Londres et Montréal : les vélos libre service font grise mine
jeudi 23 janvier

Londres et Montréal : les vélos libre service font grise mine

Rachel
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Les vélos en libre-service de Montréal et de Londres semblent être dans une mauvaise passe financière. BiXi, la société montréalaise qui a exporté son concept à New York, Washington, Chicago ou Londres, a annoncé ce lundi être au bord de la banqueroute et de disposer de six mois pour se remettre sur pied.

Les temps sont durs pour les vélos en libre-service outre-Manche et outre-Atlantique ! En décembre dernier, la banque britannique Barclays déclarait ne pas vouloir renouveler son financement envers le Boris Bike de Londres. La banque avait déjà fourni 25M£ pour maintenir le service et avait garanti le double pour permettre son expansion. Après analyse stratégique, la banque a rompu le contrat initial en accord avec le maire Boris Johnson. Cette nouvelle coïncide avec l’inquiétude concernant la sécurité des usagers, (deux décès ces derniers mois), mais le porte-parole de Barclays prétend que la décision est le résultat d’une longue étude et n’a rien à voir avec les récentes tragédies. Caroline Pidgeon, la leader du partie libéral-démocrate, affirme que Barclays a largement profité de la publicité donné aux Boris Bikes, et que cette situation instable aurait fait fuir la banque. Les raisons seraient donc simplement « commerciales ». Les Londoniens pourront continuer de rouler sur les Boris Bike sponsorisés par Barclays jusqu’à mi-aout, en attendant de trouver un nouveau sponsor !

A Montréal, les choses ne sont pas plus clémentes et la SVLS (société de vélo en libre-service) croule sous les dettes – près de 50 M$, en partie financés par les habitants eux-mêmes. Lundi 20 décembre, le maire a annoncé son refus de dépenser plus de fonds publics pour garder Bixi ainsi que son intention de placer la société sous la protection de la « Loi sur la faillite et l’insolvabilité ». Cela signifie que la SVLS a encore quelques mois pour sauver le Bixi montréalais. Bixi devrait concentrer son activité montréalaise et délaisser ses activités internationales pour tenter de sauver ce système cher au cœur des habitants de Montréal.

Si les échecs de Bixi sont successifs, les usagers pourront pédaler dans les rues au moins jusqu’en été. De nombreux commentaires de soutien ont été postés sur les réseaux sociaux par les usagers du service et le Bixi a déjà trouvé des acheteurs potentiels !

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Les derniers commentaires

Labo dit :

Considérer qu’il faut fermer un service comme Velib sous prétexte qu’il ne faut pas augmenter les impôts me semble une grave erreur ! Combien coûte la pollution automobile, le temps perdu dans les embouteillages, le stress des conducteurs ? Bien sûr personne ne peut répondre : ce n’est pas l’usage du système financier dans lequel on vie de faire ces évaluations. Et pourtant, c’est une évidence que ça a un coût (mais la finance est-elle capable de définir un coût utile pour l’être humain ?).

Alain dit :

Il est toujours intéressant de savoir ce qui se passe ailleurs. Ca laisse à penser que ça pourrait aussi arriver chez nous.

Mathieu_exCO dit :

@pascal
Ma-gni-fique collection de clichés…

– Ça tombe bien, Bixi Montréal est fermé l’hiver, de novembre à avril. Cela dit, la neige n’empêche pas de faire du vélo, preuve en sont les pays nordiques d’Europe, ou la manifestation pour le vélo d’hiver organisée par Vélo Québec mi-février, et qui affiche déjà complet. Et Bixi Toronto, Hubway à Boston, ou Citibike à New York City, sont ouverts toutes l’année.

– La « ville souterraine », grand fantasme sur Montréal, est un enchainement de galeries souterraines en centre-ville qui relient entre eux quelques bâtiments, centres commerciaux, et stations de métro. On ne « vit » pas dans la ville souterraine, pas plus l’hiver que l’été.

pascal dit :

a montreal , il neige de fin octobre a avril ..proposer un service de velos inaccessible durant six mois . est ce bien reflechi lorsque l’on sait que tous le monde vit dans la ville souterraine durant cette periode . n’aurait il pas fallu faire un service de vélo accessible de mai a octobre !!

Emmanuelle -ex co dit :

Mathieu il y a certes beaucoup de jeunes sur les velib volés mais aussi beaucoup d’adultes. Le problème de la CB n’en est pas un, on peut envoyer un chèque pour s’abonner. Le problème n’est pas sur le mode de financement
Je l’ai peut être déjà écrit sur le blog mais pour avoir discuté avec plusieurs élus, le vandalisme et la dégradation sont plus liés à l’envie de ne pas respecter qu’un soucis économique. On le constate dans les parcs et jardins.
Et je ne me suis toujours pas remise des réflexions débiles entendues par des adultes pas loin de la trentaine qui ne considèrent pas cela comme du vol étant donné que vélib c’est JCD et JCD entreprise privée l’un m’ayant rétorqué que ce n’était pas un problème JCD étant une multinationale !
Quant aux suggestions d’Eric avec un abonnement à 300 € quel serait l’intérêt aucun et pour le coup cela augmenterait le vol car 29 € (voire 19€ pour certains) c’est accessible à 300€ ce n’est plus possible. C’est la fin du système de PARTAGE de vélos; A ce prix là, je me rachèterais un vélo perso
Augmenter un peu l’abonnement avec pour contre partie une meilleure régulation et plus de régulateurs oui cela a du sens
Votre discours Eric ne tient pas, la proposition du travail d’intérêt général concerne uniquement les jeunes. Vous n’avez pas plus de stat pour affirmer de telles choses. Observez donc les voleurs sur les vélib et vous verrez
Le dégradation vient aussi des usagers car il y a la dégradation naturelle du à l’usage, les chaines qui cassent, les selles qui ne tiennent plus, les vitesses qui dérapent … à votre avis cela est du à ???
Et je suis d’accord avec Mathieu il faut renforcer le système du vélib comme on le voit avec d’autres VLS (blocage de la roue avant)
Pauline, fermeture complet du service ; on va proposer aussi fermeture du métro pour le vandalisme sur les rames ? vous avez une suggestion surprenante, remettons plus de voitures sur la route ? c’est vrai Paris est tellement respirable… :-( et c’est vrai que les automobilistes ne nous coutent rien en impôts… ils payent réellement le prix de la pollution, des accidents de la route, de la réfection des routes… Comme dit l’expression utilisez couramment circulez y a rien à voir !

Mathieu_exCO dit :

@Eric

Je t’invite à étudier un peu plus en détail le profil de chaque personne que tu verras sur un Vélib’ volé. Tu verras qu’il s’agit majoritairement de jeunes personnes qui ne disposent pas d’une carte bancaire (obligatoire pour utiliser vélib) ou qui ne résident pas dans la zone couverte par Vélib’.
Mon discours n’est pas « toujours la faute de JCDecaux », je dis par contre que s’il était moins simple de voler un vélib (ce qui prend aujourd’hui environ 30 secondes), il y aurait très certainement moins de vols.

Eric dit :

Mathieu,

Aucune enquête ne démontre que certains usagers ne sont pas aussi ceux qui dégradent ! Les jeunes sont les utilisateurs de VELIB’ et je n’ai pas vu de plus de 40 ans condamné à reparer ! Tout démontre que quand on met le prix dans un produit on tente pas de le casser… Votre discours est fondé sur aucun fait et c’est toujours la même rengaine, toujours la faute de jcdecaux. Jamais les individus ! Les grands méchants contre les petits gentils…un peu simpliste et immature non ?

Mathieu_exCO dit :

@eric
Étant donné que les dégradations ne sont pas le fait des abonnés, et que dans le schéma actuel les revenus tirés des abonnements ne vont pas à l’exploitant mais à la ville, cela ne changerait strictement rien à la situation.

@Pauline
Donc pour toi, la meilleure réponse au vandalisme, c’est de dire à ces abrutis qu’ils ont gagné ?

eric dit :

Je suis de l’avis de Mathieu et de Pauline. Si les parisiens dégradent le service, le vandalise et si le système coute cher et qu’il est pas bénéficiaire, il faut faire comme les usines, elles ferment ! L’autre solution est d’augmenter l’abonnement et pourquoi pas un abonnement à 300 euros par an = moins de vandalisme, moins de dégradation et + de service. Un candidat aux municipales devrait le proposer !

Pauline dit :

Je trouve les réactions bizarre.

1) J’avais déjà lu dans les journaux c’est difficultés pourquoi ne pas en parler ici et avoir un aperçu du fonctionnement des autres systèmes ?

2) Quant à la dégradation, au vandalisme à paris, elle est avant tout le résultat des gens, des parisiens, des utilisateurs eux mêmes qui gêne l’action de la police et des juges qui on mieux à faire ! (Cf articles sur le vandalisme).

3) Je suis pour que l’on ferme le service si on connaît des pics de vandalisme, une fermeture temporaire de l’ensemble du service ou même définitive. Les gens mécontents reprendraient leurs voitures et les autres la marche (cela leur ferait les pieds !).

4) Cela coûterait si on entend certains moins cher sur nos impôts…enfin pour toujours les mêmes, pour les rares comme moi qui dégradent pas et qui en payent de trop !

Bernard Delaunay dit :

Qu’en est-il de la situation financière de VELIB. Quelle est la part de son budget financée par les contribuables parisiens ?

Panda dit :

Pour être une grande uilisatrice de Veliv à Paris et pour avoir testé le système BIXI à Montréal et Toronto, leur système est beaucoup plus facile d’utilisation et les vélos de bien meilleure qualité.
Donc vraiment pas de quoi jubiler…

Michel dit :

à Montréal Bixi ne fonctionne pas de la mi novembre à la mi avril; tous les vélos et tous les supports sont remisés. Le taux de dégradation volontaire est comparable à Velib; l’équilibre financier n’a jamais été trouvé; mais que savons nous des comptes réels de Velib?

Yann dit :

C’est pas très gentil de sembler se réjouir des malheurs d’un concurrent… On a presque l’impression de lire « Ah si les anglais et les québécois avaient choisi Decaux, ils n’en seraient pas là ! »
Et si un jour Decaux rencontrait, ce qu’on ne lui souhaite pas, le même genre de problème, feriez-vous un article ?

goldflam dit :

le texte semble se réjouir des difficultés d’un concurrent. fort peu fair play !

Jean dit :

Super intéressant Mathieu ton commentaire et instructif, je me suis permis de le forwardez sur FB ,
Merci Mathieu

Mathieu_exCO dit :

Oh le bel article pour casser du sucre sur le dos de Bixi… dans la lignée de celui publié le 2 juillet 2010, qui disait parler des autres systèmes de vélo en libre service et qui ne contenant (comme par hasard) que des systèmes Cyclocity.

Les dettes de Bixi sont en partie contractées auprès de la ville de Montréal, ce qui rapporte des intérêts de placement à la ville, donc non le prêt n’est pas « financé par les habitants eux-mêmes » comme on peut le lire. Et quand vous dites « si les échecs de Bixi sont successifs », vous entendez quoi par là ? Parvenir à mettre en place un système souple et fiable, et à l’exporter dans les principales villes d’Amérique du Nord et à Londres, ça n’est pas vraiment résumable en des « échecs successifs ».

Au fait, qui est-ce qui finance près de 2 millions d’euros par an parce que Cyclocity n’est pas capable de faire un système qui résiste un peu mieux au vandalisme ? Ne serait-ce pas le contribuable parisien ? Et qui est-ce qui a dû renégocier son contrat avec la ville pour échapper à 200 millions d’euros de pénalités après seulement 2 ans de fonctionnement ? Ne serait-ce pas Cyclocity/SOMUPI ? C’est pas moi qui le dit, c’est la cour des comptes. Enfin, je dis ça, je dis rien.

Site Officiel Vélib
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