« Peak-car », la voiture sur le déclin
jeudi 25 avril

« Peak-car », la voiture sur le déclin

Marion
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L’usage de la voiture en Ile-de-France recule pour la première fois depuis son invention : aurait-on atteint le « peak-car », le pic de la voiture avant son déclin durable ? C’est la question que posent les chercheurs Jérémy Courel et Mireille Bouleau de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) de l’Ile-de-France dans une note publiée ce 23 avril. Ils constatent en tout cas qu’il s’agit « d’une tendance lourde intimement liée à des évolutions générationnelles et observables dans la plupart des pays de l’OCDE ». Ce changement historique pourrait-il être l’occasion d’une montée en puissance des déplacements à vélo ?

La voiture perd du terrain

Les deux chercheurs ont analysé les résultats de l’enquête globale des transports (EGT) 2010 qui, comparés à ceux obtenus neuf ans plus tôt en 2001, permettent de brosser les tendances en matière de mobilité. La marche devient le premier mode de déplacement : 39% des trajets se font exclusivement à pied. Globalement, on prend moins sa voiture au quotidien. Le nombre moyen de déplacements réalisés en voiture un jour de semaine par un francilien a diminué, entre 2001 et 2010, de 1,54 à 1,46 trajet.

Cette tendance de fond, observée dès les années 1990 pour les Parisiens, s’accentue depuis 2000 et s’étend, depuis 2001, aux habitants de la proche couronne et ce avec la même intensité. Dans Paris, le trafic automobile a ainsi baissé de 24% entre 2001 et 2010, sur la petite couronne de 8%. Il n’y a qu’en grande couronne que l’usage de la voiture progresse, avec des disparités toutefois. Si les habitants des zones rurales et agglomérations secondaires utilisent plus leurs voitures, ceux des zones denses de grande couronne y recourent à peine plus.

La voiture n’est plus le symbole de la liberté

Des éléments contextuels et sociologiques expliquent la diminution globale de la place de la voiture. Entre 1968 et 2008, le taux d’activité des femmes est passé de 54% à 79%. Même si elles ont un peu moins tendance que les hommes à privilégier la voiture, les femmes elles aussi prirent alors le volant pour aller au boulot. D’où ce phénomène de « rattrapage », en grande partie révolu. Autre facteur : les nouveaux retraités. Les générations à la retraite aujourd’hui ont très majoritairement le permis de conduire, contrairement aux générations précédentes d’où, là encore, une croissance de l’usage de la voiture. Mais nous serions également « à la fin du processus », qui n’aurait plus que des effets marginaux.

Du côté des jeunes, on passe moins le permis de conduire. En 1983, 60% des 18-25 ans possédaient le permis ; en 2010 ils ne sont plus que 44%. Une multitude de causes contribuent à expliquer ce phénomène : coût du permis, d’une voiture, de l’entretien et du carburant, surtout comparé aux coûts des transports en commun, aux tarifications aidées. Autre hypothèse : « les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont probablement pris la place symbolique qu’occupait la voiture en tant qu’objet pourvoyeur de liberté ». Si l’usage de la voiture commence à décliner, les auteurs ne négligent cependant pas l’utilité de la voiture, « voire son caractère quasi indispensable » selon l’endroit où l’on vit ou les moments de la vie (l’arrivée d’enfants notamment). Ils jugent que l’obtention du permis est probablement remise à plus tard. « L’avenir de cette tendance est plus difficile à apprécier » estiment-ils.

Et demain, tous à vélo ?

Entre les deux enquêtes EGT, le nombre de déplacements à vélo a été multiplié par deux pour atteindre une part modale de près de 2%. En fait, selon les territoires, les modes de déplacements varient. Les Parisiens réalisent plus de la moitié de leurs déplacements à pied et sont ceux qui utilisent le plus des transports collectifs et le vélo, qui arrive même avant les déplacements en deux-roues motorisés. Et 28% des déplacements à vélo à Paris sont effectués à Vélib’.

J’ai demandé à Jérémy Courel si ce « peak car » pouvait être une opportunité de développement du vélo et du Vélib’. Du côté du Vélib’, dans Paris en tout cas, il émet l’hypothèse, a priori, « que le Vélib’ grignoterait plutôt sur la part modale d’autres modes de déplacement que la voiture, et notamment la marche ou les transports en commun ». L’IAU s’intéresse d’ailleurs aux nouveaux usages et usagers cyclistes. « Chez les hommes, cadres à Paris, le vélo n’est plus une pratique marginale, on dépasse les 10% de part modale quand il s’agit d’aller travailler » m’a appris Jérémy Courel.

Il y aurait des marges de progression importantes en grande couronne notamment où l’on doit soit faire de grandes distances pour aller travailler soit au contraire des petites distances. Le vélo et la marche pourraient ainsi gagner du terrain. Quant à savoir si l’infléchissement de l’usage de la voiture est durable en Ile-de-France, Jérémy Courel précise que si c’est « un phénomène de fond » avéré même aux États-Unis, la courbe pourrait se transformer en « un plateau ondulé : si la congestion diminue, la route pourrait redevenir attractive ».

L’impact des politiques publiques

C’est l’une des conclusions de la note de Jérémy Courel et Mireille Bouleau : « si de nombreux automobilistes ont décidé, entre 2001 et 2010, de changer leurs comportements en utilisant plus souvent les transports en commun, vraisemblablement poussés par les fréquents encombrements du réseau routier et la forte fluctuation des prix des carburants, il ne faudrait pas que la saturation du réseau de transport public ou l’insuffisance d’aménagements pour faciliter les cheminements à pied ou à vélo puisse les inciter à reprendre leur voiture ». Ils plaident pour que les politiques de déplacement ne se structurent plus en fonction de l’usage de la voiture, à encourager ou freiner, mais soient destinées à « accompagner les Franciliens dans leur choix de rompre avec les habitudes passées ».

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Les derniers commentaires

Colette Friedlander dit :

Quelle bonne nouvelle ! Mais quand pourra-t-on se déplacer en vélo sans risquer sa vie ? Quand aurons-nous un réseau continu de pistes cyclables en site propre, bien séparées des voies où évoluent des masses de métal motorisées, qu’elles soient à deux ou à quatre roues ?

Jean-Philippe Poux dit :

Etude très intéressant. J’utilise régulièrement VELIB ( malheureusement à La fourche, il faut trouver un vélo… )et les transports en commun, de temps en temps ma moto et ma voiture quand je suis en province.

Mathieu_exCO dit :

@Rayman
Les « bilans des déplacements à Paris », disponibles sur le site de la mairie.
* En 2001 : 146800 places de stationnement sur voirie, représentant 29,5% du total des places disponibles (soit un total d’environ 497 600 places, le reste étant garages commerciaux, parcs publics, immeubles privés). 790000 voitures particulières sont immatriculées à Paris.
* En 2011 (derniers chiffres) : 149385 places de stationnement sur voirie, représentant 18,5% du total (soit un total d’environ 807 500 places). Les derniers chiffres d’immatriculation datent de 2009 avec 628400 voitures.

Bref, quand le nombre de voitures diminuait, le nombre total de places de stationnement augmentait… Peut-être est-il effectivement temps de rétablir l’équilibre au profit d’autres modes de transport qui se développent ?

Rayman dit :

@ Mathieu
Sources? Entre les bornes Vélib, Autolib, la création de stationnement 2RM sur la chaussée et les différents projets qui ont été menés par la Mairie qui restreignent à chaque fois la place de la voiture au profit des vélos et des piétons (sans que je m’en plaigne, bien au contraire), je ne vois pas trop comment c’est possible. Demandez à n’importe quel ingénieur de la voirie de la ville de Paris, il vous confirmera ça.

Remarc dit :

C’est une blague!
Pour le nombre de places -60 000 places en 10 ans,élargissement des trottoirs ( sans plantations en remplacement) ,possibilités de mettre des bornes vélib sur ces nouveaux » boulevards « ou de rendre possible le stationnement des 2 roues motorisés trop nombreux par rapport aux » vraies » places qui leur sont attribués , et bien non plutôt les verbaliser (plus assez de voitures) voir même sectoinner leur cadenas ou chaînes et les embarquer à la fourrière ( véridique).La mairie aurait pu imaginer qu’ à s’obstiner à refuser un péage ,de changer le sens de circulation et developper des couloirs pour bus polluants, les 2 roues parisiens et banlieusards arriveraient en force comme c’est le cas.
Mais c’est toujours moins de stationnements,y compris dans les nouveux logements ( sociaux);
Interdiction de construire pour les archis des parkings en sous sol (les voitrues électriques ,ex:zoé de Renault ne comptent pas ?) ,pour certains de ces immeubles ils envisagent parfois des crèches à la place (sympa pour la lumière ,c’ est pas des eco d’énergie ça?).
Quant à Autolib qui prend de plus en plus de place dans le paysage parisien (ils auraient mieux fait de faire bosser Starck…pour le design plus que conservé) , sachez que Bolloré a obligé la mairie à déposer les bornes électriques qui existaient ( car posées aux frais du contribuable) afin de ne pas être trop concurrencer par ces nouvelles voitures électriques à qui il faut croire on met donc des bâtons! Quant aux irréductibles cyclistes tolérants (dont je fais partie) , je reconnais qu’ il est moins dangereux et plus agréable de faire du vélo dans nos bois parisiens ou à la campagne que dans cette vielle capitale pluvieuse ou les petites rues sont impossibles avec des voitures à contre sens (à moins de se prendre le trottoir) ,et en tant que « sportif  » je ne suis pas fainéant au point de ne pas prendre la prochaine rue dans le « bon » sens, je vous passe le couplet le danger sur les couloirs de bus avec ces jaloux de taxis et ces bus pressés!
Avez vous déjà essayer d’ aller à un rdv ou simplement au boulot après avoir traverser tout Paris sans une douche qui vous attend?
Non Paris n’est pas un village!
Non Paris n’est pas toujours au beau fixe.
Oui à un péage parisien.

Mathieu_exCO dit :

@Vive la voiture
Le nombre de places de stationnement sur voirie à Paris est stable depuis 12 ans. Le nombre total de places de stationnement à Paris (comprenant donc les parkings souterrains publics et privés) a augmenté d’environ 20%. Pendant ce temps, le nombre de voitures immatriculées à Paris a diminué de 25%. Il y a donc bien plus de places par voiture à Paris qu’il y a 12 ans….

François dit :

Vive les vélos ! A bas les voitures!

Vive la voiture dit :

Faut dire que depuis qu on emmerde les automobilistes c est pas etonnant qu ils disparaissent. Moi je vote pour le retablissement des places de parking. une amelioration des conditions de circulation et surtout une diminution de la densite de population. Le grand paris …quelle erreur…ca ne fera qu empirer les choses.
Et puis quand j aurai 70ans, je me vois mal traverser paris a velo avec mes courses dans le panier.

Remarc dit :

Pour en revenir à nos moutons de péage urbain,
solution qui semble marcher dans quelques pays voisins .
Parisien depuis toujours ,je peux dire que la circulation n’a pas diminuée,bien au contraire ,à celle ci s’ajoute même la pollution sonore.
Une étude a été faite : 1 auto sur 5 roulant dans Paris est parisienne (nombreux taxis inclus).
A croire que les politiques de PV même augmentés ne suffisent pas ou plus.
Sachant que bien des automobilistes ne préfèrent pas payer leur stationnement pariant qu’il n’y a pas assez de police.Si il pouvait exister un péage suffisamment dissuasif pour changer les choses car ce qui a déjà était réaliser jusqu’à maintenant semble être un échec .
Embouteillages à gogo (particulièrement sur les quais,concert de Klaxon (les banlieusards ne doivent pas imaginer qu’ il y a encore des résidents). Et surtout stationnement désormais sauvages jamais vus dans le passé (sur les passges piétons, devant les portes cochères bloquant l’accès aux immeubles(pour les pompiers ça peut être utile) mais aussi les trottoirs.
De tels embouteillages (stress) que certains grillent les feux ou empruntent les sens interdits.
Bravo Mr Delanoé & compagnie (verts ?) , un beau bilan?

Phebusion dit :

Cher Concordeaf,
Vos arguments ne manquent pas de pertinence. Bien entendu, un vélo pollue par sa fabrication, et même par le carburant nécessaire à sa locomotion, mais ramenons les choses à leurs justes proportions : infiniment moins que la voiture individuelle. Pour ce qui est des modes de propulsion à air comprimé, etc. soit. Mais toute l’énergie nécessaire à ces processus sont infiniment plus polluants que le bol de céréales dont vous avez besoin pour appuyer sur une pédale de vélo.
Pour ce qui est de la bonne marche du commerce, je reçois en partie l’argument. Finalement, ce ne sont pas tant les trajets en véhicule de tourisme de non-parisiens dans Paris, qui m’exaspèrent, que ceux des parisiens eux-mêmes. Trop de parisiens utilisent leur voiture pour se rendre… quelque part dans Paris, qui est pourtant l’une des villes les mieux quadrillées en transports en commun du monde.

Pour ce qui est de l’argument de la consommation de « crasseuses » bienfaitrice de notre économie et de l’emploi, que je lis sous d’autres plumes, je le conchie. Notre économie se porterait mieux – nous nous porterions mieux – si nous options pour plus de sobriété. L’industrie automobile est à mon sens parfaitement parasitaire : elle enfonce la France dans la production de biens de consommation de masse, à la portée de n’importe quel pays en développement, d’autant qu’elle a choisi le créneau du moyen de gamme. La France à mieux à faire que de produire des « crasseuses ». Elle pourrait par exemple oeuvrer à son autosuffisance alimentaire, par exemple, défi ô combien plus crucial et plus passionnant. Elle pourrait aussi produire de la machine-outil, secteur ô combien plus intéressant pour une économie puisqu’elle fait de vous le price-maker et vous garantissent les marges que vous fixez – et non le marché.
J’ai conscience de l’imperfection de mes arguments, qui méritent sans aucun doute d’être étayés, mais je suis sûr d’une chose : l’automobile individuelle est une scorie dans l’histoire humaine – une scorie à éradiquer ! Seuls le commerce, les vieux et les handicapés ont besoin de véhicules motorisés.

Pour ce qui est de l’argument fallacieux de la liberté, il me fait bien rire. La liberté n’exclut pas toute interdiction. Au contraire, elle la rend parfois nécessaire.

A tous les pollueurs : votre liberté s’arrête là où commence la liberté de ceux qui veulent tout simplement pouvoir respirer sans crever !

Remarc dit :

Comme ce n’est pas beau d’interdire (SUV et sportives,déjà taxées de gros malus),d’autant que ces autos ne sont pas plus polluantes voire moins que toutes les utilitaires et vielles petites poubelles en fonction,mais c’est vrai en. france il est de bon ton et d’actualité de taxer toujours plus les riches ou les amateurs de « belles voitures »; car on peut encore aimer les belles voitures au pays des « libertés « , du moment qu’on les paie ( la conso c’est bon pour l’économie! Bien sur il ne s’agit pas de voitures  » politiquement correctes au pays du nivellement par le bas,des jaloux (seul pays où l’on raie et crève les pneus de ces vioitures!

[…] on blog.velib.paris.fr Share this:TwitterFacebookMe gusta:Me gusta Cargando… Guarda el enlace […]

ConcordeAF dit :

Phebusion > Aucun vélo n’est propre et ne le sera jamais non plus, sa fabrication elle aussi pollue et il faut du pétrole pour fabriquer les pneus qui l’équipent ou les plastiques montés dessus.

Le moyen de déplacement le moins polluant au monde, c’est la marche à pieds et rien d’autre.

D’accord avec vous quand vous dites que la voiture ne devrait être autorisée que pour artisans/livraisons etc… Mais avec toutefois une exception à faire : Si vous supprimez toute voiture en centre ville, vous tuerez une partie de l’économie.

Tout ce beau monde qui vient de province et descend sur Paris chaque Weekend ou durant les vacances contribue aussi à faire fonctionner les commerces…et pas qu’un peu car le meilleur chiffre d’affaire se fait généralement le Vendredi ou le Samedi.

Pour raisons pratiques (gros achats lourds) ou pour raisons économiques (trajet moins coûteux à plusieurs personnes en voiture qu’en TGV), bon nombre de gens prennent encore leur véhicule pour se rendre dans la capitale. Si vous leur interdisez l’accès au bénéfice unique des vélos et piétons, il faudra alors assumer de très lourdes pertes ou des fermetures de boutiques/commerces (et les licenciements qui suivent).

Avant de retirer toute voiture d’un seul coup, pensons déjà à instaurer des tarifs familles très avantageux pour le TGV le weekend, d’avantage de contrôles pollution et interdire les voitures les plus polluantes (4×4, voitures de sport etc…) ce sont des véhicules inutiles, ils ne servent à rien, à part pour les frimeurs.

Un seuil limite de rejets instauré pour pouvoir espérer entrer dans Paris avec sa voiture serait déjà très bien pour virer tout ce qui est le plus nuisible à la qualité de l’air respirable.

Ensuite, il faut forcer les constructeurs de véhicules motorisés à se pencher sur les vraies alternatives au pétrole qui sont nombreuses et non pas sur l’électrique qui est une fausse bonne solution détruisant petit à petit les réserves naturelles de lithium (batteries).

Les solutions potentielles existent, comme le moteur à Air comprimé par exemple ( http://www.youtube.com/watch?v=OKF7uUQ8Uok ) , ça ne rejette rien.

Bien d’autres projets  » zéro rejet  » ne demandent qu’a être étudiés…Il y’en a plein…Beaucoup d’automobilistes seraient aussi prêts à faire le pas si il s’agit de payer moins cher, avoir un véhicule fiable et qui ne pollue plus.

Le passage à une énergie renouvelable et propre pour les véhicules sera un passage qui sera obligatoire bien avant 2040.

Autant s’y prendre à l’avance pour ne pas aggraver la situation comme c’est le cas actuellement avec un gros parc de Diesel ou d’Essence.

La question qui reste en suspens sera de savoir comment est-ce que l’état s’y prendra alors pour compenser les milliards en moins liés aux taxes sur le carburant (qui n’existeront plus avec la disparition du pétrole).

Taxera-on les vélos ? Les moteurs de voiture non polluants ? Les batteries des véhicules électriques , Les piétons ? Tout est possible… :/

Remarc dit :

Delanoë ,le Démago n’a pas voulu d’un péage qui
pourrait « bloquer » l’accès au travail des « pauvres »
qui ont pourtant les moyens de se payer auto,essence ,plutôt diesel (gentilles particules), stationnements sauvages sans horodateur à la clef ( je le vois tous les jours) avec le risque de « ils ne peuvent pas être partout » …. Hidalgo même combat! Alors le changement c’est maintenant!
A nos urnes Parisiens ,puisque la Démago Delanoe n’a pas payée .

Phebusion dit :

La « voiture propre » ? Voilà bien le plus belle mythologie de la « bobo » attitude… Aucune voiture n’est propre et ne le sera jamais. En revanche, les voitures nous tuent, et pas au sens figuré.
Résidant volontairement à Paris dans le but de réduire mon trajet ambulatoire quotidien, et ceci malgré le surcoût en termes de loyer et de qualité de vie (bruit, odeur, difficulté de circulation en tant que piéton et cycliste), malgré le risque évident en termes de santé (cancers divers et variés), je considère la haine de l’automobile comme parfaitement légitime. Mieux : je la vois comme le réflexe logique d’un individu qui tente de protéger son biotope.
Oui aux autobus, oui aux trafic routier de livraison des commerces ! Non au véhicule de tourisme, qui se pare faussement de la vertu du confort et de la modernité, et qui n’est qu’un instrument d’ostentation à reléguer à la préhistoire.

Louloute dit :

Articles intéressants mais peu lisibles : les caractères en gris au lieu du noir, la police peu agréable et franchement désagréable quand elle est en italique, malheureusement votre site suit cette nouvelle mode.
Une fidèle de la 1ère heure comme lectrice et utilisatrice.

jean claude dit :

Bravo Jenny . J’ai connu (années 50) l’heureuse époque où les bus se suivaient. Un bus était plein , tant pis , on attendait le suivant tout proche à 5 mn à peine. Maintenant c’est mini 10 mn !!!! quand ça roule bien ,sinon ………?
Vivement le péage urbain comme à Londres et autres ……….Quant au vélo certes oui …. aux beaux jours et pour les jeunes aux bons mollets.Le plus pratique reste le métro mais c’est sale et le nouveau matériel avec moins de place assises que dans l’ancien . La RATP nous considère comme du bétail elle ne veut plus nous transporter que debout ……….! Observez le confort des sièges qu’ils mettent dans les stations (quand il y en a) on dirait que çà été calculé pour vous éviter de vous asseoir. Avant j’ai connu les bancs TOUT LE LONG DU QUAI , pourquoi les a t’on retirés , a cause des clochards qui dormaient dessus ! Vous êtes victime des parasites…….Avec les deux roues motorisés , c’est bientôt Paris Hanoï City avec ses pétrolettes aux douces odeurs d’échappement …..! Eux au Vietnam je crois qu’ils mettent des masques ! Un détail : toujours auparavant , j’ai connu les livreurs et coursiers en bonne partie cyclistes ……puis sont venus les cyclomoteurs , puis les scooters , toujours plus grands ……..Développer les bus je veux bien , mais hors service il faut les garer au dépôt . Avec le prix du foncier et les terrains disponibles , où ??? je crois qu’on peut attendre longtemps à moins de faire plus de rotations avec les mêmes (possible s’ils ne sont pas englués dans le trafic des bagnoles………..)

pier.charlo dit :

Saluons l’idée d’évaluer les mesures prises (ici l’impact des mesures sur les transports).

Comme déjà dit n’hésitons pas à mettre en avant les effets pervers non anticipés: je pense au développement des 2 roues à moteur.

Il y a encore des marges de progression: refaire les aménagemetns cyclables quand ils s’avèrent mal faits (ou écouter dès le départ les gens compétents!), faire respecter le code de la route vis à vis des vélos: ne pas les doubler à mois d’un mètre en ville etc. Faire que les conducteurs de tout véhicule respecte mieux les plus vulnérables (piétons, vélos) ce qui lèverait des craintes de se mettre au vélo… Prendre des mesures nationales (le maire n’a pas le pouvoir de résister aux lobbies… sauf à perdre les prochaines élections: que la démocratie ne tourne pas au populisme…)

jenny dit :

si la voiture est moins utilisée dans paris, c’est uniquement parce que les maries et autres font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher cette circulation (plus de stationnement, voies de circulation aberrantes…) ; de nombreux professionnels refusent de venir travailler à paris aujourd’hui parce qu’il y a trop d’embouteillage (bien plus qu’avant) ; à paris on ne se deplace pas à pieds mais en transport en commun (qui a le temps de se balader en allant travailler ? les distances son,t bien trop grandes à Paris pour les faire à pieds ; on n’est pas dans une ville de province aux distances réduites). la mairie de paris est bien mal placée pour faire la leçon ; elle ferait mieux de développer le réseau de bus que l’on attend toujours trop et de les passer à une énergie propre. les écolos n’ont qu’à me payer une nouvelle voiture propre car moi je n’ai pas les moyens de m’en racheter une.

Lucie dit :

Peut-etre que le développement d’un Vélib hybride pourrait contribuer d’avantage à l’utilisation du vélo.

Pierre dit :

Il n’y a pas de dictature écologique comme je l’ai lu un peu plus bas, il y a la démocratie. La majorité des parisiens veulent moins de pollution, moins de voitures, heureusement elle n’est pas masochiste, et c’est ce que fait la Mairie (merci M. Delanöé), n’en déplaise à la minorité des pro-voiture.

Pierre dit :

Le deux roues motorisé remplace à vitesse grand v la voiture à Paris, il pose des problèmes de sécurité, d’incivilité et de pollution plus importants que la voiture. Les infractions en particulier de vitesse excessive sont bien plus nombreuses que celles des voitures. Pourquoi ne le réglemente-t-on pas davantage ? En Chine le scooter électrique a remplacé le deux roues thermique depuis longtemps : il est moins polluant, moins bruyant, moins puissant donc plus sûr. Pourquoi ne l’encourage-t-on pas très fortement à Paris ?

Thierry dit :

Et quid du developpemement des 2 roues motorisés, scooters et motos. Beaucoup plus bruyant que les autos et qui n’hésitent pas à circuler à toute berzingue sur les trottoirs, sans parler de l’envahissement des trottoirs par ces gros et lourds engins en stationnement. Si la bataille contre la voiture en ville a marqué des points à Paris, la nuisance des scoots et des motos qui pétaradent et dérangent la vie quotidienne des citadins s’est amplifiée gravement. Autant les constructeurs autos ont diminués les pollutions sonores et autre des voitures, autant pour les 2 roues à moteur on ne constate pas d’amélioration…

Nathalie dit :

Moins de voitures c’est bien, mais moins de camions ce serait encore mieux. A quand les camions que éteindraient leur moteur lors du stationnement? Et les deux roues, quelles nuisances. Ne nous réjouissons pas trop vite. En plus si il y a moins de voiture c’est peut-être aussi parce qu’il y a moins de boulot.

Lo dit :

@parisien du Nord :
Que moins de voitures et plus de vélos se traduisent par moins de petits commerces, ça paraît bien douteux et peu logique. Avec un vélo, on va moins volontiers qu’en voiture vers les hypermarchés reliés par des bretelles d’autoroutes.

Lo dit :

Si c’est le cas, ce dont je me réjouirais fort, je crois qu’il vaudrait tout de même mieux parler de « car-peak ».

Laurent dit :

Le parisien du Nord est le genre agressif au volant, misogyne, buté et certainement contre le mariage pour tous. Mais pas d’inquiétude, il ne doit plus avoir beaucoup de points sur son permis et bientôt, il sera à pied. Allez courage, encore un ou deux excès de vitesse ou feu rouge grillé et il ne sévira plus sur les routes. Je suis aussi sûr qu’il se gare sur les places handicapées. Mais comme il est handicapé du cerveau….

Parisien du Nord dit :

Serait-ce le résultat d’un lobby, non, d’une haine envers l’automobiliste de la part nos chers Denis Beaupin et Bertrand Delanöé ? Tout à fait, c’est le résultat d’un acharnement minable et couteux pour le contribuable (et ouais, ce sont nos impôts qui ont financent toujours les « améliorations » de la voirie !) pour quel résultat ? Moins de voiture, mais aussi moins de petit commerce, et beaucoup plus, mais alors beaucoup plus de 2 roues. Mais les gens sont comme des veaux et ne remarquent rien. Je ne dis pas merci à ces dictateurs ecolo-bobo (avec chauffeur) pour nous pourrir l’atmosphère par des embouteillages monstre et des nuisances sonores des 2 roues !

Bravo, Paris peut s’en féliciter.
Vivement 2014 que cette équipe malsaine dégage.

zorba dit :

Le nombre bagnoles diminue, d’accord. Mais pas celui des camionnettes en tout genre,ni celui des 2 ou 3 roues motorisées.
Paris prend des airs asiatiques aux heures de pointe, où les feux rouges retiennent entre 5 et 10 2 roues en permanence.
Le Vélib est très bien, mais insuffisant pour améliorer les conditions de vie dans la ville dense. Il faut 20 fois le parc de Vélib actuel, mettre des ralentisseurs surélevés partout, et fair payer le stationnement des 2 roues.
C’est URGENT.

admin dit :

Juste deux petites précisions et ainsi corrections suite à un échange avec Jérémy Courel :
Dans Paris, c’est le trafic automobile (et non les déplacements en voiture par personne et par jour) qui a baissé de 24% entre 2001 et 2010, sur la petite couronne de 8%.
– Les hommes, cadres à Paris, sont accros du vélo avec plus de 10% de part modale, précisons qu’il s’agit des trajets domicile-travail.
Cela reste impressionnant !
Merci à Jérémy pour ces précisions.
Bonne lecture à tous
Marion

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