44 responsables d’actes de vandalisme sanctionnés dans les ateliers Vélib’ (3/4)
mardi 14 janvier

44 responsables d’actes de vandalisme sanctionnés dans les ateliers Vélib’ (3/4)

admin
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L’été dernier, le service Vélib a connu une recrudescence importante des vols et dégradations de Vélib’, mettant en danger l’accès au service pour les usagers. En 2013, 8 000 Vélib’ ont été volés ou vandalisés (87% ont été récupérés), ce qui équivaut à un cout de 1.6 millions d’euros pour la Ville de Paris (le contrat Vélib’ prévoit une répartition entre la Ville de Paris et JC Decaux).

Nous vous en parlions en juillet pour vous indiquer les actions en cours (ici). Depuis le travail autour de ces questions s’est intensifié, notamment avec la Préfecture de Police et les Mairies d’arrondissement.

Après une forte hausse en juillet et en aout, et un nombre de vélos disponible en baisse, le vandalisme s’est stabilisé à des taux très bas fin octobre, avec des fermetures de stations de plus en plus rares. Le nombre de Vélib’ disponible est de nouveau supérieur à 18 000 depuis décembre, grâce aux efforts du service Vélib’ pour récupérer les vélos volés et les réparer dans les plus brefs délais.

Cette série de 4 articles vous informe des mesures prises pour lutter contre ce phénomène et des réflexions en cours permettant d’anticiper de nouveaux épisodes pénalisants pour les usagers.

Dédié à la réparation pénale, voici le troisième article d’une série de 4 billets sur les mesures prises pour lutter contre le vandalisme (lire ici l’article précédent).

La signature d’une convention entre la Mairie de Paris , le Parquet de Paris, la Protection Judiciaire de la Jeunesse de Paris, et JCDecaux le 7 janvier 2013 a permis de sanctionner 44 jeunes auteurs d’actes de vandalisme sur des Vélib’.

A l’initiative de Myriam El Khomri, adjointe au Maire de Paris, chargée de la Prévention et de la Sécurité, cette convention s’adresse aux mineurs qui ont volé, recelé ou dégradé des Vélib’ et leur donne accès à un dispositif de réparation directe au sein des ateliers parisiens Vélib’ de JCDecaux situées dans les 12e et 13e arrondissements .

Au cours d’un entretien, le délégué du Procureur propose au jeune auteur d’actes de vandalisme sur des Vélib’ de suivre un programme de réparation pénale. Cette mesure, alternative aux poursuites judiciaires, est mise en place uniquement sur la base du volontariat et avec l’accord des parents. Elle permet d’appliquer la sanction très rapidement : en moyenne 2 mois s’écoulent entre la réalisation du délit et l’application de la sanction. Elle permet également au jeune de prendre conscience de la gravité de son acte et de l’impact qu’il peut avoir sur la qualité du service Vélib’.

Cette mesure de réparation pénale s’inscrit dans le cadre du plan de prévention de la récidive développé par la  Ville de Paris qui permet par ailleurs à plus de 300 personnes d’effectuer chaque année des travaux d’intérêt général dans les services municipaux.

Qu’est-ce que la mesure de réparation pénale ?

Cette mesure éducative est prononcée à l’égard d’un mineur auteur d’une infraction pénale, à qui il est proposé une activité d’aide ou de réparation au bénéfice de la victime, en l’occurrence donc de l’entreprise, dont le mineur a dégradé un bien.

La mesure est confiée par un magistrat du Parquet à un service du secteur associatif habilité par la protection judiciaire de la jeunesse : l’Association d’Aide Pénale (en l’occurrence, il s’agit de l’AAPé pour les réparations pénales de Vélib’).

Lors de l’entretien avec le délégué du Procureur, le jeune, accompagné de sa famille, se voit présenter l’action de réparation qu’il aura à accomplir. Après avoir recueilli leur accord, la réquisition aux fins de mise en œuvre de la mesure de réparation est envoyée à l’AAPé.

Dès réception de cette ordonnance, le mineur et son représentant légal sont convoqués à l’AAPé par l’association dans un délai de 10 jours maximum.

Lutter contre la récidive en responsabilisant

Cette mesure de réparation pénale lie les sanctions aux infractions commises : les responsables d’actes de vandalisme sur le service Vélib’ doivent eux-mêmes réparer les dégâts causés. Cette mesure permet au jeune impliqué de prendre conscience de l’impact de ses actes !

Ces jeunes, âgés de 13 à 19 ans, sont accueillis 2 jours dans les ateliers Vélib’ initialement uniquement pendant les vacances scolaires. Ils sont encadrés par un responsable de l’association chargée de l’application de la réparation pénale, ainsi que d’un chef d’atelier Vélib’, qui a bénéficié d’une formation au tutorat. La possibilité d’effectuer cette mesure en dehors des vacances scolaires va être développée en 2014.

Pendant ces deux jours, les participants sont d’abord formés aux rudiments de la mécanique cycle pour ensuite participer à la réparation des vélos et des pièces endommagés.

Des témoignages positifs parmi les jeunes sanctionnés

44 jeunes ont été reçus dans les ateliers Vélib’ depuis la signature de la convention. Aucun d’entre eux n’a fait l’objet d’une nouvelle convocation par le Délégué du procureur suite à la mesure de réparation pénale.

Ces mesures de réparation pénale, responsabilisantes suscitent même parfois des vocations. Pour la plupart c’est une découverte du milieu professionnel et d’une organisation structurée. Les jeunes  participent, sont ouverts et satisfaits des missions qui leurs sont confiées et prennent conscience de la gravité de leurs actes.

Certains sont mêmes intéressés par les conditions de recrutement pour rejoindre les équipes Vélib’ !

Poursuivez la lecture avec ce dernier article sur l’information des usagers concernés par les fermetures des stations Vélib’ : lire la suite.

VandalismeVelib

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Les derniers commentaires

Emmanuelle Ex Co dit :

Est ce que la société Givenchy sera poursuivie pour son acte de délinquance avec affichage sauvage sur des centaines de paniers velib ?
Aucun RCS sur le carton, autre infraction à la publicité
Cela vaut une condamnation pécuniaire pour non respect du bien public
J’espère que JCD et la ville de Paris vont les poursuivre

Emmanuelle Ex Co dit :

Beauf ce surnom vous va à merveille vous auriez pu aussi vous appeler la connerie
Vu votre ton je vous imagine bien dans celui qui insulte le cycliste qui vous demande de ne pas rester immobile sur la piste cyclable, le piéton qui a décidé de passer au feu quelque soit la couleur du petit bonhomme
J’en rencontre une quantité des comme vous mais je rencontre aussi des cyclistes inconséquents qui en effet roulent sur les trottoirs grillent des feux en étant dangereux pour le piéton
Cela n’empêche que votre message est un appel à l’incivilité et cela n’est pas tolérable

beauf dit :

Est ce qu’un seul parisienn ne s’énerve pas contre les vélos qui nous agresse sur les trottoirs, sur le bitume, grille le feu rouge.. de vrais dangers, je ne suis pas content du vandalisme MAIS MERDE AUX VELOS VIVEMENT LA FIN

JJ dit :

Bonjour,
A Issy les Moulineaux en face du lycée Ionesco,les jeunes s’installent sur les vélos, ce n’est pas grave mais ce qui est désolant ,c’est qu’ils organisent des concours de jets de manchons de guidon et de commande de derailleurs, tres pratique lorsque vous voulez emprunter un vélo apres !!! Solution ?
répression avec telesurveillance ou déplacer la station ;

MARY dit :

Bonjour,
Je vous écris pour vous signaler une scène dont j’ai été témoin cette nuit avec deux amies, et qui nous a particulièrement déplu. Dans la rue Paul Klee, dans le 13ème arrondissement, là où se trouvent des escaliers qui débouchent sur la Place Augusta Holmes (où se trouve l’oeuvre « Danse de la fontaine émergente »), trois jeunes se sont amusés à prendre leurs vélib’ et à les balancer plusieurs fois dans les escaliers avec perte et fracas, juste « histoire de ». On leur a fait remarquer que ce n’était pas très intelligent, mais ils s’en sont moqué. C’était à 1h20 du matin, ils ont ensuite rendu les vélib’, qui sont sûrement dans un sale état, à la station qui se trouve à cet endroit. J’espère qu’il sera possible de les sanctionner, vous pourrez en tout cas retrouver leur nom. En vous remerciant.

firtina dit :

je constate beaucoup plus de vendalisme après la colère de taxi

very dit :

A 19 ans on est adulte majeur!

thomas dit :

super ! à généraliser !

janin dit :

Voilà la bonne méthode : pas de pardon, mais de l’éducation, car ces jeunes doivent pour la plupart être informés, et formés : on sous estime l’apport des parents dans l’évolution d’un être humain ! L’Etat doit malheureusement se substituer aux parents. Ce qui est valable à une petite échelle pour le velib l’est pour toutes les autres exactions et horreurs de ce monde.

fathi dit :

Des puces sur les velib pour les localiser en cas de vol ou en cas d’abandon. On saurait tout de suite ou un emprunt frauduleux a lieu et on pourrait attraper plus facilement les vandales qui les utilisent. Trop cher les puces ou pas?

Mimi dit :

L’autre jour, je décroche un vélo. Un jeune homme de 17 ans environ s’approche et me dit « Madame, vous pouvez m’en décrocher un aussi ? » Je lui explique que pour bénéficier d’un vélo, il faut une carte, laisser une caution de 150 euros, etc… Le voilà tout étonné ! A FORCE DU TOUT GRATUIT DANS CE PAYS, ON A BIEN MAL HABITUE LES JEUNES !
J’ai le DROIT d’utiliser un Vélib avec le DEVOIR de responsabilité qui va avec.
J’ai beaucoup de mal à comprendre ce vandalisme, vraiment. Même au quotidien, je vois des vélos rendus presque brutalement. Pourquoi ?! Caméra video, plus de sanctions… je suis pour. Je ne voudrais surtout pas que le service disparaisse !

michel dit :

c’est le laxisme de la justice de Taubira….
aujourd’hui on n’a plus peur de rien….

Pipabrin dit :

La réponse au vandalisme par une peine civile de réparation est une excellente idée. Mais comme le dit Laurence, nombreux sont les vandales qui ne sont pas identifiés.
Des expériences de caméras de surveillance ont-elles été tentées ?

Laurence dit :

8000 vélib’ volés ou vandalisés et 38 personnes sanctionnées. On est loin du compte, sauf si chacune est responsable de plus de 200 vols ou dégradations et cela devient une bonne nouvelle car cette année il y aura enfin des vélib’ en état de marche dans les stations de mon quartier, car zéro récidive.
Au fait combien cela coûte tous les ans à la ville de Paris ce vandalisme ? JC Decaux serait bien inspiré de revoir le système de sécurité et d’accroche de ses vélib’ ….

Site Officiel Vélib
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