Paris comme vous ne l’avez vu, en 18 clichés
samedi 16 février

Paris comme vous ne l’avez vu, en 18 clichés

Rachel
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A quoi ressemblait la rue de Belleville, le Moulin Rouge ou le Centre Pompidou ? De rares clichés publiés sur le blog Paris Unplugged de Nicolas Bonnell, un passionné de photographie, révèle la capitale sous un autre jour. Voyage dans le temps imminent !

Certaines images en couleurs ont été réalisées grâce au procédé Autochrome, ingénieusement inventé par les frères Lumières en 1903. La majorité des photos sont signées Léon Gimpel, Stéphane Passet, Georges Chevalier et Auguste Léon, dans le cadre des « Archives de la Planète », lancé par Albert Kahn, un banquier dont les affaires n’étaient pas son idéal. Certaines d’entre elles ont été «recolorisées sur la base de leurs couleurs d’origine», précise Nicolas Bonnel sur son blog. «Elles nous offrent une proximité inattendue avec ce siècle d’écart que l’imaginaire restitue volontiers en noir et blanc».

Un peu d’histoire…

En 1969, le président Pompidou avait un désir : implanter au cœur de Paris un lieu moderne dédié à l’art contemporain. Le plateau de Beaubourg, grand parking où l’on projetait la construction d’une bibliothèque, semblait être l’emplacement idéal. Parmi les nombreux projets proposés, c’est celui des architectes Renzo Piano et Richard Rogers qui remporte le concours. Un projet audacieux qui lèvera la polémique, certains le comparant à une raffinerie de pétrole. Mais le musée sera inauguré en 1977 avec le président Giscard et de Raymond Barre.

L’enseigne « Folies » au loin est un gros indice sur cette rue… Oui, nous sommes bien dans la rue Belleville, 113 ans plus tôt. Il constituait à l’époque l’axe principal de l’ancienne commune de Belleville rattachée à Paris en 1860. 2250 de longueur qui serpente jusqu’en haut de la plus haute colline de Paris. La rue reste entre autre célèbre pour avoir vu naître et grandir Edith Piaf, ainsi que le chanteur Eddy Mitchell dont l’œuvre regorge de références au quartier.

Boulevard Beaumarchais à l’angle de la Rue du Pas de la Mule, 1914. Le Boulevard englobe le 3e arrondissement et 4e arrondissement d’une part et le 11e arrondissement d’autre part. Cette voie plantée d’arbres, fut construite par Arrêt du Conseil du Roi du 7 juin 1670, après la destruction de l’enceinte de Charles V. Elle portera les noms de « Le cours », puis de boulevard Saint-Antoine ou boulevard de la Porte Saint-Antoine…

Ce bâtiment ne vous dit rien ? C’est pourtant devenu l’une des salles de concerts bien connues des amateurs de la scène musicale actuelle : la Flèche d’Or. Autrefois, c’était la gare de Charonne. Ces stations étaient destinées à faciliter l’accès aux usines d’un quartier en pleine industrialisation. Mais un jour, le métropolitain arrivera et détruira l’exploitation de cette ligne désaffectée en 1934. Le bâtiment est reconverti dans les années 90 et baptisé la Flèche d’Or, en référence au train mythique qui assurait le voyage Paris-Londres de 1926 à 1972.

En 1909, le Grand Palais présentait la première exposition internationale de locomotion aérienne. C’est le coup d’envoi d’une longue tradition d’œuvres majestueuses. La mise en scène de l’architecte André Branet, passionné d’aéronautique depuis l’adolescence, remporte un si grand succès que l’Automobile-club lui confie la décoration des Salons de l’Automobile.

Le cabaret rouge mondialement célèbre n’a pas tant changé depuis 1889 ! Présenté comme un « Palais de la Femme », le Moulin Rouge a été inauguré par Charles Zidier et Joseph Oller qui désirent offrir un lieu de détente et de plaisir à tous les habitants de Montmartre. Il remporte un succès fulgurant dès le départ et les premières années sont marqués par les noms célèbres qui y performaient. Le Moulin n’a pas perdu de son charme !

Les Halles comme vous ne les avez jamais vus :

Marché aux fleurs aux Halles, 86 Rue Rambuteau, 21 juin 1914.

Vendeuses au Halles en 1920.

Carreau des Halles en 1913, quand celles-ci étaient encore animées par un immense marché.

Nos rues sous un autre jour :

Rue de la Roquette en 1918 avec son cinéma Plaisir. Aujourd’hui remplacé par une banque et une résidence.

Construction du métro Nation (autrefois appelé place du Trône) en 1901-1902. Au bout, les colonnes du Trône supportent les statues des rois Philippe-Auguste et Saint-Louis.

Porte d’Orléans en 1929 lors de la démolition et la reconstruction d’immeubles.

Dans le métro des Invalides, une femme se pèse !

A l’époque, on pouvait cultiver nos légumes en face de la Tour Eiffel dans ces jardins potagers du quai Louis-Blériot (Quai d’Auteuil à l’époque), en face du pont de Grenelle et la statue de la Liberté. 1918.

Le majestueux magasin la Samaritaine en 1930.

Vue du jardin des invalides avec la Tour Eiffel en toile de fond 1914.

Les numéros 8 et 9 de la rue de Montparnasse en 1914 étaient bien plus modestes que l’école primaire qui les remplace !

La rue super bobo de Montorgueil était déjà un haut lieu de commerce et de gastronomie à l’époque. L’Auberge du Compas d’Or, en 1914, abritait le hangar des diligences à destination de Dreux.

Pour prolonger votre voyage dans le temps en couleur, jetez un œil aux autres surprenantes photos de Paris 1914.

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Les derniers commentaires

khaled dit :

c’est manifique. merci

Lanfranco dit :

je suis italien e j’habite à Paris depuis 15 ans et je dois dire que si aujourd hui je ne suis pas vraiment lié a cette ville c’est plus par des raisons humaines que je dis ça, mais quand je regards cettes photos je dois dire qu elles me touches beaucoup et j’adore et je pense que meme si c’etait une epoque très très dur et de pauvreté, mais mon Dieu il y avait beaucoup plus de passion et d’amour …merci

Nicolas Bonnell dit :

Merci pour cet article. Pleins d’autres images sur http://www.paris-unplugged.com :)

[…] parking lot that became the Centre Pompidou and other images of Paris of the 20th century. (Vélib’ & Moi, Feb. […]

Laurent dit :

Intéressant.
Il existe un café Compas d’or rue Montorgueil, on a du mal à l’imaginer sur le même lieu que cette auberge!
Petit détail sur l’avant-dernière photo : ce sont les numéros 8 et 10 (et non 9) de la rue qu’il faudrait indiquer : il y avait déjà depuis longtemps les cotés numéros pairs et impairs.

Jacqueline RENAUD dit :

C’est une véritable merveille que de pouvoir se promener dans Paris à travers le temps.

Bravo

ALAIN P dit :

Je sus d’accord avec Sébastien. 1900 pour la rue de Belleville…..les vêtements sont de 1940…

powo dit :

Super!Ces photos étaient exposées à l’HdV il y a quelques années avec d’autres et des vidéos en couleurs de 80 ans environ pour certaines-Je verrais bien une musique « impressioniste » comme ambiance…

sebastien dit :

Très belles photos mais : des erreurs, au moins 2, rue de Belleville, il y a « 113 » ans, devant une photo qui date des années 1930 ou 1940 selon les vètements, mais pas 1900. D’autre part, le Grand Palais, le nom de l’architecte : André Granet et non Branet. Merci de rectifier le nom de ce talentueux architecte.

Béatrice dit :

Merci pour cette rétrospective passionnante !
Au plaisir pour encore plus de photos !!!

raoul dit :

très belles photos. Merci

Jmb dit :

C’était mieux avant ,aujourd’hui on étouffe à Paris ,c’est sale, c’est hors de prix, on ne se reconnaît pas en tant que français , on n’a de moins en moins nos repères culturels

Site Officiel Vélib
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