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Début d’une grande campagne de formation à la circulation vélo en ville
jeudi 4 décembre

Début d’une grande campagne de formation à la circulation vélo en ville

Marion
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A l’automne 2007, la Mairie de Paris avait soutenu une première campagne de formation pour ceux désirant se remettre en selle. Quand le vélo est un souvenir d’enfance ou un loisir de vacances sur les petites routes peu fréquentées, la perspective de s’élancer sur un Vélib’ dans la circulation parisienne peut inquiéter certains d’entre nous. A partir de samedi, une nouvelle campagne de cours démarre : tous les premiers samedis du mois, remettez vous en selle ! Didier Couval, chargé de mission vélos-rollers à la Ville de Paris lors de l’élaboration de ce projet, nous explique cette campagne et ses objectifs.

A qui sont destinés ces cours de vélos « remise en selle » ?

Didier Couval : Ces cours ne s’adressent pas aux personnes qui ne savent pas faire du vélo mais à ceux qui estiment manquer d’assurance quand il s’agit de rouler à vélo en ville. Ils sont ouverts à tous notamment pour répondre aux attentes des utilisateurs occasionnels du Vélib’. Ces cours se déroulant durant une matinée complète (3 heures 30) et assurés par des associations partenaires sont à la fois théoriques et pratiques. Après un rappel des règles du code de la route, le petit groupe d’une quinzaine de personnes environ est mis en situation réelle au fil d’une balade dans Paris. Comme pour le permis de conduire, on associe la formation théorique et sa mise en pratique accompagnée par un cycliste expérimenté.

Pourquoi la Mairie de Paris a-t-elle décidé de financer cette campagne de formation ?

Didier Couval : Pour Annick Lepetit, Adjointe au Maire de Paris chargée des Déplacements, qui a porté ce projet pour la Ville de Paris, l’objectif est d’aider les cyclistes à prendre conscience de toutes les situations où ils peuvent être en danger pour mieux les anticiper et pour apprendre à les gérer. On peut se trouver dans une situation périlleuse en raison de son comportement en tant que cycliste ou à cause des risques générés par les autres. Il s’agit donc d’analyser sa conduite et ses réactions parfois maladroites et de mettre en pratique les recommandations de sécurité que la Ville décline dans ses dépliants dédiés. La balade est une expérience concrète de la réalité de la circulation à l’échelle d’une ville comme Paris. J’ai souvent vu des cyclistes qui, arrivant place de la Bastille, paniquent et montent sur les trottoirs ou des touristes remontant la rue de Rivoli au milieu des piétons…

Quels sont les changements par rapport à la campagne de 2007 ?

Didier Couval : En 2007, les cours de vélo ont été proposés à la fin de l’automne sur une période courte de quelques semaines et ont bénéficié à 75 personnes particulièrement motivées. Nous nous sommes rendu compte que les gens, quoique intéressés, n’avaient pas toujours eu le temps de prendre connaissance de cette possibilité et de s’inscrire en fonction de leurs disponibilités. Pour cette campagne, il a donc été décidé de proposer un rendez-vous mensuel régulier, tous les premiers samedis du mois. Au total, 350 personnes pourraient ainsi profiter de cette série de séances de « remise en selle ». Les personnes intéressées ont ainsi une plus grande liberté pour s’inscrire sur le créneau qui leur convient le mieux.

En pratique, que faut-il savoir ?

Didier Couval : Les premiers cours seront proposés dès ce samedi 6 décembre et tous les premiers samedi du mois et ce, au moins jusqu’en octobre 2009. Comme en 2007, ce sont les associations partenaires, Cyclo-Pouce (19e) et Voiture & co Bougez fûté (13e) qui assurent les formations théoriques et pratiques, fortes de leur expérience en matière de cours de vélos et de balades urbaines à vélo. L’inscription est obligatoire et le nombre de places limitées pour assurer un bon déroulement de la formation. Pour éviter les inscriptions fantaisistes et pour couvrir les frais d’assurance, une participation symbolique de 2,50 euros vous sera demandée.

Pour le 13e arrondissement, contactez l’association Voiture& co Bougez fûté : 66, boulevard Vincent Auriol, 75013 Paris. Tél.: 01 45 82 14 25
Pour le 19e arrondissement, l’association Cyclo-Pouce : 38 bis, quai de la marne 75019 Paris. Tél.: 01 42 41 76 98

Si vous y participez, contactez-nous aussi pour nous donner vos impressions ! Personnellement, j’avais rencontré en février Jeanne, qui participait à une balade urbaine de perfectionnement avec l’association Cyclo-Pouce et je dois dire que ses retours étaient excellents…

Bonne remise en selle à tous !

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Les derniers commentaires

Pedro dit :

Intéressant comme article,j’ignorais la plupart des choses.

[…] mission vélos-rollers à la Ville de Paris ayant travaillé à l’élaboration de ce projet, nous avait expliqué les objectifs de cette campagne : aider les cyclistes à identifier et anticiper toutes les situations potentiellement dangereuses […]

tom4 dit :

Bonjour

Marion : effectivement, je viens de regarder l’emission « 66 minutes » de M6 sur le velib, et le « cours de velo en ville » avait l’air pas mal, il apprend surtout à anticiper pour ne pas se retrouver bloqué/coincé et devoir improviser au dernier moment.
J’avais mis il y a quelques mois sur youtube une video embarquée d’un trajet de quelques km, ça peut servir, il y a quelques moments où l’anticipation évite des soucis

tom4

sarah lemelle dit :

Quand j’écris « bobos » c’est avec beaucoup d’affection et ce n’est pas du tout une critique.
Il me semble que si la mairie de Paris organise des cours c’est bien parce qu’une nouvelle catégorie de cyclistes se lancent dans les rue de notre belle capitale. Et sauf erreur de ma part, ces parisiens nouveaux amoureux du vélib, font plutôt partie de la catégorie CSP +.
Mais écrire bobos est + joli, non ?!
:)))

Volna dit :

Merci pour ces présions Marion 😉
Il est vrai que trouver sa place dans un rond-point tel Bastille en vélo, à moins de prendre la première à droite, peut s’avérer compliqué quelques soit son niveau de sensibilisation!
Bien que souvent à Paris, j’habite à Marseille (où il y aussi des vélibs), et une amie marseillaise (qui sait donc très bien ce qu’est la circulation d’une grande ville) se disait « traumatisée » par son expérience du vélib à Paris lol (de là à y voir la prétendue exagération marseillaise hein bon… ^^), donc il est possible après tout que ça répondre à une certaine demande, alors pourquoi pas 😉

Marion dit :

Bonjour à tous,
Sarah, en effet la campagne débute en décembre mais se prolonge au moins jusqu’en octobre 2009, les plus frileux pourront attendre les beaux jours… dans la limite des places disponibles bien sûr.
Tom4, en effet traverser la place de la bastille demande de l’assurance mais ces cours ne s’adressent pas à des débutants mais plutôt à des personnes peu habituées à la conduite en ville. Lorsque j’avais rencontré Jeanne l’année dernière, j’avais discuté avec un responsable de l’association Cyclo-Pouce et je crois me souvenir que pour la place de la Bastille, ils donnaient également des conseils pour trouver un autre chemin ou une solution alternative, le but étant d’éviter de se mettre en danger parce que l’on panique.
Volna, en effet, s’inscrire à un cours est une démarche volontaire. Les participants seront donc sensibles à ces questions sans toutefois se sentir suffisamment sensibilisés au comportement à adopter. Comme vous, j’espère que cette opération participera à améliorer la cohabitation.

A bientôt
Marion

Volna dit :

@ sarah lemelle, je me permets un petit aparté hors-sujet sur ta contrinution dont je m’excuse par avance, mais pourquoi traiter tous ces gens de « bobos » (les connais tu personnellement ?). A vrai dire (ne le prends pas forcément personnellement), le mot m’agace car il semble n’être souvent qu’une façon de se donner raison sans argumenter (par exemple, on ne connait pas les tiens contre cette campagne ;-), voir dans certains cas n’être utilisé de façon presque jouissive (dans une phrase sur deux dans ton cas) qu’à des fins de pur et simple mépris avec des airs faussement condescendants (le bobo, ce brave benêt dont les préoccupations sont déconnectées de celles des honnêtes gens, dont on fait bien sûr partie de manière auto-décrétée, sans jamais aucune justification quant à cette distribution des rôles). Quant au fond, le mot ne veut en définitive rien dire (du moins est assez vague pour coller à toute situation). Voilà excusez moi pour cette parenthèse qui n’est en rien une attaque personnelle, mais ce mot est employé depuis toujours pour dénigrer du cycliste, et m’atteint simplement à ce titre (quoique cycliste depuis bien avant les vélibs, cela m’épargne un peu, ouf, mais un peu seulement), je déplore juste qu’à l’ère des vélibs, on ne parvienne toujours pas à considérer le vélo comme un moyen de transport, ni plis ni moins, et sans lui coller 36 étiquettes qui finissent par être parfois lourdes à porter. Fin du HS, désolée, revenons à nos moutons!

L’initiative de cette campagne, je n’en pense rien du tout, tout dépend de comment elle est menée. Ne serait-ce que si elle prend la peine de sensibiliser sur l’angle mort des poids-lourds (cause principale de la mortalité cycliste parisienne, comme la plupart l’ignore) ça ne sera peut-être pas du temps perdu pour tout le monde, va savoir. Cependant les gens qui prennent le temps de se rendre à ce genre d’opérations doivent à priori faire partir d’un public déjà sensibilisé, enfin bon je me dis aussi qu’on ne peut pas d’un côté à se plaindre sans arrêt des comportements de tous ces novices à vélib comme s’ils étaient responsables de tous les maux de la cohabitation, et de l’autre fustiger les initiatives, bonnes ou mauvaises, de sensibilisation ou d’éducation urbaine …

tom4 dit :

bonjour

si je peux me permettre, entre « etre à l’aise en velo/lib » et « traverser la place de la bastille, concorde ou etoile », il y a quand même une légere marge de progression.
si on etait dans un jeux vidéo, ca serait comme entre le niveau 2 et le niveau 15.
le probleme, c’est que nous ne sommes pas dans un jeux vidéo.
Pour les situations dangereuse, ma (longue) expérience du vélo en ville m’a appris qu’il y avait 1 regle de base à connaitre, appliquer, maitriser:
un velo + son cycliste = environ 90 kg (moyenne)
une voiture, bus, camion = minimum 1 tonnes.
une fois cette règle de base assimilée, je pense que le reste vient tout seul

tom4, velib freerider

sarah lemelle dit :

On en rêvait, la mairie de Paris l’a fait : des cours de vélib !
Ou comment éviter que les bobos parisiens ne perdent des jambes, lancés sans expérience sur les routes de notre belle capitale.
Mon esprit chafouin s’étonne néanmoins que la mairie de Paris choisisse le mois de décembre (5 degrés dehors aux heures les plus chaudes) pour lancer cette excellente initiative.
Il me semblait que les vols de bobos en vélib se faisaient plutôt au printemps ?
Bon moi je dis ça, je dis rien.

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