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Le comité des usagers se renouvelle
mercredi 21 septembre

Le comité des usagers se renouvelle

Marion
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Après un peu plus d’une année d’existence, de nouveaux représentants des usagers Vélib’ ont rejoint le Comité d’utilisateurs passionnés qui portent haut les couleurs du Vélib’. La première réunion rassemblant les membres ayant accepté de prolonger leur mandat et les nouveaux représentants avait lieu hier au soir, à la Mairie de Paris.

Partage d’expériences

Instance consultative mise en place par la Mairie de Paris, le comité des usagers Vélib’ rencontre régulièrement les représentants de la ville et de JCDecaux afin de témoigner de leurs expériences et de celles qu’ils recueillent sur le terrain et de contribuer, à travers leurs propositions et idées, à améliorer le service Vélib’. Sur la proposition des représentants, il avait été décidé que seule la moitié des sièges soient renouvelés et les mandats portés à deux ans pour que les « anciens » puissent faire bénéficier les « nouveaux » de l’expertise qu’ils ont pu acquérir au fil des ateliers et visites thématiques en 2010-2011.

Hier au soir, Bruno, Thomas, Élodie, Emmanuelle, Isabelle, Pierre, Mathieu et Pascale, les huit « historiques » ou « initiés » se sont ainsi présenté, les « nouveaux » qui avaient pu être présents hier au soir se prêtant au même exercice. Nous avons ainsi fait connaissance avec Baptiste, Stéphane, Lydie, Dominique, Élisabeth, Emmanuel, Aubin, Sylvie et Lise.

Des nouveaux mais pas des bleus !

S’ils découvraient le comité des usagers et son fonctionnement, les « nouveaux » ne sont pas des bleus lorsque l’on parle de Vélib’ ou de vélo…

Élisabeth, 35 ans, ne se déplace qu’à Vélib’, en toute circonstance, pour aller travailler, sortir, faire des courses et même lorsqu’elle part en voyage, un sac à dos sur le dos, un autre dans le panier. Elle a eu longtemps un vélo personnel mais avait trop de problèmes et notamment dès qu’elle avait besoin de faire des réparations… Elle souhaitait devenir représentante pour relayer les problèmes mais aussi « continuer à expliquer les avantages du système aux personnes qui en ont peur ou ne le connaissent pas bien ». Une ambassadrice Vélib’ de plus !

Baptiste, 31 ans, utilise Vélib’ depuis sa création. Il a abandonné le métro au profit du Vélib’ pour tous ses trajets domicile-travail (Paris 7eme – Paris 16eme) d’autant qu’il n’a jamais de problèmes pour trouver des vélos dans ces quartiers. Il a souhaité être représentant car il tient à Vélib’ et pour contribuer à améliorer les choses. Se définissant comme un « utilisateur frénétique de Vélib’ (121 trajets pour un temps cumulé de 20h26 les trois dernières semaines précédant sa candidature !) », il considère que son rôle de représentant des usagers est d’être le vecteur du « vécu des utilisateurs du service, tant pour les aspects positifs que négatifs » et également d’informer les utilisateurs ou futurs utilisateurs, notamment à travers le blog. Vous devriez-donc repérer bientôt sur le blog un « Baptiste-co », manière dont vos représentants se signifiaient en commentaire.

Dominique est une cycliste aguerrie : il y a au moins 40 ans qu’elle fait du vélo dans Paris. Elle utilise Vélib’ depuis son lancement mais n’a pas pour autant abandonné le métro puisqu’elle travaille en banlieue, au delà de la première couronne et ainsi sans stations Vélib’ à proximité immédiate. Elle a confessé, non sans humour, avoir aussi… une voiture ! Dominique l’utilise même de temps en temps. Elle est ainsi sensible à la question de la cohabitation des vélos et des voitures et plus généralement à la question du partage de l’espace public.

Emmanuel, 30 ans, est un adepte de Vélib’ depuis 2 ans. Lui qui est souvent dans le 19eme vers télégraphe où trop souvent « il y a plein de stations mais pas de Vélib’ » est sensible à la question de la régulation. Dans sa candidature, il insistait notamment sur la réflexion à mener sur des pistes incitatives nouvelles pour ces quartiers en hauteur où malgré les minutes gratuites offertes ou les remontés par véhicule, les stations se vident encore trop rapidement. Et pourquoi pas lier Vélib’ à des sorties culturelles ?

Sylvie est une cycliste : à Strasbourg ou La Rochelle où elle a vécu, elle se déplaçait beaucoup à vélo et a adopté Vélib’ depuis qu’elle vit à Paris. Habitante du 18eme arrondissement de Paris, elle est également confronté à la question des vélos en hauteur. Mais elle confesse ne pas toujours remonter les vélos ! L’avantage de Vélib’ est clairement pour elle que, contrairement à un vélo personnel, elle n’a plus à se soucier de ramener le vélo chez elle… C’est aussi le plaisir d’aller plus vite que les voitures, une sensation de liberté, un plaisir de partager des trajets avec des amis, etc. Pour améliorer Vélib’, il faut travailler sur la régulation mais elle juge également qu’il faut accompagner les débutants, la pratique du vélo en ville nécessitant d’acquérir selon elle quelques bons réflexes et habitudes.

Aubin, 23 ans est passé à Vélib’ depuis février dernier mais n’est pas pour autant un novice. De part ses études il a ainsi testé les systèmes de vélos en libres service de Nantes et Lyon. Il apprécie notamment dans Vélib’ et ces systèmes le fait que les utilisateurs forment une communauté qui partage souvent les mêmes envies, rencontre les mêmes problèmes, ressent les mêmes sensations sur son deux roues. Il souhaite notamment en tant que représentant être le porte-voix des impressions qu’il recueille sur le terrain et auprès de ses proches et contribuer à développer cette communauté d’utilisateurs.

Lise, est une psychologue de 28 ans qui vit en banlieue mais dont la vie est sur Paris et, depuis mai, à Vélib’. C’est un moyen de se déplacer qu’elle juge à la fois pratique pour éviter des correspondances, agréable pour se balader le week-end, écologique, économique et sportif. Elle considère que le rôle d’un représentant est à la fois de témoigner mais aussi en tant qu’instance consultative, de réaliser un « travail de réflexion et de proposition en équipe en fonction du vécu des usagers lors de leur utilisation du système Vélib’, qu’il soit occasionnel ou régulier ».

Stéphane, est un cycliste de la première heure puisqu’il roule en vélo dans Paris depuis maintenant 15 ans. Vélib’ est ainsi un peu son « 74eme vélo » environ, les 73 premiers ayant eux-mêmes été approprié par d’autres, plaisante-t-il. Nouvel habitant de Saint-Ouen, il se déplace beaucoup sur Paris. L’un des sujets qui lui tient à cœur est le déploiement du système aux villes limitrophes. Il insistait dans sa candidature sur la liberté de se déplacer que Vélib’ créait, supprimant les frontières et sans dépendre des horaires des transports en commun…

Lydie, 35 ans vit et travaille à Montreuil dans le milieu du spectacle vivant. Elle utilise donc exclusivement Vélib’ pour sortir – et cela lui arrive souvent de part son métier – et ainsi pour des trajets « Montreuil-Paris by night ». Simplement parce que c’est un moyen de se déplacer « plus sympa, qu’on va plus vite ». Elle estime que Vélib’ est « une vraie alternative à la voiture » en ville, qui plus est « quasi gratuite » et notamment « quand les réseaux de transport en commun sont saturés ». Le passage à Vélib’ a été facile pour elle qui se déplaçait à vélo dans Paris depuis 20 ans, à roller depuis 25 ans !

Ages, expériences, priorités, ces nouveaux représentants et ceux que vous avez déjà appris à connaître ont tous des personnalités et aspirations différentes mais partagent bien une envie : améliorer et défendre Vélib’. Hier au soir, une première présentation du rôle du comité et du fonctionnement de JCDecaux a permis aux « nouveaux » de se mettre dans le bain mais surtout à tous de se rencontrer. Si j’en juge par l’ambiance chaleureuse, le comité va travailler dans de bonnes conditions cette année encore. Avant de se retrouver entre eux pour prendre le temps d’échanger sur leurs priorités et chantiers à venir, de nombreux représentants des usagers seront bénévoles au quatre points de départ de la Vélibienne ce dimanche, de même qu’Anne-Sophie et moi-même. Et tous se retrouveront à l’arrivée. Une occasion de venir nous rencontrer…

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Les derniers commentaires

Michel Coudreuse dit :

Bien qu’utilisateur de longue date je jette l’éponge et ne renouvellerai pas l’abonnement Velib
J’habite dans le 14ème, point haut, et je ne trouve que rarement un velib disponible après 9h
Si je me rends au coeur de Paris, (vers la seine), c’est un point d’attache qu’il faut trouver.
La réponse de Velib ressemble a de la langue de bois:
les « stations + »: il n’y en a très peu, dans le 14ème et tous les points sont a la même enseigne
Transfert de vélos par camion: il y en a très peu, et très mal fait: par exemple; une station est remplie de vingt velos, et rien dans les stations voisines. Pourquoi ne pas en mettre 7 dans 3 station?
Pourtant les statistiques existent et sont disponibles sur le Web, mais elles ne sont semble t il pas traitées (voir http://v.mat.cc/s/14/027.html par exemple

salis dit :

Le service regulation regule de plus en plus mal .
Il devient impossible de trouver des places a partir de 19h dans les secteurs 11eme ( quartier saint antoine, charonne, faidherbe, et 12eme ( tout le quartier de la gare de lyon ) . Les velibeurs ralent ! Par contre le secteur 17eme ( Wagram et environs ) il est tres difficile de trouver des velibs dans le journee .
Cela vient-il d’un manque d’effectifs ou d’une mauvaise gestion ??

Mathieu_CO dit :

@Vélibienne : je suis sûr que s’ils se révélaient le soir en rentrant du travail, ils trouveraient également des vélos le matin pour y aller. En attendant, ils sont tributaires des capacités de régulation du système. Passifs ou acteurs du bon fonctionnement, à eux de choisir.

Vélibienne dit :

Il est vraiment difficile de trouver un mail de contact sur ce site !
Quid des habitants du 18è et du 17è, vivant aux abords de la ligne 13 du métro, qui ont payé un abonnement et ne peuvent trouver un seul vélib de dispo après 7h30 du matin ?! idem aux alentours du cimetière Montmartre !! Complètement contre-productif ! Des dizaines, voir des centaines de nouveaux vélibien/ne/s se révèleraient s’ils avaient seulement accès aux vélos pour aller tous les matins au travail, plutôt que de s’entasser dans un métro plus que sur-saturé. Que fait Vélib ???

Ceglia dit :

Velib m’a prélevé abusivement par erreur 150 €. Un conseiller m’a appelé pour s’excuser et m’annoncer que cette erreur serait corrigé dans les jours à venir. L’erreur étant humaine, cela peut arriver. J’ai du appelé ma propriétaire pour reculer la date déchéance de mon loyer qui ne devait être que de quelques jours …mais cela fait presque maintenant 1 mois que j’attends. C’est une honte. Vous ne vous voyez pas les conséquences que cela entraine. Ma propriétaire me harcèle et la banque me prends un peu plus d’argent avec le système des AJIOS. Qui va payer ?

Mathieu_CO dit :

@léonard : tu conviendras je pense qu’avoir une armée de camions pour déplacer des vélos n’est pas une problématique « écolo-bobo » (ah ça oui ça fait bien de placer « bobo », ça crédibilise tout de suite l’argument) mais simplement environnementale, et que cela serait assez illogique au vu des objectifs du service de ce point de vue ? Et il n’a jamais été nié que cela aurait également un coût non négligeable (lis-donc le dernier billet écrit par Marion « Les Vélos en libre-service en Europe, l’étude », tu y verras que la régulation constitue le premier poste de dépenses d’un système de VLS, devant la maintenance).

Cela dit, si tu as une solution miracle, n’hésite pas à la partager.

léonard dit :

Au vu des chiffres que je lis : ~ 100 000 locations / jours
Les agents ne pouvant déplacer que ~ 5000 vélos / jours…

Alors ça ne m’étonne pas que depuis la création du vélib à paris les stations du centre parisien (St michel notamment…) soient toujours pleines…

Et que lit-on ? qu’il serait possible d’augmenter le nombre d’agent mais que pour des raisons écolo-bobo cela n’est pas bien. Moi je trouve que c’est hypocrite d’utiliser sans cesse ce genre d’argument, c’est prendre les gens pour des ….. . Ce serait plus simple de dire que ça coûte trop cher et qu’on se tapera éternellement des stations pleines dans le centre parisien et que le service sera toujours pénible à utiliser entre les stations vide et celles pleines,… point barre.

Mais bon c’est sûr c’est pas glorieux d’apprendre ça.

Et encore j’ai de la chance, la station à côté de chez moi (rue nationale) est une station ni vide ni pleine… mais toutes celles proches de la seine vers st michel… mon dieu ! Quel stress je n’ai pas vécu un nombre incalculable de fois à faire des km à tourner en rond à chercher une place, désespéré.

Pierre_CO dit :

Il faut rajouter que Paris est une cuvette. Il est bien plus facile d’aller dans le centre à partir des arrondissements limitrophes que l’inverse. Decaux ne favorise pas ces quartiers, il essaie même de les vider le plus possible.
Pour mémoire, un jour où il fait beau, Vélib c’est 200000 locations par jour et JCD ne peut déplacer que 5000 vélos par jour. Si les utilisateurs n’y mettent pas du leur, le système ne pourra pas être équilibré.
Après, il est évident qu’il faut trouver des moyens plus incitatifs que les bonus, que certains cumulent par milliers, pour que les gens remontent des vélos.

Emmanuelle-CO dit :

Romu je ne crois pas qu’on puisse aborder la question ainsi. C’est une histoire de flux il y a plus de gens qui vont travailler dans le centre de Paris que dans le 19è ou le 18è. C’est une réalité objective qu’on ne peut pas nier. Dans le 14è par exemple vous avez aussi des stations vides en journée.
Il faut suggérer aux entreprises, grands magasins… de venir s’implanter sur les hauteurs 😉
certes c’est rageant mais l’argument ne tient pas – JCDecaux remonte toutes les nuits des vélos sur ce secteur – hélas ils sont très vite pris.
Vous même remontez vous des vélos ?

Site Officiel Vélib
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