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Les Vélib’ et les bobos, c’est une grande histoire d’amour !
lundi 28 novembre

Les Vélib’ et les bobos, c’est une grande histoire d’amour !

admin
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En se démocratisant, le vélo est entré dans le quotidien d’une ville en pleine boboïsation, au point de devenir un des symboles de ce phénomène.

Risquons nous à paraphraser Barbara : notre plus belle grande histoire d’amour, c’est vous. Comme les bobos ne peuvent pas s’empêcher d’être les premiers à tout essayer, ils ont pris un abonnement annuel dès le lancement du service, en juillet 2007. Comme les Lyonnais avant eux, les Parisiens ont vite adopté massivement ce mode de transport parfaitement adapté à leurs vies d’urbains dynamiques qui enchaînent une expo rive droite, un ciné rive gauche et une bière avec des potes sur les quais de Seine avant de rejoindre Pigalle pour une soirée chez Moune et rentrer dormir à la Butte aux Cailles.

 

Pour s’en rendre compte, il suffit de se poser un instant sur une terrasse du Canal Saint-Martin (d’où cet article a été écrit !), pour voir passer des dizaines de Vélib en file indienne. Et, comme par hasard, les conducteurs ont tout l’attirail des parfaits bobos : des jeans serrés et, sous de gros pulls en laine bariolés, des chemises en chambray boutonnées jusqu’en haut pour les hommes ou des tops colorés pour les filles ; des casques dans lesquels ils écoutent des groupes de rock ou d’électro aux noms anglais absurdes. Au cas où cette belle série de clichés ne vous ait pas totalement convaincu : voici un argument imparable. Dans quels quartiers trouve-t-on le moins de Vélib’ disponibles ? Et bien aux Batignolles, à Gambetta, rue des Martyrs et à Oberkampf ! Vous voyez !

Faire du vélo est devenu cool. Mais même entre cyclistes, il y a une hiérarchie dans la branchitude. Les plus hypes ont investi dans leur propre vélo : soit dans un modèle ancien, très vintage, soit dans un fixie (ces vélos très légers et parfois sans freins), qu’ils ont choisi dans un colorie bien flash. Ces cyclistes-là snobent un peu la masse de vélibiens, qui peinent à avancer avec leurs lourdes machines… Trop mainstream pour être aimables.

Mais le plus amusant dans cette mode du vélo, c’est qu’elle a modifié la ville. Et je ne parle pas des bornes Vélib qui ont poussé à chaque carrefour de la capitale. Non, hier en pédalant rue de la Roquette, j’ai remarqué qu’à force d’emprunter toutes les rues à contre sens, la ville a fini par adapter sa signalisation aux vélos. Tous les panneaux « sens interdit » sont désormais suivis d’un « sauf vélo ». Cette évolution est assez emblématique de la liberté et d’un certain je-m’en-foutisme que chérissent les bobos qui vivent en se foutant bien des autres. In fine, ils imposent toujours leur façon de vivre (et de conduire) à l’ensemble de la société.

Benoit & Bixente (bobos de merde)
Retrouvez l’auto-dérision des BOBOs de merde sur leur blog : www.bobodemerde.com

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Les derniers commentaires

tom4_CO dit :

Bonjour Misson
ne soyez pas si sectaire :). Il y a forcément des vélibistes qui aime le vélo en général, et un motobecane de 73 doit forcément les interesser.
quand au comportement, je suis désolé de vous décevoir, mais j’ai déjà fais quelques stats rapides (comprendre, je me fais à un feu, et je compte ceux qui grille en velib, en velo, avec casque, sans casque), et bien, c’est kifkif

tom4, velibiste, mais possesseur d’un motobecane velocross des annees 80 (le orange à grosses suspensions)

Misson dit :

Bonsoir,
Je suis bobo. J’ai un Motobécane 73 ultra-vintage, et, bien sûr, je méprise les vélibistes… Mais pour une seule raison : trop souvent, j’ai devant, à côté, derrière moi, des enfants de trois ans qui posent pour la première fois leur auguste postérieur siglé sur une selle. ça zigzague, ça freine inopinément, ça grille des feux parce que ça fait grand, ça prend les trottoirs… Une plaie, bobo ou pas, ces vélibistes ! Et avec ça, aimables comme de vrais bobos : ose-t-on les apostropher pour leur signaler la dangerosité de leur conduite… On reçoit en retour un de ces regards « supérieurs » (prétendument) « Comment osez-vous m’adresser la parole, nous ne sommes pas du même monde… »‘ Un coup d’oeil à mon Motobécane aggrave mon cas, évidemment…
Mal élevés, inconscients, individualistes à outrance… de vrais bobos, c’est certain.

toto dit :

pitdepit est un bobo extatique

Mathieu_CO dit :

Diable, les danois seraient donc tous pauvres ?

Pierre_CO dit :

Oulah ça part en live cet article 😉

Pitdepit dit :

Ouais bon , il est temps de cesser la facilité des clichés réducteurs et qui en disent plus sur la pauvreté (qui n’est pas vice) des analyses de leur (s) auteur (s) anonymes.
Cessons de classifier les personnes dans des catégories des clans et de jouer les sociologues aux petits pieds, j’y vois la trace cachée des mercantilo-politiques qui réduisent la sociologie à l’économique
Stigmatisation du bourgeois et du bohémien le bobo , oxymore du friqué qui joue le pauvre, du nanti qui se travesti en rom. Le chic mal razé, aux vêtements déchiré, pour faire pauvre, histoire de tromper son monde, et de se déculpabiliser
Non le vélo est bien prolétaire , cet instrument sportif il prône l’effort lourd vélib, et le respect de l’environnement,c’est une tout autre culture accessible à tous, bienheureux les pauvres.

stephane dit :

c est clair que les racaille n’ont pas compris le concept!!!il faudrais peut etre que quelqu un leurs disent qu’on dois mettre sa CB et ne pas arraché les vélos!

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