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Bus cyclistes : partager vos expériences vélos
vendredi 4 juin

Bus cyclistes : partager vos expériences vélos

Marion
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Déjà une quinzaine de lignes traversent l'Ile-de-France. Drapeaux verts, les départs, drapeaux gris, les arrivées.

Déjà une quinzaine de lignes traversent l’Ile-de-France. Drapeaux verts, les départs, drapeaux gris, les arrivées.

L’association Bus cyclistes a pour but de favoriser l’utilisation du vélo notamment pour se rendre au travail en organisant les déplacements. Cela va de l’organisation de « lignes » ou plutôt d’itinéraires cyclistes que l’on peut réaliser ensemble ou séparément à de simples conseils et échanges d’expériences sur ces trajets précis que certains connaissent déjà sur le bout des doigts… de pieds. Rencontre avec Hervé Bellut, le président de l’association.

 

Quel est le principe des Bus Cyclistes ?

bus-cyclistes-thierryHervé : L’idée de départ est que les gens réalisent ensemble un trajet pour aller au travail d’où la notion de « bus » cycliste et de « lignes ». L’idée de rouler en groupe ne séduit pas trop les adultes qui y voient encore quelque chose de contraignant (horaires à respecter, côté « peloton »). Je suis persuadé que l’avenir est de rouler ensemble. C’est très intéressant notamment pour réaliser des trajets inter-ville entre deux villages par exemple : c’est sympa et on se fait mieux respecter des voitures. Mais en ville, quand la circulation est importante, cela peut parfois devenir pas très pratique de rouler en groupe… En même temps, pour découvrir un trajet que l’on n’a jamais fait, c’est un plus de ne pas être seul.

Tout dépend donc des types de trajets mais aussi des envies des uns et des autres. Comment avez-vous fait évoluer le projet de l’association et le principe des guides cyclistes ?

Hervé : Nous nous sommes rendus compte que d’autres services étaient très utiles dès maintenant et notamment les « guides » cyclistes. Quand un cycliste maîtrise un trajet, il peut le proposer sur le site et devenir guide cycliste. Cela peut consister à assurer un trajet, un « bus cycliste », régulièrement mais on peut aussi se limiter à faire découvrir ce trajet uniquement à la demande en accompagnant un cycliste ou même simplement à donner des conseils par mail ou par téléphone. Par exemple, je devais traverser Toulouse, je suivais un itinéraire « bus cycliste » et j’ai raté la sortie sur le canal du Midi. J’ai téléphoné à mon guide qui m’a expliqué par où passer. Une carte n’est pas si facile à lire et il y a toujours quelques subtilités. Un coup de fil c’est plus simple, plus convivial.bus-cyclistes-camille

En quoi partager un itinéraire change les choses et quel est le degré d’engagement requis ?

Hervé : Le seul engagement que l’on demande aux guides de respecter est de répondre aux e-mail dans les 15 jours. Certaines personnes sont parfois réticentes à créer leur itinéraire, craignent de devenir un accompagnateur de groupe mais chacun est libre de s’impliquer comme il le souhaite. Il suffit de bien préciser ses conditions sur le site : trajet réalisé en semaine ou le week-end, à telle heure, jamais par temps de pluie, uniquement de mai à septembre, sur demande en fonction des disponibilités, etc.

Lorsque l’on crée une ligne bus cycliste d’entreprise, il y a un effet induit en faveur du vélo. Les gens s’imaginent en voyant 5 vélos garés dans leur entreprise que ces cyclistes habitent à 200 m. La publication et la communication autour d’un trajet montre que le vélo est un véritable mode de déplacement, que c’est possible. Cela incite d’autres salariés à s’y mettre même s’ils ne contactent pas le guide cycliste. Dans mon ancienne entreprise la création d’un bus cycliste avait multiplié par 6 le taux de personnes venant au travail à vélo alors que le nombre de participants au bus n’avait pas autant augmenté…

Pour tout savoir de l’association, son site http://www.buscyclistes.org, entièrement refait il y a deux mois. Vous pourrez y faire des recherches en France et en région parisienne (déjà une quinzaine de « lignes »). Inutile d’être membre de l’association pour profiter de ces services de convivialité même si les cotisations permettent de faire vivre les associations et leurs sites 😉

PS : Merci à Hervé pour le temps qu’il m’a consacré et à Tristan, le monsieur vélo de la Mairie, qui m’a signalé l’assoc…

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Les derniers commentaires

Pierre dit :

C’est une très bonne idée.

[…] leurs déplacements sécurisés et sécurisants. C’est l’idée également défendue par l’association « bus cyclistes » dont je vous parlais récemment et qui propose de créer finalement des parcours cyclables commun au quotidien. Fête, promenade, […]

bjb dit :

Bonjour,

Une bonne idée :
http://bonnenouvelle.blog.lemonde.fr/2010/06/07/le-velo-chargeur-de-portable/

Pourquoi dans la même veine ne pas avoir des prises « USB » sur les Vélib pour recharger les périphériques tels téléphones ou iphone pendant qu’on pédale ?

On imagine par exemple une encoche dans le guidon et une simple prise en façade qui serait raccordé à la dynamo existante.

A charge au vélibiste d’apporter son périphérique et le cable USB pour charger lorsqu’il va se déplacer en vélib.

Recharge écologique et très pratique … assurément un atout pour les vélib pour les accros d’iphone et autres android !

A+
JB

Site Officiel Vélib
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