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A la reconquête des voies sur berges
jeudi 6 mai

A la reconquête des voies sur berges

Marion
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Mercredi 14 avril, le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, a dévoilé son projet d’aménagement des voies sur berges. En pratique, sur la rive gauche les berges seront fermées à la circulation automobile sur plus de 2km, du musée d’Orsay jusqu’au Pont de l’Alma ; les berges rive droite, aujourd’hui « autoroute urbaine », seront transformées en un boulevard parisien moderne où cohabiteront piétons, circulations douces et voitures. Un forum citoyen est organisé pour permettre aux parisiens de proposer leurs idées d’aménagement et d’utilisation de ces nouveaux espaces.

La Seine, notre « ligne de vie »

carte-voies-sur-berge« Paris est née de la Seine » souligne Bertrand Delanoë, « c’est, en quelque sorte sa « ligne de vie » ajoute-il. D’où sa volonté, depuis plusieurs années de voir « naître un projet dédié à la beauté et à l’âme de Paris ». Après plusieurs mois de réflexion, le projet proposé mercredi a pour ambition de permettre à Paris de « retrouver sa relation au fleuve ».

En terme de circulation automobile, le projet traite différemment la rive droite et la rive gauche en s’appuyant sur le volume de trafic observé et les projections de report de circulation. Ainsi, les projections montrent que le surplus de circulation lié à la fermeture des berges rive gauche serait absorbable par les quais hauts tandis que sur la rive droite, l’apaisement de la circulation permet de maintenir des flux de circulation et d’éviter tout blocage sur les quais hauts.

L’objectif est notamment, en cohérence avec la politique menée depuis 2001, de faire baisser la pollution. « Il ne s’agit pas de punir mais de diminuer la circulation et de donner une occasion de bonheur » a déclaré le maire, de « faire évoluer les pratiques, les usages avec quelque chose d’un peu jouissif, du côté de la beauté et du plaisir de vivre ».

Une reconquête de Paris au profit de l’Environnement et des nouveaux usages

port-des-celestinsAu total 15 hectares sont concernés par le projet, dont 4 hectares et demi seront totalement rendus aux usagers sur les quais de la rive gauche, fermés à la circulation automobile du musée d’Orsay jusqu’au Pont de l’Alma. Les quais rive droite deviendront eux un boulevard parisien : la vitesse de circulation sera réduite en implantant au moins 5 feux entre le pont d’Iéna et le pont Sully, en diminuant la largeur des chaussées et en retraitant l’espace public. Les piétons et circulations douces pourront ainsi investir les quais, en dehors de Paris Plage.

Les nouveaux espaces, reconquis ou créés via des barges ou éléments flottants installés sur le fleuve, s’organiseront autour de plusieurs pôles, dont la culture, le sport et la nature. Si un certain nombre d’usages ont été imaginés (j’aime personnellement beaucoup l’usage nocturne cinéma en plein air au pied du Musée d’Orsay où j’ai déjà repérée une future nouvelle station Vélib’), ces espaces évolueront dans le temps en fonction des besoins a souligné le maire.

port-des-invalides-concordeIl appartient d’ailleurs aux parisiens de s’exprimer sur le sujet via le forum citoyen mis en place sur le site de la Ville de Paris. Chacun peut faire une proposition et voter pour les idées des autres internautes. D’ici juin, des échanges auront lieu avec les maires d’arrondissement et les collectivités riveraines. Prochaine étape, une première délibération présentée au Conseil de Paris de juillet 2010.Dans sa partie parisienne, le projet sera mis en oeuvre dans les deux ans pour une livraison au plus tard dans le courant de l’été 2012.

A lire : le dossier sur le site de Paris.fr. Vous y trouverez des informations sur le projet, une carte et les visuels correspondants, vous pourrez y télécharger le dossier de presse complet et, bien entendu, le forum citoyen.

Photos © Apur / JC Choblet

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Les derniers commentaires

emmanuelle dit :

@ Paul, franchement il y a de nombreux trajets que l’on peut faire en vélo et la voiture n’est pas si souvent utile surtout pour le trajet que vous décrivez
pour être une assidue du vélib, je me suis rendue compte à l’usage que j’allais à quelques petites minutes près aussi vite en vélo qu’en transport en commun ds un grand nombre de mes trajets -sauf pour des trajets type gare de Lyon -Etoile – et combien de fois j’avance plus vite que les voitures à certaines heures de la journée !!!
et bien sur je parle de trajet pour aller au travail ou en rendez vous. Il faut juste savoir modifier son comportement.
petit rappel il est conseillé d’avoir une activité physique d’au moins 1/2 h par jour – je ne pense pas que c’est ds sa voiture qu’on garde la santé

fr dit :

> dû prendre le métro plusieurs fois cette semaine pour transporter des colis, (…) ça a pas loupé, crack colis piégé à St Michel.
Ils ont l’air bien tes colis :)
Pour les transports en commun, en fait il faut aussi envisager la gestion du temps personnel, des rythmes, du confort, que, sous des principes de productivités, on remise bien trop souvent au placard. Je sais que je fais partie de la « poignée d’idéalistes », et que c’est une chance, mais c’est aussi un sujet sur lesquels « l’impulsion » (mairie, état) permet de décoincer et de quitter les habitudes.

PierreCO dit :

Oui enfin, il reste que la voiture est parfois nécessaire. 25 minutes de vélo tous les jours,par tous les temps, tout le monde n’est malheureusement pas aussi sportif. Quand aux transports en communs, oui quand il n’y a pas de problèmes. Cela m’arrive très rarement mais j’ai dû prendre le métro plusieurs fois cette semaine pour transporter des colis, je me disais justement au bout de trois trajets que ça c’était amélioré et ben ça a pas loupé, crack colis piégé à St Michel.

Je trouve qu’on ne le dit pas assez mais beaucoup de gens prendraient leur vélo si les pistes cyclables étaient en bon état, plus nombreuses et que l’on faisait respecter un peu plus les droits des cyclistes. Quand on voit qu’ils n’ont jamais mis un PV pour dépassement dangereux, ça laisse songeur sur la volonté de la mairie de faire changer les choses. Je me suis encore fait frôler aujourd’hui par une voiture qui est passée à moins de 50cm, quand on a l’habitude ça va mais sur certains trajets c’est insupportable. Si ça leur tenait vraiment à coeur, ils auraient fait du forcing à la Préfecture. Que l’on vienne pas nous dire que c’est la Préfecture qui décide tout et que la Mairie n’a aucune influence sur eux. Evidemment que les contacts entre les deux institutions sont nombreux.
Idem pour les transports en commun: quand on est serré comme des sardines, qu’il faut descendre à chaque station car on est devant la porte, qu’il faut se dépêcher de remonter car l’alarme a commencé à sonner, que son sac manque à chaque fois de se faire bloquer dans la porte, je conçois que si on ait les moyens de prendre une voiture, on la prenne.

Mathieu dit :

« Je fais comment pour aller travailler à la bibliotheque Francois Mitterand en habitant le 8e? »
–> Opera – BFM, 20 minutes maxi via Gare de Lyon en TC. Compter environ 25 minutes en vélo via St Michel.

« Il y a des gens qui travaillent et on besoin de leur voiture pour ensuite aller a des rdv. »
–> Il y a aussi ceux qui n’en ont pas besoin, mais puisqu’ils en ont une ils ne voient pas pourquoi ils ne l’utiliseraient pas pour n’importe quelle occasion. Voir également le point #2 du très bon post de Jérôme juste au-dessus.

Paul dit :

Bonsoir. Les délires de la mairie verte bobo commencent à me courir sur le haricot. Je fais comment pour aller travailler à la bibliotheque Francois Mitterand en habitant le 8e? je loue un bateau? Paris n’est pas la propriété de quelques idéologistes écolobobo qui ne considèrent Paris que comme un musée. Il y a des gens qui travaillent et on besoin de leur voiture pour ensuite aller a des rdv.
Dépenser de tels budget pour une poignée d’idéalistes c’est n’importe quoi!

Jérôme dit :

Quelques observations en réponse aux précédentes contributions :

– Il est affirmé qu’il y a eu ratage dans le réaménagement des boulevards pour faire de la place aux vélos. Certes, il y a eu des erreurs. Mais je salue l’ambition d’une mairie qui a su imposer avec détermination des solutions dans l’intérêt du plus grand nombre : moins de voitures pour moins de pollution, question de santé publique, vitesse des voitures ralentie pour pour moins de pollution et moins de danger, moins de voitures pour plus de convivialité et pour que le piéton (c’est à dire nous tous) puissions reprendre possession de l’espace urbain. Je dis chapeau.

– il est affirmé que la voiture est archaique. Je n’irai pas jusque là : elle reste indispensable, notamment en milieu rural ou péri-urbain. et ponctuellement indispensable en ville. Mais elle est par nature incompatible avec la ville. Donc il faut la contraindre sans aucune hésitation pour en empêcher l’emploi quotidien ou régulier et promouvoir les autres moyens de transport dès que cela est possible. Paris bénéficie d’une densité exceptionnelle : cette capitale est le terrain idéal pour le vélo en raison de sa petite dimension et de son exceptionnelle densité. Transports publics et vélo sont complémentaires. Il faut poursuivre l’oeuvre commencée, et l’opération de reconquête des voies sur berge était indispensable. Depuis de longues années, à chaque fois que je portais un regard sur la Seine, j’en voulais amèrement à Pompidou d’avoir sacrifié l’un des sites les plus exceptionnels de la Capitale à la pollution sonore, visuelle, olfactive et d’avoir confisqué aux parisiens leur plus beau jardin naturel : les bords de Seine.

– il est affirmé qu’il faudrait concevoir des voies alternatives pour prendre le relais des voies sur berges afin d’éviter l’étouffement de la circulation automobile. Bien au contraire ! On sait depuis bien longtemps que plus on ouvre de voies à l’automobile, plus on « appelle » de nouveaux automobilistes à prendre le volant. C’est une sorte d’appel d’air. Pour éviter l’engorgement de la capitale sous le nombre de voitures (12 millions d’habitants en Ile de France), il n’y a qu’une solution : restreindre physiquement l’espace dédié à la voiture. A nouvel embouteillage, nouveau comportement : l’automobiliste qui le peut met tout en oeuvre pour ne plus se laisser prendre ! Il essaiera de ne plus repasser au même endroit à la même heure. Donc pas besoin d’alternative, sauf s’il s’agit de transports publics, ou de moyens alternatifs de transport.

– Certains affirment que la compétitivité de Paris serait remise en cause par la reconquête des quais. Ceux là ne vivent pas avec leur temps ! A l’ère de l’informatique et de la civilisation des loisirs, une Capitale moderne se doit de valoriser son patrimoine touristique et architectural, mais aussi la qualité de vie. La compétitivité n’a rien à voir avec le nombre de « chaudières ambulantes » (c’est le nom que je donne aux voitures à explosion) en circulation ! A l’ère du tertiaire, de l’informatique et de la technologie triomphantes, les échanges n’imposent plus de prendre la voiture pour entrer en communication. Et le transport des marchandises peut largement encore être rationalisé, optimisé. Sur ces 20 dernières années, j’ai vu mon activité professionnelle être totalement bouleversée par l’arrivée de l’informatique qui permet d’éviter de nombreux déplacements devenus inutiles, tout en amélioration l’efficacité de la communication avec la clientèle et la réactivité du fournisseur à l’égard de son client. Ceux qui évoquent le risque d’une perte de compétitivité par suite de la réduction de la place de la voiture en ville ont 20 ans de retard dans l’analyse de la situation actuelle. Ils sont réellement ringards. Ou font preuve d’une flagrante absence de capacité d’adaptation…

– un contributeur reproche au projet de manquer d’ambition et demande qu’on s’inspire de la solution adoptée à Copenhague : dommage qu’il n’en dise pas plus ! on aurait aimé savoir à quoi il fait précisément référence.

– Reste la question des autres deux roues que le vélo : motos et scooters. Pour avoir circulé 30 ans en mobylette, moto puis scooter, puis seulement depuis 4 ans en vélo, je crois mon témoignage utile. Il est certain que les 2 roues motorisés envahissent les espaces dédiés aux vélos et même souvent au piéton. C’est dommage, mais ne rêvons pas : même avec une réglementation très stricte, il sera très difficile de l’empêcher en pratique tant les motards recherchent vitesse, efficacité et liberté. En revanche, les autorités pourraient très largement amoindrir l’effet pervers des 2 roues motorisés en recourant à trois moyens : 1 – immatriculation par le devant et par l’arrière pour pouvoir plus efficacement réprimer les dépassements de vitesse en ville par des radars automatiques dont le nombre serait accru. 2 – interdire les moteurs 2 temps qui brûlent essence et huile mélangés ce qui est source d’une pollution bien plus nocive et réellement incommodante. 3 – mise en place d’une réglementation très exigeante et d’un contrôle efficace pour abaisser considérablement la pollution sonore induite par ces deux roues en ville. Avec confiscation immédiate des engins non conformes. Nombre de jeunes serait ainsi contraints de se replier vers les joies procurées par le vélo, ce qu’ils ne regretteront jamais : sport, convivialité, quasi gratuité, sécurité, etc… Bien que « non-Sarkozyste », je remercie tous les jours cet ancien ministre de l’intérieur d’avoir « durci » le régime du permis à points qui a fini par m’interdire toute circulation en deux roues motorisé par perte de tous mes points… Grâce à cela, j’ai découvert le vélo et en suis devenu un utilisateur quotidien et inconditionnel à … 51 ans ! Et je fais même Paris-Versailles à Vélo, à titre d’exemple ! Et j’ai même retrouvé mes 12 points puisque j’ai ainsi pu garder mon nouveau permis probatoire (jeune conducteur !) de 6 mois pendant 3 ans sans nouvelle infraction : un pari inimaginable pour moi en scooter !
Merci Monsieur le Maire de permettre aux Parisiens de reconquérir leur superbe cité.
Et grâce à vous, j’ai honte d’avoir pollué idiotement mes concitoyens pendant 30 ans !
Jérôme à confesse.

Guillaume dit :

Bonjour,

Cette idée de remodeler les berges de Seine est vraiment bonne selon moi. Comme le dit bth, c’est vraiment dommage de « gaspiller » ces endroits magnifiques que sont les bords de Seine en autoroutes urbaines.
Il y a vraiment matière à faire de ces espaces des lieux de vie, de détente et de loisir de grande qualité.
Je ne suis pas d’accord avec vous Bourasset. Je ne pense pas que l’objectif de la Ville de Paris soit d’embêter les automobilistes au maximum. Cependant, la Ville s’est fixée des objectifs afin d’améliorer la qualité de l’air et la qualité de vie des Parisiens. Cela passe en particulier par une meilleure gestion du trafic automobile. Je pense qu’une bonne partie des Parisiens pourraient utiliser d’autres modes de transports, plus respectueux de l’environnement, s’il le souhaitaient. Seulement, beaucoup de gens sont attachés à ce mode de transport archaïque qu’est la voiture. Il faudra donc du temps pour faire évoluer les mentalités et transformer le paysage urbain.
J’en convient que les automobilistes seront désavantagés, mais aujourd’hui on met moins de temps à traverser Paris à Vélo / métro / bus qu’en voiture. Les automobilistes (au moins certains) finiront par s’en rendre compte.

Je suis d’accord avec louis et lezard, les deux roues motorisés, scooters en particuliers, sont incontrôlables. Tantôt ils se prennent pour des vélos et roulent sur les pistes cyclables et empiètent les sas à vélo ; tantôt ils se prennent pour des piétons à rouler sur les trottoirs.

Enfin, je ne vois pas en quoi la limitation du trafic automobile intramuros diminue la compétitivité de Paris. Cette limitation ne signifie pas une diminution des échanges et des moyens de transports. Au contraire, ces projets rendent la vie parisienne plus agréable et donne donc de l’attrait à Paris. Le problème parisien pour les entreprises vient plutôt des loyers prohibitifs selon moi.

Merci pour cet article de qualité. Où peut-on trouver le fameux forum citoyen où l’on peut donner ses idées sur le projet ?

Guillaume

bth dit :

Bonsoir,

Le contraste entre la beauté des bords de Seine (eau presque propre au moins en apparence, magnifiques monuments, arbres, échoppes de bouquinistes, piétons qui déambulent,..) et la laideur des voies sur berge est saisissant.

Comment peut on encore accepter qu’un patrimoine de l »humanité soit à ce point maltraité ?

bth

lezard dit :

Louis a oublié que désormais les motos et scooters stationnent également impunément (en se demande pour quelle raison) sur les zones de livraisons en provoquant des embouteillages là où il n’y en avait pas!

louis dit :

de plus si la pollution automobile a été sensiblement réduite c’est en pure perte , tant les motos et scooters ont proliféré et se sont approprié la voirie( trottoirs, couloirs bus et vélos jusqu’au stationnement payant des 4 roues!!! ) GRATUITEMENT .Je crois que la prochaine » vache à lait « est toute désignée.

PierreCO dit :

« Mr Delanoe veut faire partir les entreprises de Paris qu’il n’y s’y prendrait pas mieux et transformer Paris en ville musée pour touristes » Tout à fait d’accord, il y a un vrai problème de compétitivité de la Capitale.

louis dit :

je rejoins l’avis de ‘Bourasset », beaucoup d’agents économiques en terme d’emplois et de productivité vont finir par penser que leur mettre des « bâtons dans les roues’ n’est pas opportun dans un contexte géo-éco pour le moins très tendu…

Bourasset dit :

Encore des millions de dépenser pour gêner les automobilistes car il n’y a que cela qui compte dans la politique de la ville de Paris. Voila ou passe des impôts. Des dépenses permanentes pour un seul but faire fuir les voitures de Paris avec le tram qui n’a fait gagner que quelques secondes versus le bus mais qui a coûté une montagne, des embouteillages monstrueux bd magenta et on veut continuer en modifiant la place de la république et maintenant les voies sur berge. Mr Delanoe veut faire partir les entreprises de Paris qu’il n’y s’y prendrait pas mieux et transformer Paris en ville musée pour touristes !!!

Geo dit :

@ Brissot : On ne peux pas demander à un maire de règler un problème d’ordre mondial (l’utilisation d’énergies très polluantes là ou on pourrait en utiliser d’autres), c’est une problématique à minima nationale, mais plutôt mondiale.

Brissot dit :

Douze ans de Bertrand Delanoe à la gestion de la ville de Paris n’auront servi à rien. Le périphérique pollue toujours aussi fort et provoque toujours autant de morts prématurées.

Nicolas dit :

Je regarde les images et je me dis… elles sont où, les circulations douces ? Les vélos devront-ils circuler avec les voitures dans des voies de largeur réduite (donc propices aux dépassements en mode cowboy, à moins de prendre la file et de se faire maudire par tous… mais comme ce sera bouché en permanence, de toute façon…) Ou devrons-nous nous accomoder d’une « zone de rencontre » saturée de piétons inattentifs (et c’est difficile de leur donner tort)

C’est pas très compliqué d’allouer 4m de large à une piste cyclable à double sens, à cet endroit. C’est pas mal fait entre l’hôtel de ville et le bassin de l’Arsenal, même si c’est très « axial » et que ça manque de connexions. Au lieu d’essayer de réinventer l’eau tiède à chaque aménagement, on pourrait mieux regarder ce qui se fait à Copenhague, sur Søgade par exemple.

Geo dit :

J’ai malheureusement l’obligation d’avoir une voiture (malheureux car ca coute cher) et lorsque j’ai quelques fois dans l’année la nécessité de traverser le centre en voiture, les voies me permettent de faire des trajets en 10 minutes, là ou il m’en faudrait 40 par les boulevards classiques.
donc juste NON MERCI,

avoir des jolis quais, ca serait le top, mais là le projet est le même que depuis 5 ans, on empêche les voitures de circuler, et les gens se débrouillent ensuite, les alternatives sont bâclées, sans même parler d’exemples comme le boulevard sans marcel, ou des millions d’€ ont été dilapidés, pour un résultat négatif (morts, augmentation de la pollution, utilisation des bus en baisse)

Et pour finir, le projet rive droite ne ressemble à rien, soit on met en 100% piéton, soit on laisse tel quel, mais le mix, avec les feus rouges, c’est désastreux, si c’est pour se promener au milieu des bouchons, on peut aussi créer une promenade sur les terres plains du périf.

Soyons donc ambitieux, fermons les voies, avec de vraies alternatives, car se sont toujours les même qui paient (en temps et en argent). Mais bon bientôt il y aura le péage urbain, les pauvres serons définitivement boutés hors de paris, et comme à londres, les roll’s et porsches pourrons rouler tranquillement.

fr dit :

Marion, pour me tenir au courant, j’ai tendance plutôt à suivre le rss des commentaires plutôt que le rss des articles. Selon les réponses aux articles, selon les titres, je les lis ou pas. Du coup, je ne le découvre que maintenant :)

Pierre dit :

En faisant abstraction des opinions des uns et des autres( j’ai cru lire « un allez Bertrand » mais je cherche un peu le rapport avec le blog), je tiens à donner un grand coup de chapeau à l’auteur pour son article très intéressant, construit et instructif J’avais lu pas mal d’articles quand le projet a été dévoilé mais c’était que de la copie de dépêche AFP. Donc merci Marion.
Et sinon, sur l’opinion des usagers de Vélib sur le projet, oui c’est vrai que ça a l’air sympa comme ça. Il faut voir ce que ça donne. Je dois avouer que le réaménagement de pas mal de boulevards lors de la première mandature m’a beaucoup déçu. Cela a été fait n’importe comment( et pas mal de gens à la voirie pensent de même.) Il n’y a qu’à voir le nombre de morts et de blessés que cela a généré.

Marion Admin dit :

Hum, je suis étonnée que le projet des voies sur berge ne vous fasse pas plus réagir, je dois dire que je m’attendais à une foule de commentaires…

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