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Antonio, fan numéro un de Vélib’
vendredi 15 octobre

Antonio, fan numéro un de Vélib’

Marion
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Rencontré lors de la Vélibienne, Antonio (à gauche) est un espagnol qui se dit « fan numéro un de Vélib’ ». J’ai cherché à connaître son regard d’étranger sur le système parisien…

Accro au Vélib’ !

A Paris depuis un an et demi, ce spécialiste du jambon ibérique (un symbole espagnol !) se dit « grand défenseur du Vélib’ ». Certains parisiens avaient tenu à Antonio tout un discours selon lequel « faire du vélo à Paris n’était pas possible, dangereux » mais il a tout de même décidé de tester Vélib’ et estimé au contraire que faire du Vélib’ est très facile, « la circulation est normale, pas très agressive, les gens sont polis ».

Antonio a même abandonné son abonnement mensuel de métro : « je prends le Vélib’ pour tous mes trajets et parfois le métro quand je suis avec des amis » qui n’ont pas encore adopté Vélib’.

C’est lui qui a poussé son amie Mariana, à ses côtés sur la photo prise à l’arrivée de la Vélibienne, à se mettre au Vélib’. Vélib’ lui a également permis de connaître Paris comme sa poche, « de découvrir beaucoup de places » par exemple.

Pas de culture du vélo en Estrémadure ?

Antonio est originaire d’Estrémadure (région frontalière du Portugal) où « les gens sont tout le temps en voiture, même pour acheter leur baguette ». Il n’y a pas de « culture vélo » explique Antonio. Je lui ai demandé si ce n’était pas aussi lié à la chaleur. Si cela peut jouer, Antonio n’y croit pas : à cette époque de l’année par exemple la température est idéale, autour de 20°, et pourtant on ne fait pas de vélo.

Cela dit, les choses changent. Des systèmes comme le Vélib’ se développent puisque cinq villes de sa région ont adopté des systèmes équivalents : Badajoz, la plus grande ville d’Estrémadure, Mérida, la capitale, Caceres, ville culturelle et universitaire, et les villes de Bon Benito et Villanueva de la Serena qui ont un système commun. Antonio a lui testé le système de Badajoz et a été convaincu : « c’est facile de se déplacer en vélo ». Même constat à Séville. Selon Antonio, Vélib’ et ses cousins fonctionnent très bien dans « les grandes avenues et les centres historiques ».

Espagne, Irlande, Italie, Paris : questions d’urbanisme

Antonio a également vécu en Italie et en Irlande. Il estime que l’urbanisme joue un vrai rôle dans le succès du vélo. Aujourd’hui se déplacer à Vélib’ dans Paris est « très facile » estime Antonio. Grâce aux doubles sens cyclables, aux pistes cyclables et voies de bus ouvertes aux cyclistes, les trajets sont « très rapides, très pratiques ». En Irlande, Antonio se déplaçait à vélo (photo ci-contre) mais « il pleut tout le temps » ! Quant à son expérience italienne, il vivait dans un petit village de montagne et a donc peu utilisé le vélo.

Le système du futur, plus que le tram

Antonio pense que les systèmes de vélos partagés « peuvent marcher dans n’importe quelle ville » et qu’ils sont « le futur » même si cela revient à un « retour aux origines ». Les choses les plus naturelles sont les plus écologiques, les plus simples, pratiques et finalement les meilleures, « comme le jambon ibérique » conclue-t-il ! Antonio regrette que dans certaines villes moyennes on investisse dans « des tramway très modernes pour dire qu’on a le tram » alors qu’un simple bus reviendrait moins cher et serait plus pratique. Mieux vaudrait selon lui développer des systèmes comme Vélib’ dans ces villes.

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Les derniers commentaires

Bonjour,
Merci pour l’article, c’est très sympa et bien redacté.

Antonio Cortés

Site Officiel Vélib
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