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Emprunter les aménagements cyclables, une obligation ou une possibilité offerte aux cyclistes ?
vendredi 9 avril

Emprunter les aménagements cyclables, une obligation ou une possibilité offerte aux cyclistes ?

Marion
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 Vous êtes-vous déjà demandé si, en présence d’une piste cyclable, l’emprunter plutôt que la chaussée était obligatoire ou facultatif ?

Nous sommes nombreux, moi la première, à ignorer qu’il existe une distinction entre les aménagements cyclables obligatoires et facultatifs pour les cyclistes. Certains conducteurs reprochent alors aux vélos de ne pas circuler dans les aménagements cyclables alors qu’ils sont souvent dans leur bon droit…

Tristan Campardon, chargé de la division vélo à la Mairie, c’est-à-dire le monsieur vélo de la Ville de Paris, nous éclaire.

Aménagement obligatoire ou facultatif ?

« De manière générale en milieu urbain, la cohabitation entre les vélos et les autres usagers participe à la modération de vitesse avec un impact positif général en matière de sécurité de déplacements » souligne Tristan Campardon. Les aménagements cyclables sont créés pour le confort et la sécurité des cyclistes et pour favoriser le partage de l’espace public entre les piétons, automobilistes et deux-roues : les pistes et voies cyclables ou encore les espaces réservés vélos devant les voitures aux feux tricolores.

« Un bon nombre d’utilisateurs de la voirie, notamment les automobilistes, ignorent qu’il existe une distinction précise du code de la route entre les aménagements cyclables obligatoires et facultatifs » explique le Monsieur vélo de Paris. « A l’arrivée, les cyclistes sont souvent « pris à partie » quand ils circulent sur la chaussée en présence d’un aménagement cyclable alors qu’ils sont dans leur bon droit » déplore-t-il. Ce n’est pas parce que d’autres utilisateurs de la voirie n’ont pas le droit de les emprunter ou d’y stationner que les cyclistes sont obligés d’y circuler…

Pourquoi un grand nombre aménagements cyclables sont facultatifs ?

Le Code de la route n’impose plus depuis le décret du 14 septembre 1998 l’obligation aux vélos d’emprunter les aménagements cyclables. L’article R 431-9 du code de la route prévoit en effet que « l’obligation d’emprunter les bandes ou pistes cyclables est instituée par l’autorité investie du pouvoir de police après avis du préfet ». « Ce principe simplifie et sécurise certains mouvements de cyclistes tout en les protégeant réglementairement » explique Tristan Campardon qui donne plusieurs exemples.

  • Un cycliste peut emprunter la chaussée (là où les voitures circulent) plutôt qu’une piste ou bande cyclable lorsque l’aménagement cyclable est impraticable en raisons de stationnements abusifs, chantiers, revêtement dégradé, présence temporaire d’un marché, forte fréquentation de piétons, etc.
  • Un cycliste circulant dans une rue à double sens de circulation n’est pas obligé d’emprunter la piste cyclable bi-directionnelle contiguë qui l’obligerait à traverser les deux voies de circulation automobile pour rejoindre le trottoir d’en face. Il est en effet bien plus logique et sécurisant de circuler sur la chaussée opposée pour un court trajet permettant de rallier les commerces d’en face…
  • De même, un cycliste qui veut effectuer un tourner à gauche direct peut quitter l’aménagement cyclable avant l’intersection, et s’insérer dans la circulation plutôt que d’emprunter le cheminement cyclable.
  • Les cyclistes rapides (cyclistes utilitaires chevronnés, sportifs et cyclotouristes) peuvent préférer emprunter la chaussée plutôt qu’une piste cyclable pour des raisons de confort par exemple quand les nombreux abaissements de trottoirs liées à des portes cochères créent trop de ressauts ou parce que les pertes de priorités peuvent être fréquentes en intersections.

Savoir faire la différence…

En dehors d’un « contexte urbain dense comme à Paris, il est bien entendu que sur des voiries existantes ayant un caractère routier affirmé (2×2 voies large avec vitesses constatées élevées), le caractère obligatoire de l’aménagement peut s’appliquer » ajoute Tristan Campardon. On les reconnaît alors à ce panneau rond ci-contre dit B22. Certaines voies cyclables sont aussi « physiquement » et par essence obligatoires comme les pistes séparées physiquement de la chaussée ou les bandes en contresens cyclables reconnaissables à leur marquage continu au sol.

Les aménagements signalées le panneau carré dit C113 sont eux facultatifs. Ils ne sont pas obligatoires pour, dans un certains nombre de situations ponctuelles, ne pas obliger réglementairement les cyclistes à effectuer une manœuvre plus compliquée et périlleuse.

Un automobiliste ou deux-roues motorisé qui pesterait contre vous parce que vous n’êtes pas dans la piste cyclable est dans l’erreur. Pour autant, les aménagements cyclables sont conçus pour faciliter la vie des cyclistes et nous vous conseillons de les utiliser aussi souvent que possible.

Attention précise Tristan Campardon, un certain nombre d’aménagements dans Paris sont indiqués comme obligatoires alors qu’ils devraient être facultatifs. Un travail progressif de nettoyage de ces « erreurs » est actuellement en cours.

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Les derniers commentaires

VELOTAFETTE dit :

Il faudrait saquer les deux roues motorisés pour qu’ils cessent de s’approprier nos voies : le comble étant le bon gros beauf idiot qui surgit et râle dans votre dos parce que vous n’allez pas assez vite…. Ou l’abruti qui vous rattrape (dans votre piste cyclable) pour vous faire une leçon de morale en vous indiquant que « vous vous croyez tout permis, vous grillez les feux » alors que le petit panneau triangulaire vous y autorise…et que lui n’a rien à faire là (d’ailleurs, vous lui faites remarquer mais il fait un déni et s’englue dans sa bêtise crasse). Sans parler de tous ceux agglutinés au feu rouge et qui vous empêchent, justement, de profiter de la facilité offerte aux VELOS de passer au rouge. J’oublie les taxis qui ont la flemme de se garer sur leurs emplacements réservés, qui les laissent donc libres et squattent la piste cyclable sur 50 m de long (cf angle Boulevard Malesherbes/boulevard Haussmann, en arrivant à St Augustin depuis la Madeleine, ils y sont entassés comme des boeufs).
C’est tout cela, la stupidité, la mauvaise foi et la beauferie, qui est insupportable. Je sais que les flics sont débordés, mais ils sont totalement absents et les deux-roues en profitent totalement.

VELOTAFETTE dit :

Il faudrait saquer les deux roues motorisés pour qu’ils cessent de s’approprier nos voies : le comble étant le bon gros beauf idiot qui surgit et râle dans votre dos parce que vous n’allez pas assez vite…. Ou l’abruti qui vous rattrape (dans votre piste cyclable) pour vous faire une leçon de morale en vous indiquant que « vous vous croyez tout permis, vous grillez les feux » alors que le petit panneau triangulaire vous y autorise…et que lui n’a rien à faire là (d’ailleurs, vous lui faites remarquer mais il fait un déni et s’englue dans sa bêtise crasse). Sans parler de tous ceux agglutinés au feu rouge et qui vous empêchent, justement, de profiter de la facilité offerte aux piétons de passer au rouge. J’oublie les taxis qui ont la flemme de se garer sur leurs emplacements réservés, qui les laissent donc libres et squattent la piste cyclable sur 50 m de long (cf angle Boulevard Malesherbes/boulevard Haussmann, en arrivant à St Augustin depuis la Madeleine, ils y sont entassés comme des boeufs).
C’est tout cela, la stupidité, la mauvaise foi et la beauferie, qui est insupportable. Je sais que les flics sont débordés, mais ils sont totalement absents et les deux-roues en profitent totalement.

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