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Le vélo, un remède anti-crise ?
mardi 11 octobre

Le vélo, un remède anti-crise ?

Marion
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A l’heure où le pouvoir d’achat est en berne et où les restrictions budgétaires sont de rigueur, le Club des villes et territoires cyclables estime que le vélo est un remède anti-crise : « un outil concret et efficace au service du pouvoir d’achat et des politiques publiques de transports, d’aménagement du territoire, de santé et de citoyenneté ».

Ce réseau d’acteurs pour le développement de l’usage du vélo et de la mobilité durable regroupant plus de 1000 collectivités dont la ville de Paris tenait son congrès les 5, 6 et 7 octobre. L’occasion de rappeler les dix mesures jugées prioritaires. Elles ont été présentées au Gouvernement le 1er septembre dans le cadre de la préparation d’une politique nationale pro-vélo, et adressées à l’ensemble des candidats à la présidentielle.

5% des déplacements quotidiens

Jean-Marie Darmian, président du Club des villes et territoires cyclables et Maire de Créon est clair : « Les Français aiment le vélo. Chaque jour davantage ! 5% l’utilisent déjà de manière quotidienne pour se déplacer. Les vélos en libre-service ont favorisé un retour massif du vélo dans les centres-villes. Le potentiel de croissance de la pratique du vélo est très important : plus de 50% des déplacements font moins de 2 km. Or, sur cette distance, le vélo est le mode le plus rapide, le plus fiable et (avec la marche) le plus économe en ville. Il faut désormais des mesures pour enclencher une dynamique et aboutir à un usage massif du vélo en commençant par les déplacements vers le travail et l’université ».

J’en profite pour vous rappeler de vous renseigner auprès de votre employeur, celui-ci rembourse peut-être tout ou partie de votre abonnement Vélib’ au même titre que votre abonnement de transports, et, pour les étudiants, n’oubliez pas que vous bénéficiez de tarifs réduits pour vous abonner à Vélib’…

Vélo et pouvoir d’achat

Le transport est le deuxième poste dans le budget des ménages français (15% en 2004 avec 5140€ par an) après le logement (8440 €) et devant l’alimentation (4980 €). Les deux tiers des déplacements sont réalisés en voiture or le coût de l’utilisation de la voiture est en hausse. L’utilisation d’un vélo personnel comme moyen principal de déplacement sur les trajets domicile-travail coûte en moyenne à son propriétaire 250 € par an (contre 600€ aux Pays-Bas et au Danemark, et 200 € dans les pays d’Europe méditerranéenne). Ces dépenses recouvrent l’achat de chambres à air, de freins, l’usure des pneus, des systèmes de transmissions et une révision chez un professionnel.

Si l’on rapporte ce montant à la distance moyenne parcourue par an, on estime le coût de l’usage du vélo à 0,20€ par kilomètre parcouru en 2010 contre 0,44 € / km pour une voiture (achat, frais d’entretien, garage) d’après l’Automobile Club ( une Clio essence couterait par exemple 5 744 € par an à son propriétaire pour 9 076 km parcourus). Mais ce n’est pas tout.

De 50 à… 500 euros par mois économisés !

D’après l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), si une famille conserve le même parc de voitures et qu’elle utilise davantage le vélo, elle peut espérer économiser de 50 à 100 € par mois. Si, grâce au vélo, ce ménage renonce à une seconde ou troisième voiture, les économies s’élèvent de 300 à 500 € par mois. Et si on remplace des trajets en voiture par des trajets en Vélib’, on économise encore plus 😉

Bien sûr tous les ménages n’ont pas de voiture (à Paris notamment) ou même plusieurs voitures. Notons cependant que la dépendance aux voitures augmente à mesure que l’on s’éloigne des centres villes.

Une enquête de l’ADEME de 2006 (donc avant la crise et l’augmentation des prix du pétrole) estimait que les ménages habitant en banlieue consacraient en moyenne 3,8% de leur budget à l’achat de carburant, celles résidant en milieu périurbain (grossièrement la grande banlieue) 4,6% et enfin 2,4% pour un ménage parisien. Or ce sont les prix de l’immobilier en centre-ville qui conduisent souvent les familles modestes et classes moyennes à se loger en périphérie, accroissant alors aussi leur dépendance à la voiture… C’est une des raisons pour lesquelles les élus du Club des villes et territoires cyclables estiment que le développement du vélo est un enjeu de cohésion sociale et territoriale.

Ils jugent que les transports collectifs ne sont pas l’unique solution aux problèmes de mobilité et plaident pour l’usage du vélo dans la chaine du déplacement, combiné avec des transports collectifs, ou comme mode de déplacement unique avec des vélos à assistance électrique en cas de longues distances.

Dépenses de santé : 15,4 milliards € d’économies par an

A l’échelle individuelle et nationale, la facture énergétique et les impacts environnementaux seront évidemment impactés si l’usage du vélo se développe. Mais les économies et bénéfices immédiats les plus flagrants sont en terme de dépenses de santé. « En matière de santé publique, près de 5 milliards d’euros sont économisés chaque année avec une pratique actuelle du vélo autour de 3%. Une pratique de 12 à 15% à horizon 2020 (niveau actuel de nombreuses villes européennes) permettrait d’engranger une économie de 15,4 milliards d’euros par an » soulignait Jean-Marie Darmian, le président du Club des villes et territoires cyclables.

L’argument principal des campagnes de communication anglaises en faveur de leur programme « Cycle to work » est qu’un employé qui fait du vélo est en meilleure santé, plus productif et moins sujet aux arrêts de travail. Un salarié qui se déplace régulièrement à vélo serait ainsi en moyenne arrêté un jour de moins par an selon une étude…

Tous au travail à vélo !

Parmi les dix mesures prioritaires, deux s’adressent directement aux salariés et à leurs employeurs, le Club estimant qu’il s’agit là d’un formidable levier pour développer l’usage du vélo.

Première idée, un programme national de promotion du vélo auprès des salariés « Au travail à vélo ». Objectifs, faciliter l’accès des salariés au vélo via des prêts ou des aides à l’achat. Dans le cas du programme « Cycle to work » existant en Grande-Bretagne, l’employeur paye le vélo et ses accessoires et choisit soit de les mettre à disposition de son salarié gratuitement soit de le faire participer aux frais puis de lui proposer d’acheter le vélo à un prix très avantageux. Pour le Club, la mise à disposition gratuite de vélo et la facilitation de leur acquisition est un enjeu majeur. Les employeurs bénéficieraient d’incitations financières (exonérations fiscales et sociales) et ce sans que ces aides soient assimilées à des avantages en nature pour le salarié (et donc prises en compte dans le calcul de l’impôt sur le revenu).

Autre grande mesure, la participation de l’employeur aux frais de déplacement domicile-travail des salariés : une indemnité vélo versée par l’employeur aux salariés et combinable avec le remboursement de l’abonnement transport. Celle-ci pourrait être de 0,20€ du kilomètre, serait exonérée de cotisations sociales et patronales et d’impôts sur le revenu pour le salarié.

Les dix mesures prioritaires

1. L’affectation de 10% du budget des routes nationales et autoroutes pour l’aménagement d’itinéraires vélo.

2. Le jalonnement des grands itinéraires de véloroutes et voies vertes

3. La relance de la démarche « Code de la rue »

4. La mise en œuvre d’un plan ambitieux de développement du stationnement

5. Le déploiement du marquage des vélos à l’échelle du territoire pour lutter contre le vol

6. Une campagne de communication annuelle sur le thème « le vélo quotidien, c’est bon pour la santé »

7. Un déploiement à l’échelle nationale des actions d’apprentissage du vélo initiées, souvent en partenariat, par les associations et les collectivités locales.

8. Un programme pour le développement du vélo auprès des salariés.

9. Une indemnité kilométrique vélo

10. Le vélo citoyen : une grande campagne de communication !

Je vous invite à consulter l’intégralité du dossier de presse du Club des villes et territoires cyclables et plus généralement leur site internet. Au mois de décembre, le Ministre des Transports devrait présenter son Plan national vélo en décembre, affaire à suivre donc.

Vos idées sont aussi les bienvenues, alors n’hésitez pas à nous faire part de vos propositions.

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Les derniers commentaires

Pierre_CO dit :

je vous ai déjà répondu. Je ne peux pas copier coller la réponse immédiatement car elle comporte des liens et doit donc être validée par l’équipe de modération.

Pierre_CO dit :

Traduit dans la langue d’origine, c’est mieux

El tique ha aumentado el 28 avril 2011, asi que el precio indicado en http://www.visitandoeuropa.com/paris/transporte/bicicletas-velib-precios-pagos.html no es correto. El Alcalde decidió aumentar el tique de corta duración porque hacia 4 años que no habia aumentado. Ese Tique no es unico para los turistas extranjeros sino para todos los que non quieren suscribir al año. Es el mismo sistema que en Sevilla o Valencia. Si tiene una pregunta puede llamar al 01 30 79 79 30.
Además un aumento de 70 centemos par un tique que permite viajar mongollón de veces al dia no me parece caro. Si toma los transportes públicos, solo podra viajar una vez, sin poder cambiar del metro al autobus por ejemplo. Lo que cuesta es el precio de un cafe. Yo pienso que Velib hace mucho mas que algunas ciudades con el tique que se puede comprar en http://www.paris.velib.fr o en un hotel. Le recuerdo que en Barcelona por ejemplo ese sistema de bici solo es para les barcelonés. En Sevilla, el abono corta duración 7 dias cuesta 10€
Un saludo

En français:
Le ticket a augmenté le 28 avril, si bien que le prix que vous avez vu sur http://www.visitandoeuropa.com/paris/transporte/bicicletas-velib-precios-pagos.html est faux. Le Paire a décidé de cette augmentation car cela faisait 4 ans que les tarifs n’avaient pas augmenté. Ce ticket n’est pas uniquement pour les touristes étrangers, mais pour touts ceux qui se souhaitent pas s’abonner. Si vous avez des questions, vosu pouvez appeler le Service client.
Une augmentation de 70 centimes pour un ticket qui permet de faire un nombre illimité de locations durant 24h, je ne trouve pas cela très cher. Pour le même prix, vous ne pouvez faire qu’un seul trajet en transport en commun, et encore, vous ne pouvez pas faire de correspondance d’un réseau à un autre (métro puis bus par ex) En valeur absolue, c’est le prix d’un café dans beaucoup d’endroits

Et dernier point, je pense que Vélib fait beaucoup pour les touristes, notamment avec le lancement du ticket que l’on peut acheter en ligne et le partenariat avec les hôtels. Pour rappel, dans certaines villes, les systèmes de vélo libre service sont réserves aux habitants (Barcelone…). A seville le ticket courte durée est à 10€.

JORGE dit :

Essayez d’acheter un billet de 1 € et me dit que je ne peux pas faire, essayez d’acheter un billet de 5 € Et ne me laisse pas. 15/11/2011 jour où cela arrive. 16/11/2011 JOURNÉE. Si je peut avoir augmenté à acheter pour le prix de 1 € A. 1,70 par jour et 5 € à 8 € pour 7 jours Ça me dérange que le prix à CHANGEMENT seulement pour les touristes. LE PRIX POUR LES FRANÇAIS TOUJOURS PAYER COMME € 29 par mois avant. Pouvez-vous expliquer MAIRE est le fondateur de ce système est POURQUOI LE COUP DE TOURISME? Je demande des touristes qui visitent Paris CE TRAITEMENT RAPPORT POUR LES TOURISTES.

INTENTO COMPRAR UN TIQUE DE 1€ Y ME INDICA QUE NO LO PUEDE HACER , INTENTO COMPRAR UN TIQUE DE 5€ Y NO ME LO PERMITE . ESTO OCURRE EL DÍA 15/11/2011 . EL DÍA 16/11/2011 . SI ME LO PERMITE COMPRAR POR QUE HAN AUMENTADO EL PRECIO DE 1€ A 1,70 POR UN DÍA Y DE 5€ A 8€ POR 7 DÍAS . ME MOLESTA QUE EL PRECIO QUE SE CAMBIA SOLO PARA EL TURISTA . EL PRECIO PARA LOS FRANCESES SIGUEN PAGANDO 29€ AL MES COMO ANTES . ME PODRÍA EXPLICAR EL ALCALDE QUE ES EL FUNDADOR DE ESTE SISTEMA ¿POR QUE SE TRATA DE ESTAFAR AL TURISTA? PIDO A LOS TURISTA QUE VISITEN PARIS QUE DENUNCIEN ESTE TRATO AL TURISTA .
¡¡¡¡QUIERO QUE ME RESPONDA¡¡¡¡

Site Officiel Vélib
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