<< Angle mort

Du bon usage des couloirs de bus à vélo
vendredi 6 mai

Du bon usage des couloirs de bus à vélo

Marion
27Je partage

Pourquoi peut-on emprunter certains couloirs de bus et pas d’autres ? Quels sont les règles à respecter et les comportements à adopter ? J’ai interrogé Raymond Uger, chef de projets services complémentaires d’écomobilité à la RATP pour tout savoir du bon usage des couloirs de bus.

Quelles sont les grandes règles à respecter quand on roule à vélo dans un couloir de bus ?

Raymond Uger : nous avons analysé les différents types de situation et dégagé des règles et comportements à adopter du côté des cyclistes comme du côté des conducteurs pour, premier point, permettre une bonne cohabitation.

Du côté des cyclistes, la bonne attitude à adopter est de ne pas doubler un bus, même s’il est à l’arrêt. Le conducteur est susceptible au redémarrage de ne pas voir le cycliste et il y a alors deux risques : l’angle mort et le porte à faux. De même – les conducteurs nous le signalent – certains cyclistes roulent trop près des bus. S’y ajoutent des règles a priori plus évidentes mais pas toujours respectées : signaler ses changements de direction, ne pas téléphoner et plus généralement ne pas avoir d’oreillettes ou d’écouteurs car on n’entend pas forcément le bus. Le cycliste doit être attentif à son environnement dans un couloir de bus comme sur la chaussée.

Côté bus, les conducteurs de bus ont pour consigne de ne pas doubler un cycliste à l’approche d’un arrêt, d’utiliser leur clochette pour se signaler et, pendant de ce qui est recommandé aux cyclistes : être vigilants et attentifs (surtout quand les cyclistes semblent mal assurés ou quand ils portent des oreillettes), d’utiliser bien sûr leurs clignotants et de dépasser que lorsque toutes les conditions de sécurité sont réunies (distance, contrôle rétroviseur).

Le risque le plus connu est celui des angles morts qui existe avec tous les bus et camions, comment réduire ce risque ?

Raymond Uger : C’est en effet un point très fort en terme de sécurité et qui fait d’ailleurs l’objet d’opérations de sensibilisation dont nous reparlerons si vous voulez. La définition est simple : il s’agit d’espaces que le conducteur ne peut pas voir depuis son poste de conduite et ce même s’il regarde dans ses rétroviseurs : un cycliste qui se trouve dans cet angle est alors invisible.

Pour les cyclistes, la meilleure conduite à adopter est d’établir un contact visuel avec le chauffeur (Marion : d’une manière générale c’est recommandé avec tous les usagers de la route, automobilistes, piétons et autres cyclistes) et autant que possible de porter des accessoires comme des gilets et brassards fluorescents pour bien être vus. Par ailleurs les cyclistes ne doivent jamais s’arrêter sous le rétroviseur du bus (cela semble évident mais il n’est pas inutile de le rappeler) ni doubler un bus par la droite (fort heureusement c’est devenu rare). D’une manière générale, comme je le disais tout à l’heure, on ne double pas un bus, même à l’arrêt et surtout pas s’il fait ou va faire une manœuvre, à l’approche d’une intersection notamment.

Les conducteurs utilisent bien entendu leurs rétroviseurs et on leur demande d’aller à vitesse modérée surtout quand ils quittent l’arrêt de bus pour avoir le temps de vérifier qu’un cycliste ne les dépasse pas. Enfin si un cycliste les dépasse, ils le laissent terminer son dépassement.

Personnellement je trouve surtout que doubler un bus n’a pas grand intérêt : dans la très grand majorité des cas il vous rattrapera en moins de deux, sauf quand on va tourner et quitter le couloir en fait… Vous parliez tout à l’heure d’un autre risque, le porte-à-faux, de quoi s’agit-il ?

Raymond Uger : quand un bus tourne, il a besoin d’un espace supérieur à sa largeur. Pour tourner à droite, il se déporte à gauche afin d’accroître la largeur nécessaire pour pivoter avant de se rabattre sur la droite. Le cycliste peut croire que le bus se déporte à gauche pour lui laisser de la place sur la droite. Or au contraire, pendant le pivot, alors que l’avant du bus braque à gauche, les roues arrières se rapprochent du trottoir.

Pour éviter les risques liés au porte-à-faux, les cyclistes ne doivent donc jamais doubler un bus par la droite mais rester derrière lui, surtout à l’approche des intersections. Et quand un bus tourne, il faut ralentir et maintenir une distance suffisante pour ne pas gêner la manœuvre. De même nous recommandons à nos conducteurs d’être attentifs aussi du côté opposé à la manœuvre et d’être particulièrement vigilants lors de ce type de manœuvre.

Quels sont les bons réflexes à avoir ?

Raymond Uger : La meilleure des options dans un couloir de bus est de rouler le plus à droite possible et pas devant le bus pour ne pas le gêner. Ainsi, il ne faut pas rouler de front, côte à côte, pour discuter mais les uns derrière les autres. De même à l’arrêt aux feux tricolores il est préférable de stationner à droite en file et non devant le bus. Et pour être vus du conducteur de bus, je le répète, les cyclistes ne doivent pas stationner sous le rétroviseur du bus mais un bon mètre devant lui.

Pourquoi certains couloirs de bus sont-ils accessibles aux cyclistes et d’autres interdits ? Sur ce blog, certains ont dit se sentir plus en sécurité dans un couloir interdit que dans la circulation. Comment décide-t-on ?

Raymond Uger : Je tiens à préciser que la RATP n’est pas décisionnaire en matière de réglementation dans les couloirs de bus. C’est la Préfecture de Police qui établit les règles. Cependant, nous sommes consultés pour apporter notre expertise d’utilisateur de la voirie avec plus de 4000 bus qui circulent quotidiennement à Paris et en Île-de –France.

Ceci étant, comment décide-t-on ? C’est un peu technique mais les règles de circulation dépendent des configurations possibles.

On distingue les couloirs non protégés, signalés par un marquage discontinu au sol, des couloirs protégés caractérisés par une ligne continue ou une séparation physique par bordure, même discontinue.

L’essentiel à retenir, c’est que la réglementation est liée à la possibilité ou non de dépassement des cyclistes par les bus, sachant que doubler un cycliste impose de laisser un mètre entre le véhicule et le cycliste. Dans le cas qui nous intéresse, une largeur de chaussée minimum de 4,50m est donc requise (2,50 mètres de largeur du bus + 1 mètre de mise à distance + 1 mètre pour le vélo). Le dépassement est possible si le bus peut sortir du couloir (marquage discontinu) ou bien si le bus ne peut pas sortir du couloir mais que sa largeur est égale ou supérieure à 4 ,50 mètres.

C’est donc le croisement des critères qui permet de déterminer si la cohabitation est possible ou non. Pour faire simple, quels sont les panneaux de signalisation à connaître et respecter ?

Raymond Uger : Il existe quatre types de panneaux

Couloir de bus autorisé aux cyclistes

Couloir de bus interdit aux cyclistes

Signalisation spécifique créée par la Mairie de Paris, panneau signalant interdiction du couloir aux cyclistes, accompagné du panonceau de rappel d’interdiction

Panneau « sens interdit » avec mention « interdit sauf bus taxis vélos »

Vous-même utilisez Vélib’ me disiez-vous, quels remarques et conseils peut-on ajouter ?

Raymond Uger : en plus de toutes ces règles et recommandations, ne perdez pas de vue le fait que les conducteurs de bus RATP qui sont d’excellents professionnels, sont avant tout des hommes et des femmes soumis au stress, en particulier dans des zones et à des heures où la cohabitation est moins aisée. Je pense en particulier aux zones touristiques proches des grands monuments, au cœur de Paris et aussi aux heures de pointe. A nous tous d’être encore plus vigilants pour rendre le partage de la voirie le plus serein possible.

Je terminerai en signalant l’existence du dispositif « Bus et vélo, bien rouler ensemble » mis en place par la RATP au printemps 2009. Il s’agit d’un lieu d’échange et d’une exposition itinérante dans plusieurs « bus expo » spécialement aménagés, animée par des conducteurs qui vise à favoriser la connaissance et la compréhension des contraintes respectives des cyclistes et des conducteurs de bus.

Dans chaque « bus expo » sont mis en scène des panneaux d’affichage et un film rappelant les bonnes pratiques. L’existence des angles morts est matérialisée au sol et les visiteurs peuvent prendre place au poste de conduite et ainsi prendre pleinement conscience des risques.

Ces animations, réalisées à la demande des mairies d’arrondissement et des communes franciliennes remportent un réel succès. En 2010, 63 journées ont été organisées (59 en 2009).

LA RATP a reçu un Trophée du Vélo en 2009 pour cette action de prévention en matière de cohabitation bus/vélo.

Merci à Raymond Uger pour toutes ces précisions, n’hésitez pas à poser vos questions sur le sujet, nous essaierons d’y répondre !

Laisser un commentaire

Les derniers commentaires

Chauffeur de bus dit :

Merci Pierre. A une prochaine sur la ligne 38! 😉

Pierre_CO dit :

Bonjour

Merci pour votre contribution. Empruntant quotidiennement des portions de la ligne 38 en vélo, je dois dire que je n’ai JAMAIS eu un seul problème avec un bus de cette ligne. Je partage entièrement votre analyse sur la cohabitation bus/vélo par ailleurs.
Si c’est parfois l’aménagement qui pose problème comme sur Rivoli, de trop nombreux cyclistes estiment que le code de la route ne s’appliquent pas à eux.

Pierre
Comité des Usagers Vélib
Comité Vélo

Chauffeur de bus dit :

@Sylvain Si le bus se gare de « guingois » comme tu dis, c’est sans doute qu’il a eu une bonne raison de le faire… En général, se garer « droit » est le plus facile pour un conducteur de bus… alors pourquoi faire compliqué??…. Je suis moi-même chauffeur de bus à la RATP, sur le 38, (on dit « machiniste ») mais je suis également cycliste qui emprunte les couloirs de bus… Je peux donc constater les deux angles de la cohabitation vélos/bus et les impératifs qui incombent aux deux parties….

En effet, se faire doubler par un bus, ou bien le doubler, n’inspire pas la sécurité. A vélo on se sent bien fragile à côté d’un bus, et au volant d’un bus la marge de manoeuvre est très limitée pour rouler avec lui sans risquer le contact.

Lorsqu’il y a plusieurs vélos en file indienne par exemple, il est souvent impossible à l’autobus de passer, car il aura forcément besoin de se rabattre au prochain arrêt qui n’est jamais très loin et ce sera alors au désagrément de l’un des cyclistes de la file. La solution est alors pour le machiniste, de rester à la suite des vélos et rouler à 15km/h… au grand dam des passagers, souvent pressées également… Le dépassement est en outre rendu plus compliqué en raison des bases des feux rouges (notamment blvd de Sébastopol) qui imposent un nécessaire rabattement du bus sur sa droite pour le pas toucher ces socles en béton.

« Occuper » toute la place dans le couloir est une solution qui, sous couvert de sécurité, engendre bien plus de risques pour le cycliste et de gêne pour tout le monde (sauf lui). En plus là, où est la « cohabitation » dont on parle??? Trouve-tu cela normal que 80 personnes dans un bus doivent attendre que UN cycliste veuille bien se décaler pour passer??? Moi non. C’est une attitude égoïste. Le partage ce n’est pas cela. Rappelons tout de même que on parle ici de couloirs de bus où sont tolérés les vélos et non l’inverse………..

Il serait pourtant si simple de partager cet espace en bonne entente… Le vélo tenant bien sa droite, sans ziguezaguer, et indiquant CLAIREMENT ses intentions (tourner, se rabattre, …) avec la main. La chauffeur du bus signale son dépassement à l’aide de la clochette et tout le monde est content.

Je voudrais également mentionner l’importance de l’éclairage des vélos, à la nuit tombée… Pour cela, les Vélibs sont parfaits car on peut bien voir leur phare dans nos rétroviseurs… mais lorsqu’un vélo double sans lumière dans la pénombre, il est très difficile de le repérer aussi rapidement et prendre en compte sa présence (et j’ai pourtant 12/10èmes aux deux yeux!!! ;-). Les gilets jaunes ne seront jamais aussi efficaces…. et doubler un bus qui a mis son clignotant pour quitter son arrêt est dangereux.

Pour finir, je trouve ahurissant le nombre de vélos/vélibs qui ne respectent pas les feux et utilisent un « tourne-à-droite » imaginaire sans se soucier de savoir si cela occasionnera une gêne pour les autres (ni même un danger pour eux!!!!!). Je rappelle que ce « tourne-à-droite » n’est appliqué en essai que sur certains carrefours et n’est nullement généralisé à tous les feux!!!! Je préfère sourire, lorsque je vois un cycliste griller un feu bien équipé de son casque et de son gilet jaune……….. En respectant un peu le code de la route, et devrais-je dire LES AUTRES… il n’aurait guère besoin de cette équipement superflu.

En tant que chauffeur de bus, je suis pour cette cohabitation avec les vélos car les couloirs de bus restent en effet l’espace le plus pratique pour circuler à vélo… Il faut juste garder à l’esprit que l’on est pas seul sur la route….

Le site des machinistes de la ligne 38: http://bus38.online.fr

Sylvain dit :

« On ne double pas un bus, même à l’arrêt » : OK mais…Aujourd’hui je double un bus arrêté de guingois, après avoir hésité, mais vu sa position peut-être était-il en panne. Arrivé au niveau du conducteur celui-ci démarre en trombe. Je lui fais signe, il me fait la gueule, et finit par me laissé passer.
La loi devrait, me semble-t-il, bénéficier au plus léger. Piéton, cycliste, cyclomoteur, etc., et bus ensuite. Utilisateur de Vélib depuis longtemps, je trouve que ça se passe plutôt bien en général, sauf à croiser de temps en temps un chauffeur de bus tout puissant, et probablement dans son droit. A quand une vraie législation pour les cyclistes à Paris ?
Sylvain.

tom4_CO dit :

bonjour

j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi vous étiez à droite du bus alors que vouliez tourner à gauche?
à l’approche d’une intersection, il vaut mieux se déporter le plus tot possible pour avoir une trajectoire tangentielle plus facile à anticiper pour les autres usagers.
si le bus avait été tout droit, vous ne lui auriez pas coupé sous le nez?
pour la faute du bus, il vous à peut etre vu en dépassant, mais « oublié » ensuite.
vous en sortez sans dommage, c’est le principal, mais à l’avenir, je vous conseille d’anticiper beaucoup plus vos changements de direction .je vois énormément de cyclistes qui, arrivés à un carrefour, tournent à 90° et traversent toutes les voies, au risque de se faire renverser, et se retrouve ensuite bloqué dans la circulation, alors que (à moins d’être perdu et de se dire « zut », c’était là) il est assez facile alors que l’on est lancé en vélo, de mettre le bras 50m avant l’intersection, et se déporter progressivement

tom4

Mathieu_CO dit :

@ Michel : ou que les cyclistes n’ont pas conscience de l’existence de l’angle mort sur les poids lourds, une des principales causes d’accidents cyclistes en zone urbaine. Je ne pense pas que le bus a oublié de regarder ses rétroviseurs, je pense qu’il ne pouvait tout simplement pas te voir (encore qu’il aurait dû te voir s’il t’a dépassé pour arriver à ta hauteur, sauf qu’apparemment non)
http://blog.velib.paris.fr/blog/velib-et-vous/la-tete-dans-le-guidon-securite-et-simplicite-de-deplacement/
http://blog.velib.paris.fr/blog/velib-et-vous/du-bon-usage-des-couloirs-de-bus-a-velo/
http://blog.velib.paris.fr/blog/1/drames-lies-aux-angles-morts/

Michel dit :

Merci Mathieu pour ta réponse.

Tu as raison. Il vaut mieux systématiquement se mettre au milieu de la route, bien avant un carrefour difficile, pour occuper la route. C’est un bon conseil.

J’ai laissé le car de la Ville de Saint-Denis, remonter à ma hauteur, au lieu d’occuper le milieu de la rue du Landy, c’est l’erreur que j’ai faite.

Précisions et réponses : c’était jeudi 29 décembre 2011 à 16h30, à Saint-Denis, au croisement entre la rue du Landy, et l’avenue du Président Wilson. Le car de la Ville de Saint-Denis, et moi en Vélib, nous étions dans la même file. J’étais à droite du bus et voulais tourner à gauche. Le car allait vers le stade de France, et a commencé à tourner à droite, en me coinçant vers le trottoir. J’allais me faire écrabouiller. J’ai eu peur. Alors j’ai dépassé par la droite, pour occuper le milieu de la route, me dégager, et tourner à gauche pour rejoindre la station Vélib, située sur le terre-plein. Cette histoire prouve, que les chauffeurs des cars municipaux, des villes de banlieue, ne font pas attention aux vélos, et n’ont pas l’habitude de partager la route avec eux.

Mathieu_CO dit :

@ Michel : nous envoyons régulièrement des demandes de ce type lorsque plusieurs cas nous sont signalés, comme cela a été le cas avec les Cars Rouges qui ont parfois la désagréable tendance à coller les cyclistes et à les dépasser dans des endroits impossibles.

Sur ta situation, j’ai un peu de mal à comprendre : vous étiez dans la même file ? Si oui que faisais-tu du côté droit du bus si tu voulais tourner à gauche ? Ou alors le bus s’est porté à ta hauteur ? (auquel cas il vaut mieux systématiquement se mettre au milieu de la route, quitte à ce que certains prennent cela comme une forme « d’occupation » de la route, au moins ils nous voient)

Michel dit :

En général les conducteurs de bus RATP ont l’habitude de la cohabitation avec les vélos.

Le problème c’est avec les bus municipaux des villes de banlieue, ou les bus de touristes : ils n’ont pas l’habitude de partager la route avec les vélos.

Aujourd’hui jeudi 29 décembre 2011 à 16h30 à Saint-Denis j’ai failli me faire écraser en Vélib par un bus de la ville de Saint-Denis : je tournai à gauche, le bus muncipal de Saint-Denis tournait à droite, le conducteur n’a pas regardé dans son rétroviseur droit.

Il faudrait que JC Decaux demande aux municipalités des villes voisines de Paris, de sensibiliser leur personnels conducteurs de bus au partage de la route avec les Vélibs.

Le comité des usagers accepterait-il relayer ma demande ?

fr dit :

Dans la catégorie pistes cyclables : http://www.youtube.com/watch?v=x9Hc_uz2zVU
« Making a Protest at its best! »

tom4_co dit :

@bkaka : je suis 100% d’accord avec vous.
bon rétablissement

tom4

cezig33 dit :

Proposition
Les stations de velib+ ne sont pas reapprovisionnées dans la nuit du vendredi au samedi et donc restent vides les WE (puisque peu d’utilisateurs ont le « courage » de les remonter),je propose que ces stations soient réaprovisionnées dans la nuit du vendredi au samedi au lieu de la nuit du dimanche au lundi. Ainsi il y aura des vélib pour se promener les WE et les promeneurs remonteront plus volontiers leur machine après la promenade qu’après une journée de travail.Il y en aura donc quand même dans les stations+ le lundi matin.

bkaka dit :

DSL mais il faut vraiment appliquer des limites de vitesse strict pour les véhicules en ville et surtout interdire aux taxi de rouler dans la voie réservée aux bus et aux cycliste, le weekend passé j’ai faillé me faire tué par un taxi qui roulait à plus de 80 km/h heureusement que je me suis ensorti avec seulement une fracture dans le pied et quelques blessures légères et un vélo endommagé, et ce qui m’a étonné c’est que le taxi ne s’est même pas arrêté et il est toujours en délit de fuite .
Au final je suis 100% pour la nouvelle loi qui supprime les panneaux de signalisation des radars ainsi que la verbalisation sévère de tous ces kamikazes qui une fois au volant se transforment en vrais psychopathes.

tom4_CO dit :

@Michel : désolé, mais non.
J’adore le vélo, je roule en vélo depuis près de 20 ans en ville, j’ai toujours roulé en vélo en dehors, j’adore les centres villes pietons, mais en l’état actuel des choses, transformer TOUT paris intra muros en ZAPA me semble soit stupide, soit irréaliste. Où les gens vont il garer leur véhicules. comment vont faire les gens qui ne changent pas de voiture tous les ans? on aura un centre ville uniquement fréquenté par des gens qui peuvent se permettre de changer de véhicule régulièrement, dès que les sirènes du marketing leur rappellent que leur voiture achetée il y a 3 ans est déjà has-been.
Et les constructions de parking aux périphéries pour permettre aux autres de venir, que du bonheur.
Donc oui, un hyper centre pieton, pourquoi pas, mais au dela, à mon avis, irréalisable

donc je vous laisse reclamer tout ça, mais sans moi, désolé

tom4

Michel dit :

@tom4 : d’accord avec vous les Zapa c’est pas social.

Mais l’automobile est-ce social ? Cet objet sert à vider les comptes bancaires des travailleuses et des travailleurs pour remplir ceux des principaux actionnaires de Peugeot, Renault, Total, etc…Si Paris veut devenir une ville moderne alors elle doit être respirable. Ensemble réclamons la limitation à 50km/h de la vitesse sur le périphérique et le classement de la ville de Paris et Plaine Commune en Zapa.

tom4 dit :

@charlie : votre touche majuscule est coincée
@Michel : les Zapa, vaste fumisterie, avez vous des solutions pour permettrent aux gens ayant des véhicules anciens de venir en ville?

« on » a déjà reussi a éradiquer des routes une bonne partie du patrimoine automobile français (R5, 4L et autres voitures très sympathiques permettant de rouler à moindre cout), ce n’est ptetre pas la peine d’en faire plus

tom4, bon, si c’est l’hyper centre pieton, pourquoi pas, mais tout paris, faut arreter la moquette

Michel dit :

@Charlie

C’est super cette petition.

Mais quelle est son url ?

Il faut réclamer le classement en ZAPA de toute la ville de Paris boulevard périphérique y compris.

Michel dit :

En génral les conducteurs RATP respectent les usagers Vélib.

Les conducteurs des autres compagnies de bus comme CIF n’ont pas l’habitude de partager la voie avec les cyclistes.

CHARLIE dit :

UNE PETITION EST EN LIGNE POUR ABAISSER LA VITESSE DE 560KM/H A 30 KM/H.SIGNEZ LA POUR LA SECURITE DES PIETONS ET CYCLISTES ET UN MEILLEUR PARTAGE DE L’ ESPACE PUBLIC
J’ ESPERE QUE LA MAIRIE DE PARIS ET VELIB RELAIERONT CETTE DEMANDE EN POUVANT S’ INSCRIRE SUR LEUR SITE RESPECTIF
30 KM/H ET PAS UN DE PLUS.
SOYONS CIVILISES

ANNE-MARIE dit :

entièrement d’accord avec Emmanuelle-co et Mathieu-co ! je fais régulièrement un trajet d’1/2 mais je ne roule pas vite (à Vélib çà paraît difficile) mais je double régulièrement des bus – oui ils me rattrapent mais après d 2 ou 3 arrêts de bus – je suis asthmatique je ne vais pas rouler derrière pour respirer leur pot d’échappement ! mais qui des taxis ?!! qui des motos et scooters qui régulièrement empruntent les pistes cyclables et s’arrêtent aux feux devant un cycliste en faisant vroum-vroum-vroum ?!!!

ANNE-MARIE rICHARD dit :

et pour les taxis vous ne faites rien ? ! ! ! :0((

jcop dit :

@tom4_CO : les VAE du commerce ont une puissance limitée à 250 Watts.
Mais on trouve des kits à installer sur des vélos ordinaires, sur ebay ou ailleurs, atteignant 1000W voir plus. Avec de tels kit on peut facilement atteindre les 45km/h.

Certains vélos électriques atteignent même 60km/h sans pédaler.
Tu as un site qui vend de tels vélos : http://www.hi-powercycles.com

Emmanuelle_Co dit :

je suis ok avec bastien sans avoir de prétention sur ma vitesse, il m’arrive fréquement de doubler des bus sans être rattrapée car ils ont des arrêts fréquents donc je double souvent les bus
l’idée du bus pour prendre conscience des dangers c’est à valoriser et il y aurait des actions dans les collèges ce serait une initiative interessante car les ados sur vélo, scooters n’ont pas tous conscience du danger

tom4_CO dit :

@Olivier: c’est un vélo, donc non immatriculé, donc oui.
C’est un vélo à assistance electrique ou un vélo electrique? 45kmh, ca me parait enorme 🙂

tom4, accessoirement, je serais curieux de connaitre votre set up pour mettre sur mon vélo

Olivier dit :

Bonjour ,

J’ai un velo electrique (30 a 45 km/h) et je voudrai savoir que je peux prendre les couloirs de Bus?
Cordialement
Olivier

Bastien dit :

Article très intéressant en dépit de quelques contre-vérités (le cycliste moyen parcourt bien plus rapidement qu’un bus un même trajet; de même le cycliste moyen n’a absolument pas la possibilité de rouler aux côtés du bus durablement compte tenu du fait que le bus va 2* plus vite)

Mathieu_CO dit :

Les conducteurs RATP sont effectivement la « population » routière avec laquelle je me sens le plus en sécurité malgré la taille de leur véhicule, notamment de par les consignes évoquées dans cet article et qui sont appliquées quasi-systématiquement par les conducteurs : conduite douce, et en cas de dépassement d’un cycliste utilisation de la cloche pour prévenir du dépassement, maintient de celle-ci pendant tout le dépassement, et distance de dépassement/rabattement très large.

A contrario, les conducteurs des autres cars réguliers type « Open Tour » ou « Cars Rouges » ont très souvent tendance à placer les cyclistes dans une situation stressante, les collant de bien trop près, et les dépassant là où il n’y a pas du tout la place, pour parfois se rabattre en queue de poisson à l’arrêt qui se trouve 50m devant…

J’espère que le dernier point du comité des usagers Vélib avec la Préfecture de Police (qui gère la circulation à Paris) permettra d’améliorer ce point qui n’est pas seulement un problème de confort de circulation, mais surtout un problème de sécurité des cyclistes.

Site Officiel Vélib
X

Articles à la une

Voir tous les articles...