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Clémentine, Histoire de le dire
mardi 1 février

Clémentine, Histoire de le dire

Marion
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Histoire de le dire, c’est le blog de Clémentine Bisiaux, 29 ans. Aux passants qu’elle rencontre, elle propose de raconter une histoire de leur choix. A travers elles, ce sont des tranches de vies de parisiens, des souvenirs d’enfance aux coups de gueules d’aujourd’hui, qui se dessinent. Un Paris qui nous ressemble quoi.

Hasard et conséquences

Au hasard de ses déambulations parisiennes, cette jeune journaliste laisse la parole à ceux qui veulent bien la prendre, leur demandant s’il y a une histoire qu’il aimeraient partager. Les personnes filmées le sont « de manière complètement spontanée » précise Clémentine sauf quelques exceptions, adressées par des anciens interviewés. Leurs histoires étaient si savoureuses qu’elle a accepté de déroger à la règle. Mais l’idée de Clémentine avec ce blog « Histoire de le dire » est de livrer « une parole brute », une « tranche de vie ». Pari réussi : il s’agit plus de portraits courts que d’interviews, Clémentine s’effaçant au profit des histoires contées sur le rythme propre du narrateur et non formaté par le montage ou l’ajout de fioritures.

Ces petites « Histoires de le dire » sont un peu comme des brèves de comptoir (non alcoolisées), un florilège de ces rencontres surprenantes que nous avons tous trop rarement avec des personnes qui, sans qu’on s’y attende, se racontent pour notre plus grand plaisir. J’ai adoré la petite histoire de Serge sur la rumeur de construction d’une sortie de métro… Clémentine a d’ailleurs conquis le jury du concours Blog moi Paris organisé par Paris.fr en partenariat avec LEXPRESS.fr. qui récompensait les meilleures idées de blogsreporters fans de Paris.


Serge
envoyé par clembibi. – Rencontrez plus de personnalités du web.

Vélib’ a réinventé le paysage

« Mon premier moyen de locomotion est la marche » explique Clémentine qui, pour les besoins de ses rencontres impromptues doit « prendre son temps, bien observer » ce qui se passe autour d’elle. Évidemment dans la circulation, c’est une mauvaise idée s’attarder à regarder autre chose que la route… Clémentine est aussi une abonnée de longue durée Vélib’ et l’utilise surtout pour de courtes distances dans son 18eme mais aussi en soirée quand les métros ont rabaissé leurs grilles. C’est devenu un mode de déplacement entre amis, « convivial ».

Vélib’ a changé la donne selon elle. « Il y a vraiment un Paris sans Vélib’ et un Paris avec Vélib’ » estime-t-elle. « L’espace urbain a été un peu réinventé, il n’y a avait pas ou peu de vélos avant Vélib’ alors qu’aujourd’hui ils font partie du paysage urbain, sont plus pris en compte par les voitures ». Vélib’ « rend la ville plus sympa », l’éloigne de l’image de la « grosse capitale », et finalement apporte à Paris « un peu d’humanité ».

Une nuit alors que je roulais à Vélib’…

Clémentine n’a pas encore rencontré quelqu’un qui lui a raconté une histoire de Vélib’ mais je ne doute pas qu’à un moment où un autre, un Vélib’ viendra se glisser dans l’une de ses histoires… Je lui ai demandé si elle même avait une petite « Histoire de le dire » à Vélib’. Elle s’est rappelée d’un périple de la bibliothèque François Mitterrand à la Porte de la Chapelle réalisé en pleine nuit avec des amis. Au delà de la longueur du trajet, elle garde l’impression d’avoir exploré une face plus cachée de la ville ce soir là où ils avaient croisé une population nocturne différente, des gens un peu perdus.

Pour faire une bonne « Histoire de le dire » à Vélib’ elle aimerait suivre un Vélib’ toute une journée, d’un utilisateur à un autre, au grès de ses emprunts successifs…

Je ne l’ai pas soumise aux trois questions surprises qu’elle pose à tous ceux qu’elle rencontre mais juste à son incontournable, précisée dans tous les portraits : la chanson préférée. Réponse : sa chanson « du moment » : Seun Kuti & Fela’s Egypt 80 African Problems

Histoire de le dire

Bientôt sur le Blog : le portrait des deux autres lauréats du concours Blog Moi Paris pour découvrir la ville autrement !

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Les derniers commentaires

Ritondemeudon dit :

Très intéressant. Je suis moi-même un adepte du suivi d’un Vélib’: quand j’en trouve un bien réglé, j’essaie de me souvenir de la borne où je l’ai posé, et j’essaie de le reprendre pour mon trajet suivant. Il m’est déjà arrivé de faire 4 trajets de suite dans la même journée avec le même vélo. Les Vélib’s paraissent très uniformes vus de loin, mais même sans mémoriser le numéro sur le garde-boue arrière, chacun a sa petite identité: forme et placement du tire-bouchon de l’antivol, hauteur de selle, niveau de rouille de la tige, éventuelles marques d’auto-collants ou de tags…

Site Officiel Vélib
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