Vélib’, à l’étranger qu’en pensent-ils ?
mercredi 25 juillet

Vélib’, à l’étranger qu’en pensent-ils ?

Gildas
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Les systèmes de vélos en libre-service se sont installés dans de nombreuses villes d’Europe et du Monde. Vélib’, avec 23 000 vélos et plus de 1 700 stations, bénéficie d’une notoriété internationale. Cinq ans après sa création, Vélib’ propose de nouveaux services et fait partie du quotidien des parisiens. A tel point qu’il est en passe d’être adapté outre-Atlantique et est très apprécié des touristes étrangers… Entrevue avec Paul Roll, Directeur Général de l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris, à l’occasion des 5 ans de Vélib’.

Dans certains pays comme la Chine et les Pays-Bas, le vélo est un moyen de transport répandu et fortement ancré dans les habitudes, il a autant d’importance que l’automobile. La France de l’Après-Guerre a choisi de se reconstruire en privilégiant les transports motorisés. A la fin du siècle, les questions environnementales ont  permis l’émergence d’autres formes de mobilité et notamment en ville, telles le vélo… un moyen de transport très courant avant la 2e Guerre Mondiale, offrant à chacun accès à un moyen de transport individuel, pratique et bon marché.

Aujourd’hui, la plupart des grandes villes françaises offre un service de partage de vélo, à la disposition de tous. Parmi les premières, la ville de Copenhague au Danemark a lancé son système de vélos en libre-service, Bycyklen, en 1995.

Aujourd’hui Vélib’ se distingue  par l’ampleur de son dispositif et par son nombre d’utilisateurs dont 224 000 abonnés annuels. Selon Paul Roll, Directeur Général de l’Office du Tourisme et des Congrés de Paris, Vélib ‘ est « un système simple, efficace et économique, qui a sensiblement amélioré son niveau de service depuis quelques années».

Vélib’, un exemple à l’étranger ?

 

«J’ai eu l’occasion de découvrir les systèmes installés à Barcelone, Rio ou Londres, aucun n’est comparable avec Vélib’, que ce soit au niveau de la topographie, de la place de la voiture, de la sécurité, de l’étendue du dispositif. Vélib’ est un modèle pour l’étranger, parce que Paris est la première grande ville à avoir osé déployer un tel dispositif à une aussi grande échelle » a déclaré Paul Roll.

Ainsi, aux Etats-Unis, l’automobile est reine, mais la petite reine gagne du terrain par la côte est. Le maire de New York, Michael Bloomberg s’est intéressé au Vélib’ lors de sa visite à Paris en 2007 et il a exprimé son souhait d’adapter ce service à sa ville. Cinq ans plus tard, « New-York City Bike Share » s’apprête à devenir opérationnel dans les rues de Manhattan et de Brooklyn. Le service s’inscrit dans la politique de déplacements de la ville, l’objectif du Département des transports de la ville de New-York étant de contribuer à accroitre le nombre de cyclistes pour atteindre une part modale de 3%.

http://blog.velib.paris.fr/blog/2012/04/30/les-new-yorkais-et-le-velo/

Des pays qui s’inspirent des politiques cyclables en France
Le 13 mars dernier, une délégation polonaise constituée d’élus, de membres d’associations pro-vélo, de journalistes et de techniciens a testé les voies cyclables de la ville de Tours ainsi que son service de location de vélo longue durée. Leur but était de s’inspirer des initiatives pour les appliquer chez eux et favoriser le développement de la mobilité douce en ville. Quelques jours plus tard, le 16 mars, Barbara Pujdak, directrice du Bureau de Développement de la ville de Gdansk participait à la rencontre nationale du Club des Villes et Territoires Cyclables, à l’Hôtel de Ville de Paris. Elle a présenté le plan de développement cyclable de la ville, en accord avec la Charte de Bruxelles. Il engage la ville en faveur des trajets domicile / école ou travail à vélo, ainsi que du tourisme à vélo.

http://blog.velib.paris.fr/blog/2012/03/26/cap-2030-pour-le-club-des-villes-et-territoires-cyclables/

 

Vélib’, un incontournable pour les touristes
Les vélos en Libre-Service sont à présent intégrés aux déplacements quotidiens de nombreux salariés, qui évitent ainsi les trajets avec leur véhicule motorisé. Le signe qui ne trompe pas, indique Paul Roll est que « les abonnements des salariés sont pris en charge par de plus en plus d’entreprises. ». Par ailleurs, ce service est très apprécié des touristes car c’est une nouvelle façon de visiter les villes, Paul Roll renchérit « Nos visiteurs aiment beaucoup Vélib’, ce sont de gros utilisateurs, surtout pendant le week-end et le soir. », d’autant que Vélib’ a « contribué de manière significative au passage accéléré de l’image d’une « ville monumentale, ville des lumières » à une ville moderne qui sait évoluer sans trahir son passé ».  Les touristes ne conçoivent plus une visite à Paris sans un tour en Vélib’, devenu aussi incontournable que la Tour Eiffel.

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Les derniers commentaires

tom4 ex comité dit :

cela dure depuis plus de 3 mois ….

daniel dit :

« Les données dynamiques sont temporairement non disponibles ». Cela fait plusieurs mois que ca dure. Ou est-ce un probleme avec mon iPhone?

Mónica dit :

Hola, estarémos en Paris desde el 22de agosto, por una semana, me gustaría saber como hago para alquilar sus bicicletas,gracias

Clem dit :

Le développement de Vélib’ est ahurissant ! (dans le sens positif, j’entends).

La politique de la Ville a beaucoup évolué sur le cyclisme ces dernières années avec notamment l’ajout d’une signalisation spécifique, et la création des « axes cyclistes ». Je pense néanmoins qu’il y a encore beaucoup de travail pour améliorer encore le réseau : clarifier la signalisation (vert sur blanc : pas assez visible, incohérences entre panneaux en majuscules et panneaux en minuscules, panneaux souvent mal placés…), rendre les pistes elles-même plus visibles (revêtement de couleur différente), sur les grands axes créer des couloirs dédiés et non partagés sur les couloirs de bus (cf les incidents récurrents boulevard de Sébastopol), ajouter des feux vélos un peu partout (j’ai constaté moi même que beaucoup moins de cycliste grillent les feux vélos, alors qu’ils font peu de cas des feux traditionnels), et surtout supprimer les couloirs « à l’ancienne », comme celui du boulevard Henri IV, qui sont de toute façon impraticables parce que les automobilistes les prennent pour des parkings.

Ça paraît à la limite du sujet, mais sans faire plus de place – à la danoise – aux infrastructures, Vélib va très très vite atteindre ses limites…

Thomas1391 dit :

Beaucoup des visiteurs étrangers à qui j’ai conseillé Velib n’ont pu le faire pour des raisons de carte de paiement. Quelle solution leur propose-t-on ?

BLANC dit :

Les données dynamiques sont temporairement insisponibles. Jusqu’à quand , ca fait plus d’une semaine que ça dure !

Site Officiel Vélib
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