Une nouvelle utilisation de l’open data Vélib’
lundi 3 février

Une nouvelle utilisation de l’open data Vélib’

admin
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Dévoilé pour permettre aux développeurs qui le souhaitent de concevoir des services à valeur ajoutée, l’open data de Vélib’ mis en place au printemps donne des idées à certains.

Pourquoi ne pas utiliser ces données pour représenter le nombre de Vélib’ parcourant chaque artère tous les mois ? Grâce à Open Trip Planner, Etienne Côme, auteur du site comeetie.fr, a réussi à établir une carte répondant à cette problématique. Ce n’est pas la première fois que des chercheurs s’attellent à cette tâche puisqu’une telle stratégie a déjà été employée à Londres et ça donne ça :

 

Les lignes jaunes épaisses représentent les trajets les plus nombreux.

Pour la version parisienne, Etienne Côme a étendu l’outil d’analyse batch d’otp pour y inclure une fonction permettant de transformer une matrice origines/destinations en estimation de la charge sur le réseau. Ceci permet d’estimer le nombre de Vélib’ ayant parcouru chaque artère. Grâce aux données fournies par JC-Decaux, cyclocity et la Mairie de Paris, ainsi que les systèmes R et GGplot –permettant de transformer des données en graphiques à multi niveaux – les résultats sont facilement transformés en forme de carte. Et ça donne ça :

 

On apprend qu’en avril 2011, les Vélib’ ont investi 2 521 379 lieux et que les rues les plus fréquentées se situent dans le centre de la capitale. Si cette méthode a l’avantage d’être très lisible et facilement interprétable, elle présente quelques désavantages, notamment « la perte des boucles (station de départ = station d’arrivé) » écrit Etienne.

Les rues utilisées par les cyclistes lors de leurs trajets ne sont que supposition car les Vélib’ ne sont pas équipés de dispositifs informatiques permettant d’identifier les parcours utilisés lors de vos trajets.

Cette nouvelle utilisation des données de disponibilité des vélos en station a le mérite de montrer une nouvelle fois que l’utilisation du service est très forte dans le centre de Paris.

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Les derniers commentaires

Vive Paris dit :

Decaux a ces données depuis le début, alors pourquoi LA REGULATION n’est elle toujours pas assurée correctement ???? Pitié, un effort, la mairie est le client mais elle se laisse faire

Mathieu_exCO dit :

@Marie
Ces données ont été fournies par JCDecaux, elles sont bien sûr anonymisées. Comme indiqué dans mon commentaire précédent, d’autres système de vélo en libre service mettent ces données à disposition réellement en opendata, tout en étant bien entendu anonymisées.

Marie dit :

Bonjour,
Comment M. Côme se procure t’il les trajets ?
Abonnée, je pensais que mes données, y compris mon utilisation de Vélib, donc mes trajets, étaient confidentielles ?
Je n’ai jamais donné mon accord pour que qui que ce soit récupère et utilise mes données !!

PATATE12 dit :

En tous cas, le nom de la station №11013 : “NATION VOLAIRE” n’est toujours pas corrigé (→“NATION VOLTAIRE”). ;-P

Gilles dit :

J’aime bien constater que les endroits où les vélibs ont quelques difficultés avec le vandalisme, sont aussi les endroits où ils sont les plus utilisés…

Anonyme dit :

Très dommage en effet que les données, anonymisées bien sûr, ne soient pas plus disponibles. JC Decaux semble avoir été depuis le début plus que frileux sur le sujet.

Mathieu_exCO dit :

Bonjour,

Cette carte ne montre pas que l’utilisation du service est très forte dans le centre de Paris : elle ne fait qu’illustrer le fait que si l’on dispose plusieurs points de manière homogène sur un dsque et que l’on relie ces points entre eux, la zone couverte sera logiquement plus dense au centre du cercle.

De plus, et contrairement à ce que veut montrer l’article, cette carte a été réalisée avec des données qui ne sont pas ouvertes, les seules données disponibles aujourd’hui concernant le taux de remplissage de chaque station au moment de la requête, et aucune donnée sur les trajets n’est publiquement disponible (c’est dommage, c’était pourtant un des exmples que j’avais donné dans le courrier que j’avais envoyé aux services du numérique de la ville de Paris et de JCDecaux, et qui n’a jamais reçu de réponse).

Dans le chemin qu’il reste à parcourir pour l’ouverture des données Vélib’, on peut donc prendre pour exemple
* le Capital Bikeshare de Washington D.C. et son « CaBiDashboard », qui présente l’évolution mois par mois du nombre d’abonnés, d’emprunts de vélo, d’appels au service client, de vélos régulés, de vélos passés par les ateliers de réparation, la durée moyenne des trajets, etc.
* le Hubway de Boston, qui publie des données anonymisées sur chaque trajet effectué (type d’abonnement, tranche d’âge de l’usager, homme/femme, station de départ, station d’arrivée, heure de départ, heure d’arrivée, numéro du vélo), et a ainsi permis d’organiser le « Hubway Data Visualization Challenge », concours de création de visualisation de ces données.

J’espère que ceci fera partie des dossiers du comité d’usagers actuellement en place :)

Site Officiel Vélib
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