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Le code de la route à vélo en 10 questions
Lundi 25 juillet

Le code de la route à vélo en 10 questions

Marion
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Petite révision du code de la route appliquée aux cyclistes :

1 / Un cycliste peut-il circuler sur le trottoir ?

NON ! Sauf pour les enfants de moins de huit ans, on ne peut pas rouler à vélo sur les trottoirs. Par contre, circuler à pied en poussant son vélo à la main est toléré (Article R412-34).

OUI, si une piste cyclable, matérialisée par deux bandes blanches et le pictogramme vélo, a été aménagée sur une portion du trottoir : elle devient alors une portion de chaussée dédiée aux cyclistes. Soyez vigilants et tolérants, les piétons ont parfois eu l’habitude pendant des années de circuler ici…

2 / Un cycliste peut-il circuler dans une rue ou aire piétonne ?

OUI, en respectant certaines règles et sauf indication contraire. Les conducteurs de cycles peuvent circuler sur les aires piétonnes (…) à la condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons (Article R431-9).

Autrement dit, en cas d’affluence, ne vous énervez pas sur votre sonnette, les piétons sont prioritaires.

D’une manière générale, depuis le 12 novembre 2010, tout conducteur est tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ou circulant dans une aire piétonne ou une zone de rencontre (article R415-11).

3/ Est-on obligé d’emprunter les pistes et voies cyclables ?

OUI et NON, certains aménagements doivent être empruntés obligatoirement, d’autres de manière facultative. On les distingue par la forme des panneaux : carrés, ils signalent un aménagement facultatif, ronds, un aménagement obligatoire. Globalement, ces pistes et bandes cyclables sont conçues pour vous faciliter la vie, alors autant les emprunter. A lire sur le Blog, Emprunter les aménagements cyclables, une obligation ou une possibilité offerte aux cyclistes ?

4/ Peut-on circuler dans tous les couloirs de Bus ?

NON ! Comme nous l’avait expliqué Raymond Uger, tous les couloirs de bus ne permettent pas aux cyclistes et aux bus de cohabiter en toute sécurité. Certains sont ainsi autorisés, d’autres interdits aux cycles. On les distingue grâce à ces panneaux et panonceaux

Couloir de bus autorisé aux cyclistes

Couloir de bus interdit aux cyclistes

S’y ajoute la signalisation spécifique créée par la Mairie de Paris : un panneau signalant l’interdiction du couloir aux cyclistes, accompagné du panonceau de rappel d’interdiction

Panneau « sens interdit » avec mention « interdit sauf bus taxis vélos »

5/ Peut-on perdre des points sur son permis de conduire suite à une infraction commise à vélo ?

NON. La réponse du Ministère de l’Intérieur est claire : « il ne peut y avoir de retrait de points que pour les infractions commises avec un véhicule pour la conduite duquel un permis de conduire est exigé. C’est ainsi qu’une infraction au code de la route commise à bicyclette ou avec une voiturette, par exemple, ne donne pas lieu à retrait de points ». Si par erreur, on vous retirait des points, vous pouvez les récupérer adressant par courrier une demande de recours gracieux à la Direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ), Service national des permis de conduire, Place Beauveau, 75800 Paris Cedex 08.

Cependant, en cas d’infraction vous risquez des amendes et, sur décision d’un juge, une suspension du permis, prévue dans de nombreux cas comme la conduite sous l’influence de l’alcool, le franchissement d’une ligne continue ou d’un feu rouge, des dépassements dangereux, etc.

6/ Quelle est la distance minimum que les véhicules doivent laisser pour pouvoir doubler un vélo ?

Pour vous doubler le conducteur du véhicule « doit se déporter suffisamment pour ne pas risquer de heurter l’usager qu’il veut dépasser. Il ne doit pas en tout cas s’en approcher latéralement à moins d’un mètre en agglomération et d’un mètre et demi hors agglomération s’il s’agit d’un véhicule à traction animale, d’un engin à deux ou à trois roues, d’un piéton, d’un cavalier ou d’un animal » (Article R414-4 ).

Bon à savoir : dans les rues étroites et à sens uniques, les associations cyclistes recommandent de rouler au milieu plutôt que de trop serrer à droite et d’inciter l’automobiliste à doubler alors qu’il n’y a pas le mètre de distance suffisant. D’une manière générale, mieux vaut ne pas rouler trop collé au trottoir ou aux voitures stationnées, au risque de se laisser surprendre par une portière qui s’ouvre, un piéton qui déboule, etc.

7/ Indiquer que l’on va tourner avec son bras, est-ce une obligation ?

OUI, « tout conducteur qui s’apprête à apporter un changement dans la direction de son véhicule ou à en ralentir l’allure doit avertir de son intention les autres usagers » (Article R412-10). Le cycliste étant un conducteur de véhicule comme un autre au regard du code de la route, il est soumis à cette règle.

Surtout, indiquer votre intention de changer de direction aux autres usagers de la route vous protège. Il est également recommandé d’établir autant que possible un contact visuel et/ou à utiliser sa sonnette pour attirer l’attention d’un automobiliste, motocycliste ou piétons qui ne vous aurait pas vu. A lire sur le blog : Tourner un art en devenir

Enfin, pour votre sécurité, n’oubliez pas que si le vélo en ville n’est pas aussi dangereux que ce que l’on imagine parfois, la première cause d’accidents graves est bien identifiée : les angles morts. Voir et être vu est essentiel.

8/ Le cycliste doit-il disposer d’équipements obligatoires ?

Le cycliste NON, le vélo OUI : sonnette, freins avant et arrière, phares avant et arrière, réfracteurs. Il vous appartient de bien vérifier le bon état de votre vélo avant de vous élancer. D’autres équipements ne sont pas obligatoires mais peuvent améliorer la sécurité du cycliste comme : un casque, un gilet fluorescent et/ou des brassards réfléchissants. Voir les accessoires Vélib’

9/ Peut-on téléphoner à vélo ?

NON. Comme « l’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit (R412-6-1, 2ème classe) » et les cyclistes étant des conducteurs de véhicules comme les autres, il est interdit de téléphoner à vélo. S’il n’est pas interdit d’utiliser un kit dits mains libres, de nombreux professionnels soulignent que téléphoner est une distraction qui peut donc se révéler dangereuse. Près d’un accident corporel de la route sur dix est associé à l’usage du téléphone portable, que le conducteur utilise ou non un kit mains-libres selon le rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) rendu public en mai 2011.

10/ Peut-on circuler côte à côte à vélo ?

OUI, mais… Les cyclistes peuvent circuler à deux maximum mais « ils doivent se mettre en file simple dès la chute du jour et dans tous les cas où les conditions de la circulation l’exigent, notamment lorsqu’un véhicule voulant les dépasser annonce son approche » (Article R431-7 ). En ville, cela revient souvent à devoir passer son temps à se replacer en file indienne…

Les cyclistes sont aussi tenus de respecter des distances de sécurité suffisantes « pour pouvoir éviter une collision en cas de ralentissement brusque ou d’arrêt subit du véhicule qui le précède. Cette distance est d’autant plus grande que la vitesse est plus élevée. Elle correspond à la distance parcourue par le véhicule pendant un délai d’au moins deux secondes » (Article R412-12 ).

Bonne route à tous !

Consulter le code de la route

securitevelib

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Les derniers commentaires

éric dit :

@Olivier

Concernant le fait que les problèmes posés par les cyclistes aux piétons soient « de la gnognotte », on n’arrivera pas à se mettre d’accord. C’est votre point de vue, c’est le point de vue de beaucoup de gens, et à mon sens, c’est une (grosse) partie du problème.

Concernant la fin de votre message, quand vous dites « Si vous voulez lire dans mes réponses, la marque de l’existence d’un lobby, ou le l’indice d’un plan visant à vous nuire … libre à vous », ce serait gentil de cesser de m’attribuer la défense d’une théorie du complot délirante.

Je dis simplement que le développement du vélo à Paris se fait en se souciant très peu des conséquences sur les piétons de l’augmentation du trafic cycliste, et donc oui je pense que ça reflète l’état d’esprit des décideurs (politiques, associations, etc.). De là à m’attribuer un délire de persécution… un peu de respect !

éric dit :

@Mathieu

Allez, encore un exemple. Il y a tout près de chez moi une piste cyclable sur une voie qui est pour les voitures à sens unique dans le sens opposé de la piste cyclable. En journée, la piste cyclable est systématiquement obstruée par des véhicules en stationnement non autorisé (à cause de la présence d’un supermarché, d’une auto-école et d’un autre truc du même genre).

Les cyclistes ont le choix entre 1/ rouler sur la route avec les voitures qui viennent en face, 2/ rouler sur le trottoir, 3/ descendre de vélo et pousser leur vélo sur le trottoir. A vue de nez, l’option 1/ est choisie par 20% des cyclistes sur ce parcours, l’option 3/ par 1% et l’option 2/ par 79%.

Alors « une part réduite et non-représentative ». ce serait tellement chouette si c’était vrai ;)

Olivier dit :

@Eric
J’ai écrit de la « gnognotte » par rapport aux problèmes de cohabitation voitures/vélos. C’est mon ressenti. Je suis piéton, pas plus content que les autres piétons de croiser des vélos sur le trottoir, mais ça n’a rien à voir avec le fait de se faire serrer par un taxi tournant à droite à 50 km/heure en me barrant la route sur une piste cyclable.
Il faut comparer ce qui est comparable : La France n’est pas la Suède sur un tas de sujet (sécurité routière, propreté etc …).
Si vous voulez lire dans mes réponses, la marque de l’existence d’un lobby, ou le l’indice d’un plan visant à vous nuire … libre à vous.

Mathieu_exCO dit :

@éric

Nous avons effectivement du mal à nous comprendre.

- Très bel exemple du cycliste qui arrive par derrière sans signal sonore sur un trottoir. En quoi est-il différent du piéton qui, alors qu’il marchait sur le trottoir, décide subitement de bifurquer sur la piste cyclable qui le longe, sans prévenir ni jeter un oeil ? Dans les deux cas, ils sont extrêmement difficiles à éviter, et n’ont de toute façon rien à faire là.

- Comme Olivier, je conteste que « les cyclistes ont décidé que ». Il y a *des* cyclistes qui ne savent pas se tenir et qui ont décidé de rouler comme s’il n’y avait personne d’autre, y compris là où ils n’ont pas le droit de circuler. Mais de la même manière que ces cyclistes dangereux représentent une part réduite et non-représentative des cyclistes, les piétons qui ont décidé qu’ils pouvaient circuler les yeux fermés sur l’ensemble de la voirie ne sont pas représentatifs de tous les piétons, les automobilistes qui ont décidé que les limitations de vitesse c’était pour les autres et que n’importe quel espace pouvait être un stationnement pour leur véhicule ne sont pas représentatifs de tous les automobilistes, etc.

Petite vidéo de 3 minutes réalisée par un membre du précédent comité des usagers pour illustrer mon propos : http://www.youtube.com/watch?v=qlnIGTMlYZ0

éric dit :

@Olivier

A mon sens, quand vous expliquez que les problèmes posés par les cyclistes aux piétons sont « de la gnognotte », vous témoignez précisément de l’état d’esprit « type » du cycliste parisien qui considère que les infractions commises par les cyclistes ne sont « pas graves ».

Ce que je conteste, c’est votre idée selon laquelle les violations systématiques des espaces piétons seraient seulement le fait de quelques moutons noirs comme il y en a chez toutes les communautés d’usagers. Il suffit de lire ce forum, pour voir que les cyclistes considèrent qu’ils ont le droit de s’exempter de certaines règles du code de la route. (lisez par exemple « John II » sur ce thread).

Pour être allé encore récemment dans des grandes villes équipées de systèmes type vélib ou très vélo friendly, cet accaparement de l’espace piéton par les vélos est assez spécifique à Paris, ce n’est pas du tout comme ça dans des villes comme Amsterdam (où il y a beaucoup de vélos), Stockholm (où il y en a un peu plus qu’à Paris) ou Chicago (où il y en a moins de vélos qu’à Paris). Dans ces villes, vous pouvez marcher sur un trottoir ou traverser un passage protégé sans vous faire régulièrement sonner / heurter / insulter par un cycliste.

Il y a donc, à mon sens, un problème spécifique à Paris, et un refus d’admettre l’existence de ce problème par vous, et, malheureusement, par ceux qui promeuvent le vélo à Paris .

Olivier dit :

@Eric
Personne de conteste que les vélos ne doivent pas envahir l’espace piéton ni qu’un piéton a plus à craindre d’un vélo que l’inverse. Ce qui m’étonne c’est votre obsession à stigmatiser les cyclistes : il semble que ce soit une fixation. C’est pourquoi je me suis déjà permis de vous signaler que les problèmes de cohabitation piéton/cycliste, c’est de la gnognote à cote du problème de la cohabitation voitures/vélos (pour ceux qui ne roulent pas sur les trottoirs, évidemment) et même, à mon avis, à coté du problème de la cohabitation voiture/piéton, puisque il y a quand même régulièrement des piétons tués par des voitures.
Je conteste aussi absolument que « les cyclistes » ont « décidé » que ….etc.
Il n’y pas de « parti » ou de « club » de cycliste dont les membres auraient voté une résolution décidant de rouler sur les trottoirs. En tout cas, je n’ai pas été invité….

éric dit :

@Mathieu_exco

J’ai le sentiment que nous avons vraiment du mal à nous comprendre. J’essaie une dernière fois.

Le trottoir et les passages protégés étaient un espace réservé pour les « plus faibles » (les piétons en général qui font le choix de ne pas rouler en voiture ni en vélo, les parents qui poussent une poussette, les personnes âgées, etc.).

Les cyclistes, sous prétexte que le vélo est un truc génial qui ne fait même pas mal lorsqu’il vous renverse ont décidé qu’ils avaient le droit de griller les feux, de rouler sur les passages protégés et de rouler sur les trottoirs.

Cette manière de s’imposer par la force contre les plus faibles est regrettable, et cela n’a rien à voir avec le fait qu’il y ait aussi des automobilistes qui conduisent mal ou des piétons qui traversent mal.

C’est l’envahissement de l’unique espace urbain réservé aux plus faibles.

Essayez de comprendre ça et vous comprendrez peut-être mieux le ressentiment que beaucoup éprouvent à l’égard des cyclistes et de la politique de transport de la ville de Paris.

éric dit :

@Mathieu_exco

Si le point est aussi là. A vitesse égale pour la « victime », il était évidemment plus facile d’éviter un piéton qui marche à 3 km/h en traversant une piste cyclable (faut pas exagérer, usain bolt qui s’entraîne sur une piste cyclable, c’est pas tous les jours) est plus facile à éviter qu’un cycliste qui roule à 10km sur un trottoir (et arrive par derrière sans signal sonore).

Si vous n’admettez même pas ça …

Mathieu_exCO dit :

@éric
Lorsqu’un piéton descend arrive subitement (en marchant ou en courant) sur une voie cyclable (route comprise), je pense le percuter autant qu’il me percute.

Mais le point n’est pas là : tout comme les cyclistes ont des « moutons noirs », les piétons, automobilistes, 2RM, conducteurs PL, etc. en ont également.

éric dit :

@Mathieu_exco

Relisez la définition de « percuter », vous comprendrez la différence entre être percuté par un vélo et avoir un piéton sur son passage.

Cordialement,

Mathieu_exCO dit :

@Dorsi
J’ai été percuté par un piéton qui avait décidé de faire un petit tour par la piste cyclable sans prévenir, faut-il en conclure qu’il ne fait pas bon être cycliste en ville ?

Chaque catégorie d’usagers de la voirie a son lot de moutons noirs, il ne faut pas pour autant en faire des généralisations.

Dorsi dit :

J’habite Montpellier et les trotoirs sont « saturés » de cyclistes souvent dangereux car on ne les entend pas arriver et ils roulent généralement vite Mais on ne fat rien contre cette pratique . Il ne fait pas bon être piéton en ville.Je sias de quoi je parle , j’ai été percuter par un velo qui m’aviolament projeter sur le sol Heureusement sans csures mais avec de hematomes

Mathieu_exCO dit :

@dumerain
Tu ne circules pas à contre-sens dans une rue à sens unique, mais dans l’un des deux sens de circulation d’une rue à double-sens, ce sens étant interdit aux véhicules motorisés. Par conséquent, la règle de la priorité à droite est applicable aux intersections rencontrées.

dumerain dit :

bonjour
Je roule à contre sens sur un balisage m’y autorisant dans une rue à sens unique Je vais aborder une rue sécante ,ai je la priorité,sans en abuser puisque je viens de la droite?

Mathieu_exCO dit :

@éric

Oui, on peut.

Il est aussi « vraiment » interdit pour un piéton de traverser en dehors des clous et au feu piéton rouge (en dehors des zones de rencontre), vraiment interdit pour une voiture de stationner n’importe où sous prétexte que « j’en ai pour 2 minutes », vraiment interdit pour un 2RM de circuler sur les pistes cyclables, vraiment interdit pour tous de s’engager sur une intersection que l’on ne peut pas dégager, etc., ce n’est pas pour autant que ces comportements ont disparu.

Après, si on voulait sanctionner tous les comportements interdits de tous les usagers de la rue, il faudrait malheureusement décupler le nombre d’agents de police, puisque le bon sens (la priorité est à plus petit que soi notamment) n’est apparemment pas donné à tout le monde…

éric dit :

@Mathieu_exco

Dans la vraie vie, on peut vraiment recevoir un PV parce qu’on roule à vélo sur un trottoir ? Ca me surprend un peu.

Il y a souvent des gens qui passent à vélos sur le (relativement) large trottoir devant mon commissariat d’arrondissement. Je me dis que si c’était « vraiment » interdit, les gens ne le feraient pas.

Mathieu_exCO dit :

@éric et Olivier :
En 2012 (derniers chiffres publiés), 11823 cyclistes ont été verbalisés pour circulation non conforme (soit 33 par jour), en hausse de 23% par rapport à 2011. Difficile donc d’affirmer que  » la Mairie et la Préfecture ont complètement renoncé à faire respecter ces règles ».

Une petite vidéo à regarder réalisée par un ancien membre du comité d’usagers Vélib’ sur les infractions des uns et des autres : https://www.youtube.com/watch?v=qlnIGTMlYZ0

éric dit :

@Eric

C’est quand même assez marrant que je me retrouve sur le ban des accusés en tant que représentant d’une « frange de la population obsédée par les infractions commises par les cyclistes ».

Je me suis contenté d’intervenir sur ce blog car je trouve ridicule et hypocrite ce petit « code de la route à vélo en 10 questions », puisque, comme vous en semblez d’accord, aussi bien la Mairie et la Préfecture ont complètement renoncé à faire respecter ces règles. Il est aujourd’hui toléré, ou admis, que les cyclistes ont le droit de rouler sur les trottoirs et de passer au feu rouge avec priorité sur les piétons.

Concernant ma perception des dangers, rassurez-vous, je me méfie aussi des 4×4 :)

Olivier dit :

@Eric
Non, j’invective moi même régulièrement des cyclistes qui roulent sur les trottoirs (je suis aussi piéton, figurez vous).
Cela ne me choque que dans votre imagination.
Ce qui me dérange, c’est qu’une frange de la population fasse des infractions commises par les cyclistes leur obsession alors qu’il y a des sujets plus graves.
Si vous vous sentez plus menacés par un vélo (y compris sur un trottoir) que par un 4×4 ou un camion (y compris sur la route) , c’est que vous avez peut être une mauvaise perception des dangers. C’est en tout cas mon opinion.

éric dit :

@Olivier

Ma fixation vient du fait que je suis constamment victime des incivilités des cyclistes, sans possibilité d’y échapper, et que ces incivilités contestent le seul espace de sécurité dont disposaient encore les piétons, le trottoir (et, dans une moindre mesure, le passage protégé).

Vous trouvez ça choquant que les cyclistes qui roulent sur les trottoirs se fassent gourmander par les piétons ? Moi je trouve ça normal et je trouve choquant qu’un cycliste utilise sa sonnette pour me demander de me pousser quand je marche sur un trottoir. Et là vous allez me répondre qu’il peut bien le faire, vu qu’il est léger comme une plume et aussi peu dangereux qu’un agneau qui vient de naître

Olivier dit :

@Eric
Je complète ma réponse au vu de la dernière partie de votre message : en tant que cycliste à Paris, je vous confirme que beaucoup d’infractions sont tolérées et pas seulement celles commises par les cyclistes.
En ce qui concerne la préfecture de police, elle semble traditionnellement privilégier la « fluidité » de la circulation sur le respect du code, à rebours de la Mairie qui essaie pour sa part de ralentir la circulation automobile.
Un préfet, il y a quelques années, (je ne sais s’il est encore en poste) s’était à ce sujet exprimé dans la presse pour dire que, selon lui, Paris n’était pas une ville faite pour les vélos mais pour les voitures (en gros).
A ce sujet, il suffit de se poster en fin d’après midi vers le carrefour Alésia pour voir les agents de la préfecture prendre le contrôle de la circulation. On peut y voir ces agents inciter les automobilistes à foncer sur les piétons qui tardent sur les passages protégés. En tant que piéton, vous pouvez voir passer plusieurs fois votre tour de traverser avant d’y être autorisé, et encore en courant.
Je n’essaie pas de vous convaincre que les cyclistes sont des anges. J’essaie juste de décentrer votre regard qui me semble bien injustement fixé sur eux.
Nous ne sommes peut être exemplaires mais nous ne sommes pas les plus dangereux.

Olivier dit :

@Eric
Alors, je vous réponds :
Il n’est pas rare de voir des voitures griller des feux ; c’est moins fréquent que des vélos mais beaucoup plus dangereux.
Selon ma propre expérience, les scooters qui montent ou descendent sur les trottoirs le font en infraction et bien trop vite. Leur stationnement est également gênant.
Les voitures grillent moins les feux que les vélos : c’est facilement observable.
Mais elles font plus d’excès de vitesse, refusent tout autant la priorité aux piétions sur les passages, se garent sur les couloirs d’autobus, coupent la route aux cyclistes, etc ….et sont de loin bien plus dangereuses que l’ensemble des vélos qui circulent dans Paris, « incivils » compris.
C’est votre « fixation » sur les infractions commises par les cyclistes que je ne comprends pas : ces infractions reflètent un comportement assez courant chez les usagers de la route et ne sont pas les plus dangereuses, je le répète.
Pour ma part, je me garderai bien de donner des leçons : malgré toute ma bonne volonté, il m’est arrivé de ne pas céder la priorité à un piéton à un passage protégé, par exemple.
Par étourderie ou par ce que le flux de la circulation m’en a détourné (en gros, j’avais plein de voitures derrière moi qui roulaient à toute vitesse…). Mais je m’en voudrais vraiment d’être dangereux pour quiconque. Un automobiliste aussi bien intentionné est dangereux du seul fait qu’il conduit une voiture, qu’il n’est pas parfait, qu’il ne contrôle pas tout les circonstances de la route et qu’il existe autour de lui des usagers qui ne sont pas protégés par une carrosserie.
Au delà du débat, inépuisable, sur celui qui serait le meilleur « conducteur » , c’est bien le problème de la co-existence sur le même espace de plusieurs modes de déplacement qui pose un problème majeur.
La cohabition cycliste/pieton est conflictuelle en partie aussi car ceux ci sont assez proches (en gros, vous pouvez insulter un cycliste qui roule sur un trottoir avec une chance qu’il vous entende alors qu’une voiture sera déjà loin) mais ce n’est pas la plus dangereuse, loin de là.

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