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Le Vélib’ fait-il école à l’étranger ?
vendredi 6 mars

Le Vélib’ fait-il école à l’étranger ?

Gildas
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2009 débute sur les chapeaux de roues avec déjà deux délégations étrangères qui sont venues respectivement de San Francisco et de Londres pour observer de plus près le Vélib’. Combattre la vision de certains médias étrangers de l’arrogance française ou parisienne, contribuer à  valoriser auprès des touristes la destination « Paris », comme favoriser la coopération internationale entre les villes oblige aussi à quelques obligations. J’ai donc eu envie de faire, pour vous, le compte : qui donc vient visiter le Vélib’ et pourquoi ?

En tout, plus de 30 délégations étrangères sont venues à Paris en 2008 observer notamment le système Vélib’. La liste des représentants de pays ayant fait le déplacement pour enfourcher un Vélib’ nous fait faire un tel tour du monde qu’on en aurait le tournis : Mexique, Japon, Luxembourg, Irlande, Brésil, Canada, Inde, États-Unis, Australie, Taïwan, Colombie, Corée, Chine, Argentine, Pologne, Danemark, Belgique, Indonésie, Angleterre, Chili… rien qu’en 2008. Des systèmes plus ou moins inspirés du Vélib pourraient ainsi voir le jour  à BrisbaneWashington, Séoul (Corée), Varsovie (Pologne), Copenhague et Randers (Danemark), Kyoto (Japon), Santos, Sao Vicente, Sao Paolo et Rio (Brésil), Bruxelles et Anvers (Belgiqu (Australie), e)…

Bien sûr, à y regarder de plus près, il s’agit parfois de délégations de journalistes étrangers en reportage et si nous avons beaucoup à apprendre des autres pays dans de nombreux domaines nous devons nous aussi nous rendre disponibles pour le rayonnement de Paris, tant au point de vue économique, afin d’attirer des investissements, que du point de vue touristique.. Mais la plupart des délégations viennent assister à des présentations du système et de son fonctionnement au quotidien. Et, en plus des délégations, les demandes d’information et les conférences effectuées à l’étranger sont nombreuses… Parlementaires, représentants des ministères et secrétariats d’Etat concernés, des sociétés ou associations en charge des infrastructures de transports des pays, équipes municipales et leurs partenaires, associations diverses, consultants, tous s’intéressent au Vélib… Pourquoi ?

Le premier élément de réponse est donné par Gavin Newsom, le Maire de San Francisco en visite en janvier 2009 : le succès du Vélib a été médiatisé dans le monde entier. On sent bien que parler de l’expérience parisienne permet de vaincre certaines réticences… Gavin Newsom a d’ailleurs profité de sa visite pour annoncer qu’un système similaire à celui du Vélib serait lancé en 2009 à San Francisco. Il me semble surtout quele Vélib’ à Paris est la première expérience menée à cette échelle, ce qui attire particulièrement l’œil de nos voisins étrangers. Des délégations londoniennes sont déjà venues par trois fois à Paris pour discuter  du projet vélib’ et de celui imaginé pour la capitale britannique. Mick Hickford directeur du projet « Cycle Hire Scheme » le dit bien dans son interview vidéo : l’expérience parisienne en matière de dimensionnement des stations, nombres de vélos mis à disposition a beaucoup appris aux autres villes étrangères. Bien sûr, selon les spécificités des villes, les choix politiques et esthétiques (San Francisco pencherait pour un orange comme le célèbre Golden Gate Bridge), le système adopté ne sera pas une réplique du Vélib’.

En même temps, aujourd’hui le Vélib sans Paris et Paris sans Vélib’, vous serait-il imaginable ?

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Les derniers commentaires

olivier dit :

Hi guys!

J’ai trouvé l’adresse mail de Gavin Newsom, le maire de Frisco, en goguette contemplative vélib à Paris. Et si on lui envoyait un raccourci vers le blog où on parle des problèmes techniques et du traitement commercial des usagers par Decaux?
Qui vote pour?

[…] à New-York. Parmi les modèles, le Vélib’ bien sûr… Ce n’est pas pour rien que Gildas posait la question d’une contagion Vélib’. Les autres exemples étudiés sont le Bicing de Barcelone, le SmartBike de Washington, le Bixi de […]

benf dit :

Oui, ils n’ont rien compris à Londres, c’est bien dommage.

Geo dit :

Hum, première demi heure payante à londres, c’est le genre de petit désagrément qui pourra nuire fortement au succès de l’implantation à londres. en tout cas si c’était le cas à paris, le succès aurait pas du tout été le même.
pour san francisco, bon courage pour les mollets !!

martin.galle. dit :

Bravo Gildas !

C’est très interressant de voir les coulisses et c’est vrai que la tête dans le guidon, nous on s’imagine pas ce travail de fond mené par la mairie de Paris. Certains ne pensent vélib’ que par les petits dysfonctionnements qu’ils peuvent connaître parfois au quotidien mais là on comprend bien aussi que Vélib’ participe à l’image de Paris tant au niveau du tourisme que d’essayer d’attirer des investisseurs à Paris… Provoquer des nuités d’hôtel à Paris, attirer des investisseurs c’est aussi bon pour l’emploi et l’on constate que cela aussi c’est important… en temps de crise ! Quant à la réputation de l’arrogance parisienne ou française…ça doit pas être facile à combattre 🙂 bon courage à vous !

Site Officiel Vélib
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