année (même si votre patron en paye la moitié)! En seulement 10 mois j’avais rentabilisé mon achat et donc maintenant à part une crevaison 1 ou 2 fois par an et renouvellement de freins, il ne me coûte rien;
Le vélib a réellement ses limites, sur mon trajet domiicle/travail j’avais des problèmes quasi un jour sur deux: plus de places ou plus de vélo, ou mauvaises surprises en court de trajet, de quoi péter un câble!!!
Avec mes trajets boulot et loisirs je tourne à environ 350km par mois; c’est vraiment un mode de transport dont on devient accro! qu’il est difficile de reprendre le métro après! (lors de très mauvais temps ou très grands froids).
Bref si vous pouvez, investissez dans un bon vélo et deux bon cadenas et arrêtez de nous polluer la vie, dans tous les sens du terme, avec vos engins motorisés! et pourquoi pas un vélo électrique plutôt qu’un scooter par exemple? vous gagnerez le droit de circuler dans les couloirs de bus!

Olivier dit :

Vous en avez bien de la chance d’être aussi nombreux à utiliser le vélib pour aller au travail. Pour ma part, j’y ai renoncé. A la lecture de ce site, il semble que je ne suis pas le seul.

Emmanuelle -ex co dit :

Olivier nous sommes nombreux à prendre le vélib pour aller au travail. Il suffit de regarder dans la rue vers 8h30/9h ce sont des dizaines de cyclistes voire plus qu’on croise en vélib.
Les flux de vélib ont lieu essentiellement sur les horaires de trajet domicile travail. Donc arrêtons de dire que ce n’est que la balade
Ok il y a aussi beaucoup de trajets le week-end et tant mieux.
Je comprends la frustration d’Antoine. Pour observer depuis 4 ans les flux de régulation et de transmettre des préconisations à JCD il y a encore une petite marge de progression 😉
Les stations dans le quartier que vous citez ne sont pas systématiquement vidées et certains matins c’est assez dramatique.
Je suis également confrontée à ce problème dans le quartier grands boulevards.
Je rale aussi car pendant ce temps là on va délester des quartiers d’habitation du 11e. Je ne perds pas espoir qu’un jour les régulateurs reçoivent et ou entendent la remarque.
Il y a déjà de nombreuses anomalies en moins (cf des CR du 1er comité usagers vélib) et je continuerai de me manifester pour que celles qui persistent, disparaissent un jour.

Olivier dit :

Notez bien que le titre de l’article parle d’aller bosser en Vélo. Le Vélib étant plus orienté tourisme et ballade, manifestement…

Antoine dit :

Quelle vaste blague! En dehors des jours de pluie, il est impossible de trouver une place de Velib le matin dans le quartier Chaussée d’antin. Les 10 stations alentours sont SYSTEMATIQUEMENT pleines… Il faut aller a plus de 15 minutes de marche pour en trouver une… A quand une réponse officielle sur la régulation des stations? En attendant, arrêtez SVP votre hypocrisie de dire que c’est intéressant d’aller bosser en velib, on ne trouve tout simplement pas de places.

Anne dit :

Le vélib c’est top, mais en effet, pas pour aller bosser à heure fixe. Je l’ai délaissé après 3-4ans de bons services pour un vélo acheté sur le bon coin pour aller bosser en banlieue (6.5km, je défonçais leurs stats!) et c’était top… notamment car je pouvais le laisser dans un lieu sûr.

Aujourd’hui j’ai changé de boulot et j’ai laché l’affaire car le tram est ultra concurentiel en terme de durée et surtout je n’ai pas d’endroit où le stocker et trop peur de me le faire tirer.

D’ailleurs j’ai le même problème chez moi: n’ayant pas de local à vélo, je le monte sur les 5étages (sans ascenseur) pour le laisser sur mon balcon. Certes ça fait de l’activité physique, mais c’est vraiment pénible.

Bref, j’adore l’élan de cet article, donc en conclusion: construisons des infrastructures routières pour les cyclistes, et je rajouterai: pénalisons les voleurs plus sévèrement, et surtout mettons au point des systèmes de stockage sûrs un peu partout dans Paris. Y a vraiment un truc à faire! (surtout quand on sait que certains ont des budgets vélos volés, je pense qu’on serait tous d’accord pour investir cet argent dans une solution efficace)

Alain dit :

Tous les jours j’utilise Vélib’ pour me rendre à mon travail et ce n’est pas une sinécure de trouver un vélo dans le secteur Montparnasse. Je dois faire TROP SOUVENT 3 ou 4 stations avant d’en avoir un disponible. Résultat: 10mn de perdues. Tout à fait d’accord pour encourager l’utilisation du vélo en ville, encore faut il que le dispositif d’approvisionnement des stations soit efficace pour inciter les utilisateurs potentiels d’y recourir.

Anonyme dit :

Moi je suis pour interdire la voiture à Paris ! Sauf pour les transports en commun (dont taxis) et, éventuellement, les livraisons. Les personnes à mobilité réduite auront droit au taxi gratuit ! Votez pour moi !

SJ dit :

avec vous, chers travailleurs en vélos, vous remplissez les stations du centre de Paris le matin, et vous les videz le soir. Résultat : je ne peux plus utiliser de vélib en journée car je ne trouve jamais de places en milieu de journée !
et c’est systématique : essayez de vous garer vers le musée d’Orsay à midi… sans parler du Marais (BHV) etc.
De plus, l’appli. qui marchait bien avant, m’indique des choses aberrantes par rapport à la réalité une fois arrivée sur place…
L’idée Vélib est géniale, la pratique… beaucoup moins !

Vive Paris dit :

Par pitié, faites >> LA REGULATION !!! << Elle n'a jamais été faite, depuis le début. J'ai essayé le Vélib pour les RV du boulot, eh bien je devais prendre 20mn d'avance pour trouver une place à l'arrivée, autant prendre le métro.
Pourtant, les panneaux de pub marchent très bien – Decaux sait faire, pourquoi la mairie laisse-t-elle vélib passer pour un gadget ?

Anne dit :

Pour ce qui est de la pratique vélo, mon plus gros frein et celui de pas mal de personnes de mon entourage est le problème du stockage quand on est à destination en raison du risque important de vol du vélo ou des pièces du vélos

j’ai un copain qui se fait voler son vélo tous les ans (il a un budget vol) et une amie qui se rendait tous les jours au travail à vélo a arrêté au 3è vélo volé … bref, ça refroidit les plus mordus.

de mon côté, quand on peut planquer son vélo dans son bureau c’est super, mais le jour où tout le monde a fait ça, l’entreprise a dit « tous les vélo dehors » acheté des arceaux mal adaptés aux vélos (ça sentait le 1er prix), mis en plus l’équipement derrière l’entrepôt, donc sans surveillance et à l’abri des regards pour les malfrats

Anne dit :

Bonjour , habitant en banlieue, je n’ai pas de soucis à pratiquer le vélo.
Quand elles sont nécessaires (ce qui est peu souvent le cas car , sauf exceptions de gros noeuds routiers , on peut rouler partout ) Je préfère les bandes cyclables au pistes de beaucoup: – On ne va pas mettre des pistes cyclables partout tout simplement car il faut la place, Elles sont souvent pas entretenues, Quand elles sont faites, on ne peut plus rouler dessus (piétons, poussettes, chiens, coureurs à pied) et si on a le malheur de prendre la chaussée car la piste est impraticable, on se fait insulter par les automobilistes, De plus, certaines communes se gargarisent de leur piste souvent mal conçues malgré les indications Certu car conçues par des qui ne pratiquent pas le vélo ou considèrent le cycliste comme un piéton potentiel (qui met pied à terre tous les mètres), enfin, le jour où s’arrête la piste et que l’on retrouve les voitures habituées à ne plus avoir de vélo, c’est la cata au niveau cohabitation ….
donc je suis de l’avis de l’article plus il y a des vélo, moins il y a d’accident, les voitures cohabitent avec les vélo et arrêtons avec ces pistes qui nous compliquent parfois plus la vie qu’elles ne nous la facilitent

tom4 ex co dit :

Sandrine, au lieu de raler, posez vous les bonnes questions:
– êtes vous en sucre?
– avez vous un sac ?
– connaissez vous les sacoches?
– savez vous que le vélib à un panier?

en janvier, j’ai effectué environ 90% de mes trajet retour en vélib.
le vélib a cet avantage qu’il vous permet de partir en transport en commun et de revenir en vélo.
sinon, il existe des biporteur, triporteur, des vélos avec des paniers, des sacoches, des remorques, etc etc

bref, quand on veut, on peut 🙂

tom4

Sandrine dit :

Il faudrait ôter des 200 jours les jours de mauvais temps et ceux pour lesquels le trajet en véhicule est l’occasion de courses ou autre utilisation (aller chercher un enfant par ex).
Quant à la possibilité et l’agrément d’arriver transpirant et/ou en tenue de sport au travail…
Des équations bien théoriques que tout cela.

Anne dit :

J’aimerais bien aller en vélib à mon travail, mais les bornes de mon quartier sont désespérement vides le matin, malgré la « promesse » de service vélib de moins de 5 min pour trouver un vélo dispo…

francois dit :

Hey beh, nous en sommes réduit a espérer qu’entre 3% et 4,8% des actifs parcourent les misérables 3,5 km qui les séparent du boulot …

Nous manquons définitivement d’ambition.

laurent dit :

point de vue santé, je suis pour le moins surpris. Compte tenu que la ville de Paris ne respecte pas les limites de la pollution par particules cancérigènes (diesel) et que les médecins déconseillent fortement de faire des efforts dans la pollution, je suis vraiment perplexe sur le bénéfice. C’est l’OMS qui a reconnu que ces particules sont cancérigènes après des années d’atermoiement et c’est l’UE qui fixe les seuils limites que Paris ne respecte pas. en tout cas, à chaque fois que j’ai fait un trajet de 45mn pour aller au travail, au bout de 30mns dans la pollution, j’ai les yeux qui commencent à rougir et j’ai les musqueuses des narines enflammés. Mon ORL me dit que c’est dû à la pollution. On aimerait qu’il soit fait quelque chose à ce sujet.

nicole dit :

Bonjour,
Je suis adepte du vélo.
Mais, en banlieue, le transport en vélo est impossible . Les politiques vont-elles évoluer dans le sens de la création de pistes cyclables réelles ?
Mon transport quotidien : 1 Heure le matin/ 1 Heure le soir …
A bientot pour de bonnes nouvelles : le transport parisien vraiment agréable, facile, peu cher,propre, fiable…

JOYE Nicole dit :

Une proposition pour ceux qui se rendent au travail avec leur propre vélo : donner une indemnité pour l’achat du vélo (cf Pays-Bas)

tom4 ex co dit :

Merci pour cet article

tom4

Mathieu_exCO dit :

Merci Marion pour cet article argumenté en faveur du vélo ! On aimerait voir plus souvent sur ce blog des articles comme ça 🙂

Il est dommage que Vélib’ ne se voie plus comme un moyen de transport, comme il le clamait dans ses communiqués de lancement, et ne soit aujourd’hui pas une solution fiable pour effectuer des déplacements à vélo dans une partie non négligeable de Paris 🙁

Site Officiel Vélib
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