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Maintenance et régulation : au cœur des ateliers JCDecaux
jeudi 30 septembre

Maintenance et régulation : au cœur des ateliers JCDecaux

Marion
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Ce mercredi après-midi, les membres du comité des usagers étaient conviés à une visite guidée des plus grands ateliers de JCDecaux (Cyclocity) pour le Vélib’, installés à Saint-Denis (93). Isabelle, Emmanuelle, Françoise, Elodie, Bernard et Pierre avaient fait le déplacement. Pendant deux heures, ils ont pu visiter tous les recoins du site et poser toutes leurs questions directement aux techniciens (qui nous ont fait un accueil chaleureux d’ailleurs) et à notre guide, Grégoire Maes, le directeur de l’exploitation Vélib’.

Travail en équipe

Les vélos placés devant les établis sont ceux en attente de réparation ou de contrôle une fois le travail fait, celui derrière l’établi est évidemment celui en cours de réparation.

Les pièces détachées alignées le long du mur permettent aux techniciens de se servir en fonction de leurs besoins. De gros efforts ont été faits afin d’améliorer l’état général des vélos en circulation explique Grégoire Maes, directeur d’exploitation Vélib’.

L’une des décisions a été d’instaurer un système de travail en équipe, les mécaniciens les plus expérimentés accompagnant les plus novices. Chaque vélo réparé est par ailleurs contrôlé par un technicien habilité à le faire pour vérifier que rien n’a été oublié.

1 000 vélos réparés toutes les semaines en atelier

Les représentants s’accordaient à dire que désormais l’état général des vélos en circulation est bien meilleur. Ces dames -Isabelle, Elodie et Emmanuelle- louent de plus le confort des selles Vélib’, bien supérieur à leurs expériences respectives sur des vélos de location !

Chacun a fait part des points qu’il vérifie pour choisir sa monture. Isabelle, après un coup d’œil général, s’assure que la tige de selle du Vélib’ n’a pas été trop graissée (un excès de zèle aujourd’hui réglé mais dont des vêtements clairs ont autrefois pâtis…) et que la sonnette fonctionne bien. En effet, les sonnettes ont été toutes changées car les anciens modèles ne supportaient pas la pluie…

Nous sommes rentrés dans le détail des réparations et notamment les raisons pour lesquelles le changement de vitesses est parfois endommagé. Emmanuelle et Elodie se demandaient si les techniciens de terrain qui vérifient les vélos stationnés ont la possibilité de voir ce type de problème dont nous, usagers, ne nous rendons compte qu’une fois en selle. La réponse est oui !

Depuis le lancement du service, de nombreux changements ont été apportés aux vélos – cadre, fourche, sonnettes, paniers, etc. – et les améliorations continuent. Nous en sommes ainsi à la troisième génération de paniers. Environ 1000 vélos sont réparés en atelier toutes les semaines (le stock de pièces détachées est impressionnant!) en plus des réparations effectuées directement sur le terrain par les techniciens.

14 camionnettes et leur trio de techniciens

Les équipes mobiles sillonnent Paris à bord de leur camionnette par équipe de trois techniciens. Ils y chargent les pièces détachées dont ils ont besoin et les vélos nécessitant une réparation ou une maintenance trop lourde pour être effectuée sur place.

Les techniciens à vélo signalent eux par téléphone au superviseur les vélos (numéro X, bornette Y, station Z) et les réparations lourdes à prévoir puis les bloquent soigneusement en station. Ils seront récupérés dans la journée pour être ramené en atelier.

Certaines équipes sont spécialisées dans la récupération des vélos hors station, abandonnés ou repêchés. Les plus boueux ne sont pas forcément ceux qui finissent dans la benne des cadres de Vélib’ irrécupérables qui seront recyclés…

Régulation en temps réel

19 600 vélos sont en permanence en circulation. On dénombre au total le double de bornettes, soit à peu 40 000, un rapport qui doit être respecté.

Au printemps, vous avez pu constater une saturation des stations dans certains quartiers de Paris. JCDecaux essayait d’injecter plus de vélos mais le constat a été clair : on ne peut modifier ce rapport.

D’autres pistes sont à l’étude pour améliorer la régulation, le nouveau grand chantier pour Grégoire Maes après celui de la maintenance. Le système d’information permet déjà de connaître en temps réel la situation : les petits points bleus signalent les stations vides, les points rouges les stations pleines et les points verts les stations à l’équilibre.

Sans surprise à 16h mercredi, les stations vides sont celles sur les hauteurs. Par contre, la deuxième image montre le même état de la régulation mais en tenant compte de toutes les stations dans un rayon de 300 m. Les points rouges signalant les stations pleines sont alors bien moins nombreux : dans ce rayon de 300m vous pouvez trouvez une place disponible. Sur les hauteurs la question est plus complexe, il faut de courageux grimpeurs. A noter une bonne nouvelle : l’interface des bornes Vélib’ est en cours de modification pour être plus dynamique et permettre notamment de repérer plus facilement les stations alentour…

Pour améliorer la régulation, vos représentants ont soumis plusieurs idées à Grégoire Maes. Par exemple, celle d’installer des stations mobiles lors de grandes manifestations (le frein principal est celui du raccordement électrique de ces stations) ou encore celle, chère à Emmanuelle et Pierre, d’accorder des bonus à ceux qui font l’effort de chercher une station pleine ou vide pour participer à la régulation.

Affaire à suivre !

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Les derniers commentaires

Gabor Palinger 07 50 23 08 56 dit :

Je suis un fana vélo et j’aimerais bien travailler dans vos ateliers

POPO dit :

Bonjour,
Tout comme david fortune j’ai beaucoup aimé cet article et je souhaiterai savoir si une visite d’un atelier est possible ? Dans le cadre scolaire ( je suis un parcours de logistique en école d’ingénieur) je m’intéresse à la logistique autour de l’installation Velib’ malheureusement les informations sont relativement limitées sur internet …

DAVID FORTUNE dit :

Bonjour,

J’ai lu très attentivement et avec beaucoup d’intérêt l’article ci-dessus et je souhaiterai visiter l’atelier de Saint Denis. cela est-il possbile?
je vous remercie pour votre réponse et….Vélib est probablement la plus belle invention depuis le téléphone portable 🙂 Bravo.

vpoutine dit :

Les vélos sont entretenus, Ok, mais ya quand même quelques petites choses à redire:
Les roues avant sont parfois trop gonflées, le pneu n’est pas entièrement entré dans la roue ce qui laisse une petite bosse sur le pneu avant.Quand on roule vite , surtout dans les descentes, ça génères des vibrations périodiques plutôt désagréables.Ya aussi les 2 poignées en caoutchouc sur le guidon.Elles ont tendance à sortir du guidon et il faut chaque fois taper dessus pour les remettre en place.Sinon rien d’autre à redire, les freins fonctionnent, quoi que les dérailleurs… normalement on a 3 vitesses , mais parfois 2.Snif!

celou66 dit :

@Responsable regie espaces verts: quel sens civique que de se débarasser du matériel qui ne vous appartient pas…

Responsable regie espaces verts dit :

nous trouvons régulièrement des velib dans la ville de bobigny
pouvez vouz les récupérez au centre technique de bobigny rue lempernesse
Tel : 0148406751 ou 0628533965
sinon je les évacue au tri sélectif
JWD

barbier kevin dit :

bonjour savez vous qui je dois contacter pour organiser une visite des ateliers de réparations et si c ‘est possible

elise dit :

sympa comme reportage sur les coulisses

tom4 dit :

merci pour le compte rendu. Sur les reparations, est ce que vous avez eu des chiffres sur la répartition entre petites reparation (crevaison), moyenne (chaine ou derailleurs cassé) et grosse (fourche/guidon/cadre) ?

tom4

emmanuelle dit :

Bravo Pierre pour ce compte rendu complet comme toujours
Juste une petite précision concernant Decaux, maintenant Josephine est « détachée » à la relation comité usagers velib et donc j’imagine qu’elle a un oeil très attentif sur le blog et pourra voir ainsi les différentes remarques des usagers
Je ne désespère pas non plus que sur le site officiel velib.fr on puisse signaler un problème lors de la dépose de son vélo avant d’en arriver au prélèvement de la caution.
On aura bien un petit billet de Marion sur le sujet : vélo mal raccroché qu’on peut signaler sur la borne etpeut être un jour aussi sur le site internet 🙂

Mathieu dit :

Merci PierreCO pour ces ajouts.

Concernant l’accès libre aux données, l’argument « bande passante » me laisse assez perplexe : l’information sur le remplissage d’une station, c’est un fichier XML d’une centaine de caractères maxi, arrondissons (large) à 200 octets la transaction complète. Pour saturer une bande passante d’1Mbit/s (relativement faible), il faudrait donc que 640 utilisateurs se connectent en même temps (dans la même seconde) au service, et ceci en continu (donc 38400 utilisateurs par minute, 2.3 millions par heure).

Bref, je ne trouve pas franchement cet argument « valable » pour empêcher l’accès libre aux données… surtout qu’une personne qui accède aux données via une interface qui n’est plus le site web de Cyclocity, c’est bien plus de bande passante libérée.

JuL dit :

Merci pour cet enrichissant compte-rendu.

PierreCO dit :

J’attendais l’article pour faire mon compte rendu et comme c’est chose faite, je me lance donc.

Tout d’abord, comme tous ceux qui ont assisté à la visite, je dois avouer que j’ai été très impressionné par la logistique mise en place et surtout par les immenses améliorations qui ont vu le jour depuis le lancement du service( en tout cas depuis que j’y avais travaillé en tant que mécano pour un job d’été).
Le responsable d’exploitation nous a parlé sans langue de bois et a été très patient. Des améliorations sont testées et trouvées en permanence et hélas pour nous, tout ce qu’on leur a dit, ils y avaient déjà pensé( mais ils n’ont souvent l’argent que pour réaliser un projet après l’autre.) Ainsi, après s’être attaqué au problème de l’entretien et de la réparation des vélos, ils vont maintenant se pencher sur la régulation.

Concernant la visite, tout a été dit ou à peu près, je me concentrerai sur les questions annexes qui ont été posées.

Nous avons abordé en premier lieu la question des RH, où de sensibles améliorations ont vu le jour. Le détail serait long à expliquer mais apparemment, les choses ont bien évolué.

De manière générale, il nous a été répété que JCD disposait d’une enveloppe, l’argent ne tombant pas du ciel, et que le but était d’optimiser le service en restant dans cette enveloppe. Decaux ne veut donc pas trop investir dans le système. Quid d’une mutualisation des systèmes où une amélioration du Vélib serait amortie par une réutilisation sur les autres systèmes Cyclocity? Notre interlocuteur nous a répondu que ce n’était pas viable.

Concernant les cautions et les surfacturations:
La somme de 35€, prélevée à de nombreux clients ne correspond pas à une durée de location mais à un forfait qui correspond aux frais de recherche et de récupération du vélo. On nous a parlé de geste commercial: au lieu de facturer les 150€, on ne facture que 35€. Pour moi un geste doit rester exceptionnel sinon, c’est une pratique généralisée. La vérité, à mon avis, est que JCD ne peut décemment pas facturer 150€ si le vélo a été retrouvé par la suite et ils ont trouvé cette solution de 35€ pour gagner un peu d’argent( ou plutôt pour éviter d’en perdre trop car sur un abonnement à 1€ la journée, cela doit leur faire perdre pas mal d’argent.)

Rappelons cependant que le contrat Vélib est couplé avec celui des panneaux publicitaires: au lieu de verser de l’argent à la Ville de Paris en contrepartie de l’attribution du marché de la publicité à Paris, Decaux met cet argent dans Vélib. Le tout n’étant pas de gagner de l’argent avec Vélib mais d’en perdre le moins possible.
La phénomène des cautions prélevées serait marginal mais impossible d’en savoir plus
De manière générale, la question d’envoi de sms ou mails aux abonnés à l’année pour leur indiquer un mauvais raccrochage n’est pas à l’ordre du jour. Decaux considère que c’est du bon sens de vérifier que le retour de son vélo a bien été enregistré et qu’on ne peut pas tout faire à la place des gens.

Concernant l’ouverture des données, il s’agirait d’un problème de coût: si on donne libre accès aux données, cela générerait de la bande passante en plus pour des coûts très élevés. Selon moi, la satisfaction des clients qui loueraient plus de vélos compenserait ce coût mais il n’y aurait que peu de gens qui utiliseraient leur smartphone pour ce genre de service, le phénomène serait marginal.

Concernant l’amélioration de l’interface, elle devrait voir le jour au cours des prochains mois, pas plus de précision pour l’instant. C’est exactement la même réponse qui nous avait été faite à l’atelier péniche par le responsable de la relation client donc espérons que l’on nous raconte pas n’importe quoi cette fois ci et que nous n’attendrons pas trois ans pour changer cette interface à la navigation catastrophique.
Notre interlocuteur n’était pas au courant du poisson d’avril qui avait fait grand bruit chez ceux qui suivent l’actualité Vélib concernant l’interface.
http://blog.velib.paris.fr/blog/velib-et-vous/un-poisson-davril-qui-a-assez-dure/
Cela dénote une absence totale de veille Internet et c’est relativement inquiétant. Toutefois, cela va dans le même sens que ce qui a été dit plus haut: ne voulant pas perdre trop d’argent avec Vélib, on rogne sur tout. Mauvais calcul à mon avis, l’insatisfaction des clients faisant perdre plus d’argent mais bon.
Il nous a été confirmé que ni Vélib ni Cyclocity ne possédaient de département Recherche et Développement( ils utilisent celui de JCD). Ce qui explique que quasiment aucun innovation ne voit le jour pour les clients, ou alors une fois tous les 3 ans( les exemples de l’interface ou des bornettes oranges)

Concernant les bornettes oranges justement, on nous a assuré que le problème était réglé et que sur le terrain, les agents appelaient systématiquement la régulation pour mettre au rouge les bornettes. Apparemment, les agents n’ont pas trop compris les consignes au vu du nombre de palettes oranges sur des bornettes vertes.

Concernant le temps de latence, que j’avais proposé de supprimer c’est la Mairie qui a voulu le voir fixer à 5 minutes mais les gens ayant trop râlé, il est passé à deux minutes. Si on pouvait connaître la personne à la Mairie qui a décidé cela, ce serait super qu’on puisse avoir ses coordonnées, j’aurais quelques arguments à lui soumettre.

Isa dit :

Je rejoins Emmanuelle, cette visite au sein des ateliers a vraiment été très intéressante. Grégoire Maes de JC Decaux nous a réservé un très bon accueil et une totale disponibilité pour répondre à toutes nos questions et suggestions !! Pendant les deux heures de visite, j’ai vraiment ressenti l’engagement et l’intérêt des techniciens à parler de leur métier et des améliorations constantes qu’ils cherchent à apporter. Et Grégoire Maes nous l’a dit, il reste encore des marges de progression !!!

Emmanuelle dit :

un atelier très intéressant, le personnel Decaux nous a très bien accueilli et on sent dans cet atelier du professionnalisme. Il y a toute une logistique assez impressionnante. Nous espérons bien que ces contacts permettront d’améliorer encore le service. Je reste un peu septique sur le peu de points bleus sur la carte !!! qui ne tiennent pas compte des vélos HS non identifiés par les agents . Dans certains quartiers on voit moins souvent les agents de maintenance que dans d’autres…

Mathieu dit :

Content de voir que l’interface va *enfin* subir un lifting qui devenait nécessaire sur la partie « cartographie » notamment 🙂

Comme cela a été proposé par le comité, il faudrait que les usagers puissent eux aussi signaler via la borne les défauts qu’ils rencontrent sur un vélo, et que celui-ci soit bloqué ou pas en fonction de la gravité de la panne. Cela faciliterait le travail des techniciens, et éviterait aux usagers de se retrouver avec un vélo présentant un problème qui ne se voit pas sans avoir roulé un peu avec. Cette fonctionnalité serait limitée aux abonnées longue durée afin d’éviter les abus, un abonné faisant plusieurs « faux » rapports étant tout simplement exclu de cette possibilité de remonter un problème.

marc dit :

Bonjour,

Je suis fortement interessé par les activités su comité des utilisateurs.
J’aimerais savoir si son collège est renouvellé, et s’il est possible de proposer une candidature !

Merci

Site Officiel Vélib
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