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Vélib’ et exposition à la pollution
mardi 26 août

Vélib’ et exposition à la pollution

Marion
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Alors que la rentrée approche à grands pas, on prend de bonnes résolutions. Nous sommes nombreux à nous promettre régulièrement que cette année, c’est décidé, on fera plus d’exercice physique. Parmi les miennes : faire plus de Vélib’ et remplacer plus souvent le métro ou la voiture par une monture argentée. Au premier coup de flemme, j’ai toujours de bonnes excuses… Je dois aujourd’hui en rayer une de ma liste : contrairement à ce que l’on pense, quand on fait du vélo à Paris, on ne s’expose pas plus aux polluants !

Etudes

A la demande de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail), Airparif a mené en 2007 une étude exploratoire avec 150 franciliens volontaires dont 37% habitaient Paris, 34% en petite couronne et 29% en grande couronne. Les volontaires portaient des colliers équipés d’échantillonneurs pour mesurer notamment l’exposition au dioxyde d’azote et au benzène, caractéristiques du trafic routier. Les volontaires ont été répartis en 4 catégories selon leurs modes de déplacements : piétons et cyclistes, automobilistes, usagers des transports en commun et sédentaires. Les résultats obtenus ne sont pas uniquement représentatifs du mode de transport puisque les colliers étaient portés pendant 12h.

Moins de benzène à Vélib’ !

Les automobilistes sont plus exposés au benzène, un polluant cancérogène, que les cyclistes et piétons : 4 micro grammes par mètre cube contre 2,4 le 13 février 2007 et 3,2 contre 2,5 le 12 juin. Du côté du dioxyde d’azote les résultats doivent être affinés car les niveaux observés sont plus faibles pour les automobilistes que pour tous les autres groupes alors que ce polluant est lié au trafic routier. Une des hypothèses avancées est que les automobilistes de l’échantillon se sont plutôt déplacés en banlieue où les niveaux de dioxyde sont plus faibles qu’au cœur de l’agglomération.

Au dessus du pot

A vélo, l’air respiré est inhalé bien au dessus du niveau des pots d’échappements alors que la ventilation d’une voiture aspire l’air à proximité du pot d’échappement de la voiture précédente. Le filtre de ventilation des voitures n’arrête pas tous les polluants, qui s’accumulent alors dans l’habitacle. Certes, l’effort physique fourni par le cycliste exige qu’il inhale plus d’air mais celui-ci est moins concentré en polluants. On devrait en savoir un peu plus dès 2009, Airparif ayant lancé une nouvelle campagne de mesure au mois de juin 2008. L’étude se concentrera sur les oxydes d’azote et les particules PM10, liées au trafic routier et néfastes pour la santé. Un tricycle et une voiture vont mesurer en continu la qualité de l’air pour les cyclistes sur une trentaine de parcours. L’un des objectifs est d’étudier l’influence des voies cyclables selon leur configuration.

Une affaire à suivre et une excuse de moins pour moi pour ne pas prendre systématiquement le Vélib’.

Pour aller plus loin : les résultats de 2007 et l’annonce de la nouvelle étude sur le site d’Airparif

crédit photo © chantal cecchetti – Fotolia.com

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Les derniers commentaires

Julie dit :

Bonjour,

A vélo, on respire des produits toxiques en plein effort physique et cela est mauvais pour la santé.
Je le garde à l’esprit et je prends un Velib car je prefere, quitte à m’empoisonner un peu. D’ailleurs j’ai maintenant un masque à particule, discret et qui arrete certaines particules nocives.

Mais ne nions pas qu’à vélo, on respire des produits toxiques en plein effort physique et cela est mauvais pour la santé!!
Les automobilistes respirent davantage de polluants dans leur auto, et cela est mauvais pour eux. Et indépendamment, cela maintient le fait qu’à vélo on en respire aussi, et c’est nocif.

Soyons objectifs et tolérons que la pollution puisse être un frein à l’utilisation de vélo dans Paris.

jehan dit :

Bonjour,

Travaillant à la pépinière de Paris je confirme l’intérêt de dizaines, voire centaines, de personnes pour bénéficier d’une station de Vélib à proximité.

Jehan

A propos de la photo d’Ivry, ma société vient de prendre place dans la nouvelle pépinière Paris Innovation Massenna en face de la décheterie mais côté Paris du Periph.

La premiere station VLib, (Station n° 13050) près des quai est à 7 minutes à pieds et la plupart du temps elle est tjrs pleine.

J’ai donc 2 suggestions à formuler :

A) Ouvrir une station Vlib près de la pépinnière
B) Vider régulièrement la Station 13050. Y a marqué Station allégée ? Cela veut il dire que JC Decaux n’y passe jamais ?

Jean-Pierre Vallier dit :

Il me semble que parmi les moments où les cyclistes sont le plus exposés à la respiration de gaz polluants très concentrés, il y a les démarrages lorsque le feu passe au vert, et qu’il se trouve coincé derrière les scooters (gros producteurs de gaz brulés et souvent mal brulés) installés partout au 1ere plan sur toute la largeur de la voie et y compris sur et devant la piste cyclable. Par expérience la quantité inhalée est nettement inférieure lorsque – par chance – le cycliste est placé un peu devant les scooters. Ainsi si l’on réfléchit à des aménagements ou des dispositifs pouvant limiter ce problème, on pourrait imaginer – en plus de réaffirmer la destination de la voie réservée aux vélos – de réserver un espace vélo « en 1ère ligne » sans scooter …

Mikokola dit :

J’aimerai que l’on m’explique comment bruler des déchets (donc hydrocarbures + végétaux +…) ne produit que de la vapeur. Je ne pense pas que la déchetterie absorbe TOUT le carbone émis ( Monoxyde et Dioxyde), et je ne parle même pas des autres gaz…

Marion dit :

Bonjour Hervé, en effet la fumée de la déchetterie d’Ivry n’est pas une source de pollution, vous avez raison de le préciser. Nous avons choisi cette photo car elle représente bien un paysage urbain et gris. A bientôt. Marion.

Hervé dit :

J’aimerai préciser que la « fumée » crachée par la cheminée de la déchetterie d’Ivry n’est rien d’autre que de la vapeur qui n’est en rien une source de pollution !!!

Il est dommage que de nombreuses photos de ces cheminées crachant de la vapeur induisent en erreur les lecteurs.

Je n’habite pas loin et je ne m’en plains pas.

Merci de changer de photo et de mettre par exemple une raffinerie.

Geo dit :

La seule donnée importante est l’augmentation du risque lié au fait de faire un effort dans un lieu pollué. Contrairement à ce qui est écrit – l’important n’est pas seulement que « l’effort physique fourni par le cycliste exige qu’il inhale plus d’air », car même si s’est un caractère très important en sous considéré à priori dans l’étude vu la formulation des résultats (en effet on remarque vite que notre respiration peut doubler voir tripler de fréquence lors d’un effort physique, hors les taux de pollution auxquels sont exposés les cyclistes ne sont pas 3 fois moindre) – mais surtout que lors d’un effort physique, la vascularisation des muqueuses respiratoires, les bronches, augmentent considérablement, et cette vascularisation entraîne une plus grande perméabilité aux agents externes, polluants, irritants, toxiques, et bien sur à l’O2 car s’est le but initial.

Site Officiel Vélib
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