<< Experimentation

Bike Share Philadelphia
vendredi 13 février

Bike Share Philadelphia

Marion
5Je partage

Bike Share Philadelphia est un réseau d’associations et d’individus qui militent pour qu’un système de vélos en libre service comme notre cher Vélib’ soit mis en place dans leur ville. Pour tout savoir de leur projet et comment le soutenir, interview de deux responsables du mouvement, Russell Meddin et Brittany Bonnette  qui ont gentiment répondu à mes questions.

Quand a germé l’idée de mettre en place un système de vélos en libre service à Philadelphie ?
Brittany B.
: Il y a deux ans, j’ai étudié un an à Lyon et j’avais la chance d’utiliser le Vélo’v tous les jours. Quand je suis revenue à Philadelphie, je me suis dit, il nous faut un système de vélos en libre service. La facilité de transport, le bénéfice de l’activité physique pour la santé, la réduction de la pollution, toutes ces raisons m’ont fait dire que Philadelphie avait besoin d’un système équivalent. L’autre raison, plus égoïste, est que les Vélo’v me manquaient !
Russell M. : L’idée est en effet venu de Lyon, nous avions déjà commencé à travailler à développer ce programme quand le Vélib’ a été lancé à Paris. En Mars 2008 j’ai testé le Vélib et j’ai trouvé que c’était un moyen formidable de se balader dans Paris. Je pouvais aller aussi vite qu’en métro, plus vite qu’en bus et c’est beaucoup moins cher qu’un taxi ! Le Vélib est pratique, confortable et facile à utiliser.

bixi-bike-share-philadelphie.jpgQuelles sont les raisons qui vous motivent pour militer en faveur d’un programme de vélos en libre service à Philadelphie ?

Russell M. : Nous croyons qu’un programme d’usage publique du vélo (Public Use Bicycle Program ou PUB) à Philadelphie offrira aux citoyens une nouvelle forme de transports publics, une manière plus verte de naviguer dans nos rues. Prendre un vélo plutôt que sa voiture permet de réduire le trafic automobile et ainsi de diminuer la pollution. Par ailleurs, un tel système encouragerait les citoyens à pratiquer une activité physique dans une ville où l’obésité est un problème. Et plus il y a de cyclistes, plus les rues sont sûres pour tous les cyclistes. Les gens prendront conscience que les rues doivent être partagées entre les automobilistes, les cyclistes et les piétons. Nous espérons que ce système encouragera les gens à pratiquer le vélo.
Brittany B. : Comme Russell, je crois que les vélos en libre service sont le prochain « big thing » des transports publics. Gilles Vesco (Vice-président de la communauté urbaine Grand Lyon en charge des nouvelles mobilités urbaines) l’a dit, les vélos en libre service, très vite, sont devenus un nouveau moyen de transport. Les Vélo’v à Lyon, les Bixi à Montréal, les Vélib à Paris, les Bicing à Barcelone, permettent aux citoyens de choisir parmi tout un réseau d’options de transports. C’est magnifique, cette idée de donner le contrôle à l’utilisateur. Et surtout, comme Russell a dit, on crée une ville, une rue, un quartier plus sensible aux piétons, aux cyclistes, à la vie urbaine, et pas à la vie motorisée.

Comment imaginez-vous le système qui pourrait être déployé à Philadelphie et quand espérez-vous que ce système verra le jour ?
test-15-janvier.jpg

Russell M. : Nous avons réalisé deux démonstrations publiques. En septembre 2008, 20 vélos classiques avec un rétropédalage pour freiner ont été mis à disposition du public toute une journée dans deux stations temporaires. Trois personnes à chaque station assuraient les prêts et retours des vélos mis gratuitement à disposition des personnes intéressées pendant une heure. En janvier, nous avons renouvelé l’expérience avec trois vélos Bixi (ceux utilisés à Montréal) et une station automatisée placée devant la librairie de l’université de Pennsylvanie le 15 janvier et devant l’Académie des sciences naturelles le lendemain. Les Bixi pouvaient être utilisés gratuitement jusqu’à une heure. Même si les stations étaient automatisées, nous étions là pour accompagner l’expérience. Ces stations sont alimentées à l’énergie solaire et les bornes communiquent en Wifi avec les vélos et le serveur central du système. La station peut donc être déplacée facilement puisqu’elle n’est pas reliée au réseau mais fonctionne en autonomie.

Nous ne savons pas encore quelle forme prendra le système à Philadelphie, avec une entreprise comme JCDecaux ou d’une autre manière. Britanny réalise actuellement une étude de faisabilité. Ce que nous voudrions c’est que les stations ne soient pas éloignées de plus de 300 mètres. Si toutes les étoiles sont alignées, nous pourrions avoir un système en place pour l’été 2010 peut-être un peu avant, avec votre aide…

Justement, comment pouvons-nous vous aider ?
Russell M. : Nous utilisons toutes les méthodes possibles pour faire passer nos idées au public  -journaux, radio, télévision, blogs- et nous discutons sans relâche avec la Ville de Philadelphie pour avancer sur ce projet et le concrétiser. Si vous voulez nous aider « Take action » ! Cette rubrique de notre site permet à tout le monde d’écrire au maire de Philadelphie, Michael Nutter, pour lui demander de mettre en place un système de vélos en libre service dans la ville. Si vous lui écrivez, de préférence en anglais mais pas obligatoirement, pour lui dire comment Vélib a changé et amélioré votre vie, ce serait formidable pour nous !
Brittany B. : Comme Russell l’a dit, c’est très important pour notre maire et notre conseil municipal d’entendre la voix des citoyens et des personnes passionnées des vélos en libre service, alors, « Take Action » !

Merci à Brittany (dont le français est excellent) et à Russell (qui se débrouille remarquablement bien) pour leurs réponses. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à vous balader sur le site du projet Bike Share Philadelphia et à les soutenir grâce au formulaire Take action. Russell tient également un blog sur tous les systèmes de vélos en libre service dans le monde, y compris le Vélib’…

Photos @ Bike  Share Philadelphia

Laisser un commentaire

Les derniers commentaires

Elisabeth dit :

En réponse de Thomas, j’ai trouvé une façon de remplir la formulaire. Même si vous n’avez pas une addresse americaine vous pouvez le faire. Où il dit address, mettez « City Hall », pour city mettez ‘Philadelphia » pour state mettez « Pennsylvania » et pour zip code mettez « 19107 ». Je sais que ça marchera donc s’il vous plait, faites-le pour les vélos à Philadelphie!

Marion dit :

Bonjour Brittany ! Je vous avais bien dit que son français était excellent !
Merci à vous, c’était très intéressant et vous n’avez pas ménagé votre peine pour m’aider à écrire ce post…
A bientôt 😉

Brittany dit :

Merci a tous, et surtout a Marion!!
Allez-y- envoyez un mail directement a bikeshare@phila.gov, c’est le maire qui les recoit!!

Marion dit :

Bonjour Thomas, en effet c’est un problème… Peut-être en envoyant un mail directement à bikeshare@phila.gov, l’adresse donnée dans l’exemple sur la page ? Je vais me renseigner auprès de Russell et Brittany…

Thomas dit :

C est sympa de nous proposer de remplir ce formulaire, mais le probleme c est qu il faut une adresse americaine que je n ai pas malheureusement…
En tout cas, bon courage pour votre developpement du velo libre-service a Philadelphie

Site Officiel Vélib
X

Articles à la une

Voir tous les articles...