Les plus anciennes tables parisiennes
jeudi 17 octobre

Les plus anciennes tables parisiennes

Rachel
2Je partage

Les brasseries et restaurants parisiens sont les témoins des différentes époques et les vestiges de notre passé. Décors mythiques, événements historiques, ces lieux ont vu défiler de nombreux personnages qui font notre histoire. Certains sont classés monuments historiques, d’autres ont gardé leur charme d’antan, tous ont été créés avant la fin du 18e siècle et conservent une cuisine traditionnelle française qui régale les gourmands… Découvrez les plus vieux restaurants parisiens encore en fonction !

Auberge Nicolas Flamel – 1407

En 1407, Nicolas Flamel et sa femme, Dame Pernelle, font construire une maison de trois étages rue de Montmorency, nichée dans le 3e arrondissement de Paris. Ils l’aménagent en auberge pour les pauvres, destinée à servir de refuge aux sans-logis de l’époque. En échange, ils leur demandaient seulement de dire quelques prières, comme en témoigne l’inscription sur la corniche, restaurée au début du XXème siècle. L’Auberge Nicolas Flamel est, à ce jour, la plus ancienne auberge de Paris, classée Monument historique. L’Auberge de Nicolas Flamel, version 2013, se place pleinement dans l’histoire de cette maison et de son fabuleux créateur : tradition, oui, mais également sa transformation pour mieux l’exprimer selon les codes d’aujourd’hui.

51 Rue de Montmorency, 75003

Station n° 3014, FACE 34 RUE GRENIER SAINT LAZARE

La Tour d’argent – 1582

Souvent cité comme étant l’un des restaurants les plus vieux d’Europe, la Tour d’Argent aurait été fondée en 1582 par Rourteau, un grand chef cuisinier. Réputée pour sa vue exceptionnelle sur la Seine et sur la cathédrale Notre Dame, la Tour d’argent avait comme habitué Henri IV, qui venait y déguster poule au pot ou pâté de héron, ou encore Louis XIV qui venait y manger depuis le Château de Versailles une oie aux pruneaux. Fermé puis rouvert au 19e siècle, le restaurant devient un lieu à la mode où se retrouvent artistes, gens du monde et gens de lettres comme George Sand, Alfred de Musset ou Balzac. Aujourd’hui, les cuisines de la Tour d’Argent ont été confiées au chef Stephane Haissant, qui reprend la célèbre devise de la maison « Il n’est rien de plus sérieux que le plaisir », et ses spécialités traditionnelles : caneton Tour d’Argent, quenelles de brochet « André Terrail », poire « Vie Parisienne »…

15, quai de la Tournelle, 75005
Station n° 5107, 1 RUE DE PONTOISE

La Petite Chaise – 1680

Fondé en 1680 sous le règne de Louis XIV, la Petite Chaise était une boutique de marchand de vin cabaretier tenu par Georges Rameau. La grille extérieure avec son enseigne intégrée, dont la construction remonte à cette époque, confirme bien l’existence de cette activité. En effet, un édit royal faisait obligation aux marchands de vins de protéger leur établissement par des grilles. On y fricassait du poisson de Seine, du gibier des plaines de grenelles des bois alentours. Au début du XXème siècle, les artistes, gens de théâtre, firent de La Petite Chaise, le lieu favori de leurs soupers fins. Aujourd’hui, côté cuisine, le chef vous propose une cuisine gastronomique digne des repas festifs de l’ère royale.

36 rue de Grenelle, 75007
Station n° 7004, FACE 28 BOULEVARD RASPAIL

Le Procope – 1686

Fondé par l’italien Francesco Procopio Dei Coltelli, Le Procope est une véritable institution. La déco est prestigieuse et faite de vestiges du 17ème et du 18 ème siècle comme le bicorne de Napoléon, des diplômes d’époque, des traités… Voltaire, Diderot ou Rousseau y avaient leurs habitudes et c’est aujourd’hui devenu le lieu de rendez-vous des Arts et des Lettres, où se déguste une cuisine française raffinée. Les spécialités de ce restaurant historique de Paris célèbrent, elles aussi, la tradition. Le Procope propose des plats mijotés tels que : coq au vin « Ivre de Juliénas », tête de veau en cocotte comme en 1686, merlan « Colbert » sauce tartare, pour ne citer qu’eux.

13 Rue de l’Ancienne Comédie, 75006
Station n° 6015, 10 RUE ANDRE MAZET

Au chien qui fume – 1740

C’est en 1740, devant les Halles au Roy, qu’ouvre une modeste auberge. Les marchands viennent s’y rafraîchir et l’on parle encore d’un certain Molière, né à côté un siècle plus tôt, rue de la Tonnellerie. Près de cent ans plus tard, Haussmann décide de rénover le quartier et la bonne auberge disparaît. On la retrouve quelques années plus tard, face aux pavillons conçus par le révolutionnaire Baltard. Là viennent se restaurer les fameux « Forts des Halles ». En 1920, le nouveau propriétaire exhibe au tout venant son caniche et son griffon, l’un fumant le cigare, l’autre la pipe … Et voilà le Chien qui Fume. C’est dans un esprit éternellement convivial que vous attend une kyrielle de plats réjouissants, et l’alléchant banc d’huîtres et de coquillages d’une fraîcheur absolue.

33, rue du Pont Neuf, 75001
Station n° 1009, 14 RUE DU PONT NEUF

Le Grand Vefour – 1785

Ce restaurant, haut lieu de la gastronomie parisienne, présente le cas à peu près unique de subsister dans le décor ancien où des milliers de gourmets se sont attablés depuis les années 1784-1785. Joyau de l’art décoratif dit XVIIIe siècle, dans un écrin – Les jardins du Palais-Royal – Le Grand Véfour est le haut lieu gastronomique de la vie politique, artistique et littéraire de Paris depuis plus de 200 ans. Aujourd’hui, Guy Martin est au fourneaux. Sa cuisine, empreinte de poésie, d’insouciance et de générosité, vous fera vagabonder sur les chemins buissonniers du plaisir culinaire.

17, Rue de Beaujolais, 75001
Station n° 2007, 1 RUE CHABANAIS

Laisser un commentaire

Les derniers commentaires

Paozi dit :

ÉVÉNEMENT s’écrit des accents aigus.
Pas de È. Contrairement à avènement.. Merci

Yves dit :

Les plus VIELLES, vraiment ?

Site Officiel Vélib
X

Articles à la une

Voir tous les articles...